C’est le dernier jour l’année pour faire des bilans. Voici la liste de applications qui m’accompagnent au quotidien:
- Facebook
- HootSuite, mon client Twitter et premier outil de veille donc
- TalkBox (Talkie Walkie et messagerie instantanée)
- Skype
- Spotify (au fait c’est une appli iPhone, hey Spotify à quand l’appli iPad?)
- ePresse (kiosque numérique, on s’en reparle très vite)
- RadioFrance
- France Télévisions
- GoodReader, un lecteur de fichiers, PDF notamment, très complet
- SoundTracking (Shazam en beaucoup plus social, impressionnant)
- Safari, même si très limité (je continue à consulter les sites Internet des journaux tout autant que leurs applications). Bien que la gestion des onglets se soit améliorée, le navigateur par défaut sur iPad est moins complet que Terra par exemple.
Archive for the ‘Marketing Mobile’ Category
Mes 11 applications iPad de 2011
Samedi, décembre 31st, 2011HootSuite, le client Twitter qui a pris l’option iPad
Vendredi, septembre 16th, 2011Tweetdeck était jusque là le client Twitter que j’utilisais pour mettre à jour mon compte sur le réseau de microblogging. Cette application, sans doute la plus célèbre quand on parle d’interactions Twitter avancées, offre des options comme la gestion multi-comptes ou la possibilité d’éditer un Re-Tweet. On aperçoit souvent lors des événements High Tech la célèbre interface de Tweetdeck sur les PC des participants lancés dans le “Live Tweet”. Mais voilà c’était à l’époque du PC.
Avec l’acquisition d’un iPad, et le passage à une interaction informatique plus légère, je me suis mis à la recherche d’une version tablette de Tweetdeck… que je n’ai pas trouvée, même si elle est annoncée depuis le mois d’avril. Il y a bien une application iPhone, mais qui apparaît limitée dans ses fonctionnalités quand on connaît la version PC de Tweetdeck. L’écran de l’iPhone ne permet pas de mettre en valeur les nombreuses fonctionnalités de Tweetdeck, et il n’offre pas le même confort de lecture des articles liés.
HootSuite est entré “sur mes radars” via les flux d’actualités Facebook de 2 contacts, dont celui du journal Libération, qui semble géré à partir de cette application.
J’utilise HootSuite essentiellement pour gérer mes publications Twitter, mais l’application est compatible avec plusieurs autres réseaux comme Facebook, Linkedin ou Foursquare.
Avec le rachat de Tweetdeck par Twitter en mai dernier, il y a fort à parier que l’approche holistique de HootSuite, donnant la même importance à plusieurs réseaux concurrents de Twitter, constituera un avantage certain aux yeux des utilisateurs. La possibilité de gérer plusieurs réseaux à partir de la même tour de contrôle a une une valeur inestimable.
Contrairement à Tweetdeck, HootSuite intègre (moyennant paiement) Google Analytics pour analyser la portée des conversations sur les réseaux sociaux, ce qui en fait un outil incontournable pour les marques et les agences de communication.
Une autre fonctionnalité très pratique pour un usage professionnel est la possibilité de programmer l’heure de parution d’un statut ou d’un tweet (Tweetdeck le propose aussi).
La société éditrice de HootSuite a le vent en poupe, avec l’annonce d’une nouvelle levée de fonds cette semaine et une stratégie d’acquisitions en plein déploiement.
Chrome OS, Google rebranche l’ordinateur portable
Jeudi, mai 12th, 2011L’ordinateur portable n’est pas tout à fait mort, pas encore enterré par les tablettes tactiles. Le châssis bouge encore, dessiné par Samsung et Acer, Google inside, Chrome OS plus précisément, le système d’exploitation qu’un article de Slate US destinait à un échec rédhibitoire… Quasiment 3 ans après avoir lancé le navigateur Chrome, la brique centrale de sa stratégie d’informatique dans les nuages, Google vient d’annoncer le lancement officiel de son système d’exploitation le 15 juin, préchargé sur des ordinateurs portables.

Fin 2010, le géant de la recherche avait envoyé des ordinateurs de tests à plusieurs centaines de testeurs. Depuis, de nombreuses mises à jour, basées sur les retours utilisateurs, ont permis de corriger les bugs, d’améliorer l’expérience utilisateur, et d’optimiser les configurations matérielles… Les Mises à jour vont d’ailleurs continuer, à échéances régulières. Ça vous rappelle quelque chose? Oui, le mode de développement du logiciel libre, Linux notamment.
Le modèle de développement et de lancement de Chrome OS, préchargé sur des ordinateurs nommés “Chromebooks”, s’inspire en fait de plusieurs modèles qui ont fait leur la preuve de leur succès ces dernières années.
1. Le développement en mode logiciel libre, c’est à dire l’implication d’une communauté de développeurs et d’utilisateurs dans la fabrication d’un outil informatique
2. La commercialisation, popularisée par Microsoft, d’un système d’exploitation avec les ordinateurs qu’il anime, avec ici une intégration plus poussée, car c’est Google qui a imposé les spécifications matérielles des machines
3. La disponibilité d’une boutique en ligne d’applications, popularisée par l’Appstore d’Apple
En lançant Chrome OS il y a 3 ans, Google défendait une vision selon laquelle le système d’exploitation c’est l’Internet! L’entreprise est en train de réaliser cette vision sous nos yeux. Apple, avec son iPad, défend aussi à cette vision. Mais la firme à la pomme a décidé de placer iTunes, entre nous et le Web. Et l’iPad n’a pas été conçu comme un outil de productivité. Des applications métiers peuvent l’y aider, mais c’est d’abord un super appareil pour la consommation de médias, un mini media center.
Avec Chrome OS, Google nous montre que nous aurons peut-être encore besoin des ordinateurs portables pour être productifs.
Ce que promet Google avec ces nouvelles machines:
1. Toutes les applications dans les nuages. Le géant de la recherche peut s’appuyer pour cela sur les applications populaires qu’il a créées ces dernières années… Gmail, Google Docs…
2. La possibilité de travailler en mode déconnecté, et de synchroniser quand une connexion est disponible
3. Des ordinateurs légers-puissants, qui démarrent en 8 secondes, mazette (comme une tablette tactile?)
4. Le stockage en ligne (les vendeurs de disque durs vont devoir se reconvertir?)
Alléchant tout ça. Google semble ainsi en passe de réussir là où de nombreux acteurs ont échoué à proposer une alternative de masse à Windows… L’entreprise pousse l’offensive jusqu’à la mise en place de plans d’abonnements, avec des forfaits mensuels comme dans la téléphonie mobile, destinés prioritairement aux étudiants et aux entreprises; de nombreuses PME devraient se laisser séduire, et sans doute des collectivités territoriales et des administrations aussi.
On verra si à la rentrée prochaine les étudiants se ruent sur des portables Chrome OS, et si à Noël prochain, ces portables nouvelle génération tiennent tête aux tablettes tactiles…
Skype, attaqué de toutes parts, racheté par Microsoft
Mercredi, mai 11th, 2011(Rédigé depuis iPad, mise en forme à venir)
C’était une des questions de nos semi-prédictions de l’année techno 2011. Skype resterait-il indépendant, via son objectif d’introduction en bourse, ou serait-il racheté par un des “big three”? Facebook semblait tenir la corde, notamment après l’intégration renforcée des 2 plateformes fin 2010… Des rumeurs récentes mentionnaient l’intérêt de Google pour une joint-venture. D’autres supputations encore plus anciennes mettaient en avant la puissance financière d’Apple, qui lui aurait permis de racheter une des applications Web les plus populaires pour l’intégrer à iOs.
Microsoft n’était pas l’acteur le plus souvent mentionné pour ce rachat, et c’est donc une forme de surprise. La presse techno laisse entendre que c’était peut-être tout simplement le plus offrant, et celui qui avait le plus envie de devenir propriétaire de Skype. Hormis Facebook, les 2 autres acheteurs potentiels avaient effectivement leur propre solution de Visioconférence, fortement en croissance, avec ce que les anglo-saxons appellent le “momentum”. FaceTime pour Apple, Google Voice pour le géant de la recherche. On voyait donc pas très bien comment ces deux-là allaient tirer parti de Skype, si ce n’est en empêchant leurs principaux concurrents de le faire entrer dans leur écosystème. En face, Microsoft n’était pas aussi notoirement positionné sur la VoiP, tant pour les particuliers que pour les entreprises.
Le rachat par Microsoft, actionnaire de Facebook, ne fait pas obstacle à l’intégration encore plus poussée entre le 1er réseau social au monde et la première solution de téléphonie iP. Facebook gagne donc à ce rachat, d’autant qu’il n’aura pas à assumer les dettes élevées de l’entreprise. Un tel schéma renforce ainsi la position de Microsoft par rapport au réseau social; ce n’était sans doute pas la moindre des motivations, quand on sait que le géant du logiciel disposait lui aussi, via Windows Live Messenger et sa plateforme entreprise, des briques nécessaires pour continuer à développer une solution VoiP en propre, et que Skype ne lui était donc pas absolument indispensable…
Ce rachat est aussi une surprise parce que Skype est plutôt perçu comme un logiciel iconoclaste, anti-système et qu’on s’attendait à une forme d’esprit d’indépendance (Microsoft prend d’ailleurs soin de préciser que Skype continuera d’exister pour les autres plateformes…) L’identité de ses créateurs (Kazaa, Jost), grands disrupteurs et dynamiteurs de ce qu’on appelait la “Netéconomie”, laissait prévoir d’autres associations, mais il est vrai que les créateurs sont devenus minoritaires, “dissolus”, euh pardon, dilués…
Le suprématie technologique de Skype elle-même avait été remise en cause par plusieurs applications comme Viber ou Qik, qui ont réussi à se créer un territoire sur le partage instantanée de données depuis les téléphones mobiles (le paradigme informatique du moment), la voix notamment ou la vidéo. Une des toutes dernières applications à venir sur le territoire de Skype est TalkBox, dont nous reparlerons, et qui permet de faire du chat vocal à partir des smartphones et tablettes, rapprochant ainsi l’iPad de fonctions téléphoniques.
L’arrivée même, puis le succès de FaceTime, sonnait comme une menace pour le pionnier de la visioconférence. Skype avait tout pour être la solution de visiophonie de référence sur le marché mobile. En un an, Apple et FaceTime lui ont ravi cette place, sans doute avec l’aide des opérateurs mobiles qui ont freiné l’arrivée du protocole SIP sur nos téléphones.
Microsoft rachète donc un leader concurrencé de toutes parts. Mais gageons que le 1er éditeur de logiciel au monde, contrairement à Ebay, le précédent propriétaire, a de nombreuses façons de tirer parti de la puissance de Skype.
Mon premier mois avec l’iPad2
Samedi, avril 30th, 2011Ceci est ma première chronique rédigée depuis une tablette tactile. La version de WordPress pour iPad que j’utilise ne permet d’ailleurs pas une mise en forme élaborée, vous me le pardonnerez, chers lecteurs.
Fin mars, j’ai mis la main sur une version 3G de l’iPad2, essentiellement pour les pitch client, dans le cadre de mon travail chez Kreactive (agence marketing mobile). Dans ma vie quotidienne, je n’avais pas vraiment besoin d’une tablette. Mon smartphone Nokia répond en effet déjà à de nombreux usages Web, dont le plus récurrent est la navigation Internet en situation de mobilité. Mais la valeur ajoutée de l’iPad par rapport à un smartphone, comme nous le remarquions déjà dans l’article consacré à sa première version, est qu’il offre une interface extraordinaire pour partager des expériences, des présentations, etc. Et quand on travaille dans le marketing mobile, la tablette tactile comme support de “prez”, ça va un peu de soi. La perte de poids imposée à l’iPad2 renforce encore son “utilisabilité” comme support de démonstration.
Ce qui marque, après un peu moins d’un mois d’utilisation:
- Le plaisir de la navigation Internet: l’iPad procure un excellent confort de navigation. Le concept de “tablette Internet” semble avoir été inventé pour cet engin, et le browsing Web en devient plus addictif. La presse ne s’y est pas trompée d’ailleurs qui a tout de suite vu une planche de salut dans cette ardoise magique. C’est que L’iPad offre enfin une expérience de lecture ludique, quasi magique, qui peut faire oublier – un instant – la praticité et la ductilité du papier. La consultation des messageries Web, un des usages les plus populaires du Web, est un des domaines où la praticité de l’interface tactile de l’iPad est patente. Yahoo et Gmail proposent ainsi des versions html5 adaptées à l’iPad qui rendent obsolète la consultation des mails depuis un PC.
- La gestion quasi magique de la connectivité: l’iPad bascule automatiquement de la 3G vers les réseaux WIFI enregistrés, et de manière souvent très fluide. Ça a l’air anecdotique, mais cette gestion fluide de la connexion Internet contribue certainement au succès des périphériques iOS. A titre personnel, j’ai renoncé il y a 2 ans à mon smartphone HTC suite notamment à l’impossibilité d’utiliser la connexion WIFI.
- L’adieu au clavier physique: les lecteurs de ce blog savent que je suis un fervent partisan du clavier physique. Mon Nokia N97 en témoigne. Et bien après ce premier billet sur clavier virtuel, je pense que je suis en train de dire au revoir à cette survivance du monde PC… On se demande d’ailleurs qui achète les claviers physiques pour iPad… A l’usage, le format d’écran proche du papier A4 se révèle très pratique, notamment quand la tablette est posée sur un support, lors de la prise de notes ou pour rédiger un article.
Quelques limites quand même:
Au nombre des limites qu’on peut souligner pour cet appareil, on peut citer
- La nécessité de le synchroniser avec un ordinateur, PC ou Mac, via le logiciel iTunes. C’est un fil qui le retient encore à l’ancien monde. Mais il paraît qu’Apple vient d’acquérir l’adresse iCloud.com, et qu’une version dans les nuages, “sans fil” de iTunes se rapprocherait.
- Une question surgit également sur la possibilité de pouvoir utiliser l’iPad comme appareil de productivité. Si l’usage en traitement de texte ne pose pas de difficulté, il semble par exemple qu’il n’y ait pas encore de solution simple pour créer des fichiers de présentation de type Powerpoint. Cela ne devrait pas tarder à changer, quand on voit par exemple que Adobe propose une version iPad très bluffante de son célèbre logiciel de retouche d’images, Photoshop.
- La gestion de la sécurité sur la tablette… Compte utilisateurs, mot de passe, la sécurisation de certains dossiers… Le PC semble avoir encore de l’avance sur ce territoire-là
- Il faudrait bien sûr mentionner l’absence de Flash, mais on y survit apparemment!
En vrac, quelques applications qui ont marqué ce premier mois d’utilisation:
- Médias: Paris Match, France Télévisions, Wired (merci Yacine)
- Navigation Web: Safari, mais avec la limite du Flash; on attend Opera et Firefox pour iPad
- Téléphonie: FaceTime évidemment, la visiophonie by Apple, on en reparlera
- Voyage/itinéraire: Google Maps, Mappy
- Loisirs: IMDB, Allociné, Télé Loisirs
- Multimédia: Photoshop Express
- Jeux: Bubble Blast
Je cherche un logiciel – heu que dis-je une application – de reconnaissance d’écriture manuscrite, pour pouvoir écrire avec un stylet et utiliser mon iPad2 comme un bloc-note old school; vous avez une suggestion?
iPad2: “Attrape-moi si tu peux”, le film qu’Apple projette à la concurrence
Mercredi, mars 2nd, 2011“Nous ne nous reposons pas sur nos lauriers”, Steve Jobs lors du lancement de l’iPad 2
On avait ici un peu fait la fine bouche à l’annonce de la première version de l’iPad…la seconde version qui vient d’être annoncée lève à peu près toutes les réserves qui avaient été émises lors de la première itération. La seule objection qui reste: l’absence d’un port pour des périphériques de sauvegarde standards.
L’iPad 2 est plus fin, plus léger, plus rapide, intègre 2 caméras… et coûte le même prix que la version 1 lors de son lancement… Ce prix que nous avions trouvé élevé à l’époque et que la plupart des commentateurs trouvait “raisonnable”, presque une surprise… Si ce prix était raisonnable il y a un an, comment le qualifier 12 mois après, alors que la marque à la pomme a levé la plupart des objections? Ce prix “tautologique” est l’argument qui risque de détourner les acheteurs des offres de la concurrence. C’est un contrepied “pervers”. Devant la stratégie d’innovation continue d’Apple, un des rares leviers que les concurrents pouvaient utiliser était celui du prix… Faire une tablette aussi attractive pour ce même prix doit être un casse-tête pour des sociétés qui ne bénéficient pas encore des mêmes volumes de vente qu’Apple (15 millions d’iPad 1 vendus dans le monde). Le timing choisi pour lancer cette V2 ne devrait pas non plus favoriser l’installation dans le paysage des nouvelles tablettes concurrentes attendues ce printemps.
Une preuve maline de l’innovation continue dont Apple veut faire montre à l’occasion de ce lancement est la housse protectrice de l’ardoise magique (il paraît qu’on ne doit plus dire “tablette”). Comme les précédentes housses elle sert aussi de support à la tablette, mais elle recouvre l’écran de l’iPad via une attraction magnétiqne. Chaque fois qu’elle recouvre l’écran, elle le nettoie des tâches de doigts; cette housse commande également la mise en veille de l’écran… magique non?
Nokia est-il sur le point d’opter pour Windows Phone 7?
Mercredi, février 9th, 2011Ce vendredi 11 février, Nokia devrait occuper le flux des conversations techno, lorsque son nouveau PDG, Stephen Elop, annoncera la stratégie logicielle qu’il entend développer. Dans un post récent, nous soulignions, comme d’autres, la composante de culture logicielle dans les difficultés de l’entreprise sur le marché des smartphones.
Un article des Echos paru mardi 8 février résume bien les choix qui s’offrent à Nokia. Le point commun entre ces 3 scénarios? Un abandon de Symbian, le système d’exploitation hérité de Psion et soutenu un temps avec des géants asiatiques de l’électronique comme Sony. Depuis la percée d’Android, l’OS mobile de Google, Nokia était devenu le seul soutien de Symbian.
Alors ces 3 scénarios:
- Nokia adopte Windows Phone 7 et continue de soutenir Meego, un système d’exploitation développé avec Intel. Les avantages, l’entreprise peut bénéficier de la force de frappe de Microsoft, aussi bien en termes de distribution que de marketing, ce qui pourrait lui faciliter un développement notamment sur le marché américain où il connaît un certain retard. Le maintien de Meego permet par ailleurs de conserver l’allié de poids qu’est Intel, et de rassurer les partenaires de l’entreprise dans les autres coins du globe que l’Amérique du Nord. Inconvénient, la plateforme Windows Phone, toute récente, est elle-même en retard sur iOS et Android.
- Nokia choisit Android (l’OS gratuit qui a le vent en poupe) et Windows Phone, un OS prometteur, poussé par la puissance marketing de la première entreprise de logiciel au monde. Inconvénient , Nokia renonce à toute ambition dans les OS mobiles.
- Nokia choisit Android sur le court terme et Meego sur le plus long terme. Avantages, l’entreprise baisse drastiquement le coût de production de ses smartphones et se donne le temps de construire une alternative, avec son allié Intel. Incovénient, jusqu’au décollage éventuel de Meego, l’entreprise dépendrait entièrement du génie logiciel d’un acteur qu’elle considérait récemment encore comme un concurrent.
Il y a un quatrième choix que l’article des Echos n’évoque pas, celui qui consisterait à continuer à développer Meego, et à adopter Windows Phone et Android… Ce ne serait pas la première fois que Nokia testerait le marché avec plusieurs OS. Il avait précédemment intégré une version de Windows Mobile. Cette possibilité, le journaliste des Echos ne l’a sans doute pas jugée crédible, parce que, écrit-il, l’heure n’est plus aux demi-choix, ni à l’éparpillement des ressources.
En dehors de l’abandon de Symbian, l’autre certitude anticipée par le marché est que Windows Phone fera partie du mix. Le précédent rôle de Stephen Elop chez Microsoft fait pencher dans ce sens. L’intérêt que les 2 acteurs auraient à s’allier pour contrer Google et Apple semble aller de soi. Un article récent de Techcrunch défend ce point de vue. Pour Microsoft, ce serait un levier formidable pour propulser son nouvel OS mobile dans le top 3 mondial, Nokia étant le premier fabricant de téléphones au monde.
Minter Dial, célèbre expert du marketing digital, pense savoir que cette alliance aurait un troisième ressort qui ferait de Nokia le fabricant matériel du fameux Facebook Phone. Microsoft est en effet actionnaire de Facebook.
Reste la question de savoir ce que deviendraient les investissements de Nokia dans des domaines comme la cartographie, les jeux, ou le magasin d’applications (OVI) pour lesquels l’entreprise avait fait le choix de l’indépendance logicielle.
Les questions techno de l’année 2011
Dimanche, janvier 16th, 2011Eh oui, voici venu ce délicieux moment de l’année, où depuis un marronnier, nous pouvons nous demander ce que sera le contour techno de 2011. Au passage, bonne année à toi, ô lecteur.
Alors posons-les ces questions:
- Comment tranchera-t-on le dilemme des V2: iPad 2 ou Galaxy Tab 2 ?
- Verra-t-on un renforcement des sites mobiles face aux applications mobiles?
- La prochaine tentative de Google sur le marché des réseaux sociaux, Google +1, fera-t-elle à Facebook ce que ce dernier a fait subir à Myspace (ringardisation accélérée)?
- Donner sa localisation deviendra-t-il un sport aussi naturel que donner son statut?
- Apple et Google offriront-ils des services d’opérateur télécom?
- Nokia passera-t-il ses smartphones sous Windows Phone 7 ou préférera-t-il développer Meego, la plateforme lancée avec Intel?
- Qui prendra la tête du marché des tablettes entreprises: Apple-iPad, BlackBberry-Playbook ou HP-Palm-Web Os?
- Chrome OS deviendra-t-il une réalité pour le grand public?
- Facebook Messages remplacera-t-il nos autres messageries?
- Apple finira-t-il par lancer son service de streaming musical, servant ainsi de poil à gratter à Deezer et Spotify?
- Le succès des liseuses numériques (e-Reader) Outre-Atlantique finira-t-il par atteindre la France et l’Europe?
- Skype restera-t-il indépendant?
- Bing deviendra-t-il le moteur de recherche par défaut sur les iPhone?
- Sera-t-il aussi pratique de se connecter au Web depuis sa télé que depuis sa tablette?, peut-être le fera-t-on conjointement d’ailleurs, dans une nouvelle expérience du split screen?
A suivre donc cher lecteur.
Plan média: Google et Microsoft font leur (pub) cinéma
Jeudi, décembre 9th, 2010Je n’avais jamais vu de pub Google au cinéma (vous non plus j’imagine), ni à la télé d’ailleurs (il paraît qu’il y en a une qui est passée récemment, sans doute la même). Le géant de la recherche continue d’investir les moyens traditionnels de publicité, depuis l’apparition du navigateur Chrome sur les affiches du métro parisien et dans les magazines français; c’était cette année ou il y a déjà un an? Cette prise de parole dans les médias de masse traditionnels se fait à chaque fois avec un impact certain, puisque nous ne sommes pas habitués à voir Google communiquer sur ces supports.
La dernière pub cinéma du moteur de recherche, très efficace, est influencée par le dépouillement caractéristique du design Google. Elle est composée uniquement d’animations reproduisant des recherches sur le moteur, et entend nous rappeler que Google nous accompagne à toutes les étapes de la vie… Premier boulot, première rencontre, première naissance… un peu sur le modèle de cette pub célèbre de compagnie d’assurance qui voulait montrer qu’elle s’occupait de nous tout au long de la vie. Avec cette fameuse musique, vous vous souvenez… “taaataaatatataaaa tattatatata tatataaaaattaa”
Bon je vous aide, il s’agit de la Suite jazz n° 2, valse n° 2 de Dimitri Chostakovitch (CNP Assurances).
Dans cette pub Google, on reconnaît un moment le bruit d’un TGV qui passe, petit clin d’oeil au rôle de la SNCF dans notre quotidien, et pub gratuite au passage, “merci Google” pourrait dire la société nationale des chemins de fer.
L’autre publicité qui a fait parler récemment est celle de Microsoft pour sa nouvelle plateforme mobile, Windows Phone 7. Beaucoup n’ont pas compris le slogan “les téléphones qui nous font décrocher du téléphone”. Lancé sur le mode teasing il y a quelques semaines, ce slogan est illustré dans les pubs cinéma et télé. On finit par comprendre que ces nouveaux téléphones sont tellement fluides/organisés qu’ils nous font gagner du temps pour la vraie vie… ah… le cheminement est un peu tortueux tout de même. Une chose est vraie cela dit, c’est l’impression de vitesse/fluidité qui se dégage effectivement de ces nouveaux téléphones.
Cette publicité pour les Windows Phone s’intègre dans les prises de parole successives qui ont jalonné l’année 2010: Windows 7, nouvelle version de Hotmail (avec campagne d’affichage dans le métro) et pour finir, “Destination le Cloud” pour populariser la notion d’informatique dématérialisée.
Au jeu des pubs cinéma, petit avantage pour Google, en partie à cause de l’effet de surprise - nous ne sommes pas habitués à voir des pubs Google au cinéma/à la télé (contrairement aux pubs Microsoft) - et aussi parce que cette publicité transporte une certaine charge émotionnelle à partir de moyens très simples, des captures d’écran accompagnées par une bande sonore. Mais comme on l’a vu le dispostif lui-même n’est pas original.
Je n’ai pas encore vu de pub Apple au cinéma en cette fin d’année. La firme à la pomme se réserve-t-elle pour le lancement de l’iPad 2 en janvier prochain? Quant au réseau social Facebook, on sait qu’il n’avait pas besoin de plan média cinéma, puisque le réalisateur David Fincher s’en est chargé, dans son film très inspiré, “The Social Network”.
Skype se synchronise avec Facebook
Lundi, novembre 1st, 2010Début 2009, ce blog consacrait son premier article à Facebook, avec beaucoup de retard me direz-vous; retard dû essentiellement à des doutes sur les conséquences en matière de vie privée de l’utilisation de ce réseau. Dans cet article, je décrivais la capacité de Facebook à intégrer dans sa plateforme des expériences utilisateurs créées ailleurs, par d’autres applications comme Dailymotion/Youtube. Je ne mentionnais pas Skype, la référence pour le grand public dans le domaine de la voix sur IP et de la messagerie instantanée. 
Il faut dire que, à l’époque, nouvellement inscrit sur Facebook, je n’avais pas remarqué la fonctionnalité de chat, qui est pourtant une des plus engageantes sur ce réseau social. Cette fonctionnalité n’était d’ailleurs pas aussi mise en avant qu’aujourd’hui.
Dans ce premier article et dans ceux qui ont suivi, je me suis demandé jusqu’où irait la capacité d’intégration de Facebook. Jusqu’ici on pouvait penser que Facebook, dans le sillage de la fonction Chat, développerait sa propre solution de visio-téléphonie sur IP. Après tout, la société a lancé ses propres plateformes photos et vidéos. La plateforme photo étant aujourd’hui la première sur Internet. Or Skype et Facebook viennent d’officialiser un partenariat qui fait du premier la solution VoIP par défaut sur le 1er réseau social au monde. Il serait ainsi surprenant que Facebook lance sa propre solution de visio-téléphonie dans un avenir proche. Peut-être le réseau social a-t-il jugé que c’était la meilleure façon de prendre le contrepied de Google Voice, la solution VoIP du géant de la recherche: fortifier un pionnier innovant déjà établi, plutôt que investir soi-même. La VoIP nécessite en effet de payer des frais d’interconnexion très importants aux opérateurs téléphoniques.
Au-delà de ce partenariat, certains parient sur un rachat de Skype par Facebook.
Une note récente de la banque Goldman Sachs attribuait à Skype plus de 500 millions d’utilisateurs, le même nombre que celui de membres de Facebook. En termes de base installée, c’est donc 2 partenaires de taille équivalente qui collaborent. Mais alors que Facebook n’a pas quitté les feux de l’actualité depuis 2 ans, Skype est resté un peu en retrait des soubresauts de la compétition Apple-Google-Facebook-Microsoft. Lorsque la société a fait l’actualité durant l’année écoulée, c’était pour mentionner la volonté d’eBay, propriétaire de Skype, de revendre l’entreprise, reconnaissant ainsi une forme d’échec quant à la possibilité de trouver des synergies avec Ebay.com. Il est aussi de plus en plus question d’une prochaine introduction en bourse du pionnier de la VoiP.
Avec ce partenariat, les utilisateurs de Skype pourront désormais retrouver leur fil d’actualités Facebook dans leur application VoiP favorite, et leur carnet d’amis Facebook devient une extension de l’annuaire Skype pour les numéros fixes et portables. Il est par ailleurs possible à présent de synchroniser son statut skype avec son statut Facebook
Skype est une des applications Internet les plus puissantes d’aujourd’hui. L’avènement de Facebook l’a un peu fait oublier, en donnant un petit coup de vieux à cette application. A tel point qu’il n’est pas sûr que Skype soit inclus dans la mouvance 2.0 dans l’esprit du grand public; l’application date tout de même de la fin des années 90. Ce partenariat devrait corriger le point d’image.
Skype est le seul logiciel de messagerie instantanée/VoIP que j’aie jamais vraiment utilisé pour un usage personnel. Mes essais avec ICQ n’ont jamais été probants (spam; balbutiements des connexions 56k de l’époque…), je n’ai pas de compte MSN, et Google Talk est arrivé après. Récemment, mon usage personnel de Skype a été très parcimonieux. La faute aux box ADSL qui ont généralisé les appels gratuits en France et vers certains pays d’Europe, ainsi que des tarifs réduits d’appel à l’international. Question d’ergonomie aussi. Pour utiliser le téléphone avec la box ADSL, pas besoin d’allumer l’ordinateur. Pour utiliser Skype, il faut, la plupart du temps, allumer l’ordinateur, ce qui prend du temps. Les tentatives de fabricants de téléphones mobiles comme Nokia pour intégrer cette application ont été ralenties par les opérateurs téléphoniques, mais l’arrivée des tablettes Internet va changer cela. Si mon usage personnel de Skype s’est amoindrit, mon usage professionnel lui est repartit à la hausse, dans le sillage de l’utilisation de plus en plus forte de la messagerie instantanée en entreprise.
Application puissante pour le grand public, Skype l’est devenue aussi pour les entreprises de toutes tailles, en offrant une interaction fluide et ludique, avec les collègues, les partenaires et les clients. Une preuve récente de cette puissance est que Skype est cité comme une des applications clés dans la vidéo de présentation de la nouvelle tablette professionnelle HP Slate 500.

Kadjo N'Doua construit une expertise contenus et marketing Internet depuis une dizaine d'années. Il a travaillé entre autres pour Voyages-SNCF, le Parc de la Villette et la SNCF.