C’est le dernier jour l’année pour faire des bilans. Voici la liste de applications qui m’accompagnent au quotidien:
- Facebook
- HootSuite, mon client Twitter et premier outil de veille donc
- TalkBox (Talkie Walkie et messagerie instantanée)
- Skype
- Spotify (au fait c’est une appli iPhone, hey Spotify à quand l’appli iPad?)
- ePresse (kiosque numérique, on s’en reparle très vite)
- RadioFrance
- France Télévisions
- GoodReader, un lecteur de fichiers, PDF notamment, très complet
- SoundTracking (Shazam en beaucoup plus social, impressionnant)
- Safari, même si très limité (je continue à consulter les sites Internet des journaux tout autant que leurs applications). Bien que la gestion des onglets se soit améliorée, le navigateur par défaut sur iPad est moins complet que Terra par exemple.
Mes 11 applications iPad de 2011
décembre 31st, 2011Un témoignage analogique – A la une du New York Times
novembre 29th, 2011Il y a quelques jours sortait en France le documentaire A la une du New York Times (Page One: Inside the New York Times). Un article du Monde présentait le documentaire comme un témoignage sur le passage au Digital, en mettant en avant le moment particulier où il a été tourné, moment de crise, avec la montée en puissance de Twitter et des blogs dans les pratiques de consommation des médias.
En allant voir le documentaire, on espérait donc en savoir un peu plus sur la stratégie digitale et la division numérique du New York Times, un des premiers quotidiens à avoir décidé de rendre payant l’accès à son site Internet, passé un certains nombre de consultations, un média qui dispose par ailleurs d’une des applications iPad news les plus réussies en termes d’expérience utilisateur.A la une du New York Times
On rêvait aussi d’en apprendre plus sur le lab digital dont dispose le journal, et qui teste, dit-on, les dispositifs de lecture futuristes. Hélas on n’apprend rien de tout ça. Le documentaire se concentre plutôt sur le fonctionnement éditorial du journal, notamment les conférences de rédaction et la construction de l’information, celle placée à la une en particulier. Mais même dans ce domaine, on reste sur sa faim. Il aurait été intéressant par exemple d’en savoir plus sur le recoupement des informations par les journalistes.
Le film se révèle finalement être une belle plaquette pour la “dame grise”, mais sans réelle substance.
Livre numérique, le Kindle d’Amazon arrive en France
octobre 21st, 2011On pourra désormais parler de la liseuse numérique (e-reader) la plus connue au monde, sans se référer uniquement au marché américain. Après avoir noué des partenariats de diffusion avec la plupart des éditeurs français (jusque là réticents), le géant de la librairie en ligne vient de lancer la liseuse la moins chère du marché, dotée d’un catalogue de 30000 titres en français.
99 euros, c’est le prix de l’objet, qui en fait un candidat sérieux au trône du joujou le plus vendu lors des prochaines fêtes de fin d’année.
Le pari d’Amazon, un peu comme pour ce qui se passe dans l’univers des imprimantes, est d’offrir l’appareil à coût très réduit (à perte disent certains) et de gagner de l’argent sur les abonnements aux services ou contenus associés à la liseuse, en un mot sur les ventes de titres numériques. Si les éditeurs français ont hésité jusque là à embarquer franchement sur le livre numérique, c’est à cause du chiffre d’affaire minuscule généré par les versions électroniques des livres papiers: 1% des ventes totales de livres, là où le numérique pèse 10% du marché aux USA. Il se vend même plus de livres numériques que de livres de poche sur ce territoire.
On aurait pu penser que le succès des tablettes numériques, celle d’Apple en tout cas, menaçait les liseuses numériques, objets présents sur le marché technologique depuis début 2000, mais qui n’avaient pas percé, jusqu’à l’arrivée d’Amazon et d’un prix plus abordable. L’expérience américaine prouve apparemment que non. L’iPad et le Kindle poursuivent leur succès parallèlement. Une étude montre que les consommateurs font bien la différence entre les deux objets, et que l’idée d’avoir un appareil exclusivement dédié à la lecture plaît aux Américains.
La spécificité de chaque objet est si bien dessinée dans l’esprit des consommateurs américains qu’Amazon vient de lancer sa première tablette (le Kindle Fire) et compte gérer les 2 gammes de produits l’une à côté de l’autre.
Le même phénomène va-t-il se produire en France, le succès des tablettes ne freinera-t-il pas celui des liseuses numériques? Ce tarif de 99 euros devrait y aider, et il permet en tout cas de différencier fortement cette gamme de produit de l’iPad dont la version la plus accessible est à 480 euros.
Les technophiles se contenteront sans doute d’une tablette pour les 2 usages, surtout si, comme moi, ils sont attachés au livre papier. Mais les autres devraient être sensibles à l’idée d’avoir un appareil dédié à la lecture.
A 99 euros, le Kindle devient un cadeau abordable pour les gros lecteurs, ou à l’inverse pour ceux chez qui l’on veut développer le goût de la lecture, enfants ou ados, pour qui le joujou techno peut constituer une incitation.
Ce prix de 99 euros facilite également les politiques d’achat en masse à des fins de prêt, que ce soit dans les bibliothèques ou les écoles.
Avec un prix aussi bas, divisé quasiment par 10 si on compare avec les e-reader début 2000, verra-t-on une liseuse (un Kindle?) dans chaque famille? C’est sans doute le pari d’Amazon.
Précisons pour terminer qu’Amazon n’est pas seul sur ce marché en France. La FNAC, déjà présente avec une première version de sa liseuse (moins de 30000 exemplaires vendus à ce jour semble-t-il) va relancer ses efforts avec le fabricant Kobo. On apprend aussi qu’Orange s’est associé au Syndicat de la librairie française (SLF) pour lancer un écosystème de livre numérique ouvert, qui ne serait pas restreint à une plateforme en particulier, celles des géants américains, Apple (iPad/iPhone) et Amazon (Kindle). Ce projet transformerait les libraires français en distributeurs de titres numériques, et reposerait sur les mêmes fondations technologiques que la musique en streaming (Spotify, Deezer). Grâce à un abonnement mensuel, il serait ainsi possible de retrouver des titres sur plusieurs types de supports.
HootSuite, le client Twitter qui a pris l’option iPad
septembre 16th, 2011Tweetdeck était jusque là le client Twitter que j’utilisais pour mettre à jour mon compte sur le réseau de microblogging. Cette application, sans doute la plus célèbre quand on parle d’interactions Twitter avancées, offre des options comme la gestion multi-comptes ou la possibilité d’éditer un Re-Tweet. On aperçoit souvent lors des événements High Tech la célèbre interface de Tweetdeck sur les PC des participants lancés dans le “Live Tweet”. Mais voilà c’était à l’époque du PC.
Avec l’acquisition d’un iPad, et le passage à une interaction informatique plus légère, je me suis mis à la recherche d’une version tablette de Tweetdeck… que je n’ai pas trouvée, même si elle est annoncée depuis le mois d’avril. Il y a bien une application iPhone, mais qui apparaît limitée dans ses fonctionnalités quand on connaît la version PC de Tweetdeck. L’écran de l’iPhone ne permet pas de mettre en valeur les nombreuses fonctionnalités de Tweetdeck, et il n’offre pas le même confort de lecture des articles liés.
HootSuite est entré “sur mes radars” via les flux d’actualités Facebook de 2 contacts, dont celui du journal Libération, qui semble géré à partir de cette application.
J’utilise HootSuite essentiellement pour gérer mes publications Twitter, mais l’application est compatible avec plusieurs autres réseaux comme Facebook, Linkedin ou Foursquare.
Avec le rachat de Tweetdeck par Twitter en mai dernier, il y a fort à parier que l’approche holistique de HootSuite, donnant la même importance à plusieurs réseaux concurrents de Twitter, constituera un avantage certain aux yeux des utilisateurs. La possibilité de gérer plusieurs réseaux à partir de la même tour de contrôle a une une valeur inestimable.
Contrairement à Tweetdeck, HootSuite intègre (moyennant paiement) Google Analytics pour analyser la portée des conversations sur les réseaux sociaux, ce qui en fait un outil incontournable pour les marques et les agences de communication.
Une autre fonctionnalité très pratique pour un usage professionnel est la possibilité de programmer l’heure de parution d’un statut ou d’un tweet (Tweetdeck le propose aussi).
La société éditrice de HootSuite a le vent en poupe, avec l’annonce d’une nouvelle levée de fonds cette semaine et une stratégie d’acquisitions en plein déploiement.
Google devrait laisser à ses utilisateurs la possibilité de rendre public ou non leur compte Google+
juillet 29th, 2011Lorsqu’on lance une recherche sur vous sur Internet, il y a de fortes chances de tomber sur certains types de liens:
- Votre blog
- Votre profil Facebook
- Votre profil Linkedin
- Votre profil Viadeo
- Votre compte Twitter…
Ah oui j’oubliais, votre profil Copainsdavant
Pour ma part, j’ai décidé il y a quelques années de favoriser l’option blog, et plus récemment, j’ai choisi de rendre public mon compte Twitter. Ce dernier réseau occupe une position de neutralité dans la galaxie des réseaux sociaux et il offre une fonction citoyenne (Twitter est utilisé par des chercheurs, des journalistes, des hommes politiques, les témoins d’un événement…) qui, à mes yeux, devrait lui conférer un léger avantage comme vecteur d’une identité numérique universelle.
Jusqu’à présent la plupart des réseaux sociaux donnaient la possibilité de faire apparaître ou non dans les résultats de recherche un compte personnel. Google+ a apparemment décidé de fermer la porte à cette possibilité, en rendant forcément publics les comptes des utilisateurs courant août. Ce choix s’accompagne d’une restriction sur l’usage des pseudonymes…
On remarquera que le compte Google n’apparaît pas dans la liste ci-dessus. Sur le Web français en tout cas, il est vrai qu’il ne fait pas partie des résultats qu’on a l’habitude de voir… La décision de Google s’explique en partie par la volonté de voir changer les choses. Premier moteur de recherche, il n’est paradoxalement pas aujourd’hui le premier vecteur de l’identité numérique des internautes. Facebook a pris une solide avance pour ce qui concerne l’identité privée ou personnelle; un grand nombre de services Web permettent de se connecter via son compte Facebook. Linkedin, Viadeo, et Twitter eux ont pris la première place pour l’identité professionnelle. En annonçant la préférence de Twitter comme vecteur de l’identité dans iOS 5, son nouveau système d’exploitation, Apple a choisi de fortifier la position de Twitter à la fois sur le plan privé et professionnel.
Un des nombreux objectifs de Google+ est de bouleverser cette hiérarchie, quitte à forcer un peu la main aux utilisateurs. Le nouveau réseau, dont on parie ici sur le succès, essaie de fusionner les identités privée et professionnelle, en offrant une synthèse des services fournis par les autres réseaux sociaux. Il est frappant de voir qu’une des premières informations fournies par un profil Google+ est l’entreprise de l’utilisateur. Sur un autre plan, on peut remarquer que la fonctionnalité de suggestion de contacts de Google+ se révèle assez efficace pour suggérer des contacts professionnels qu’on a pu croiser sur son parcours.
Au nom de la liberté de dire (ou pas) que Google a défendu par exemple lors des “révolutions arabes” récentes ou face au pouvoir chinois, le géant de la recherche devrait laisser le choix à ses utilisateurs de rendre publics ou non leurs comptes Google+, ainsi que celui d’utiliser un pseudonyme.
Google+ veut vous aider à faire le tri dans vos amis (Facebook)
juillet 13th, 2011Annoncée depuis au moins 1 an, Google vient de lancer sa réplique à Facebook, Google+. Comme on pouvait s’y attendre, le géant de la recherche a placé ce réseau au coeur de tous ses services; il en profite même pour publier une nouvelle barre de navigation noire, placée au-dessus de tous ses sites et qui met Google Plus au premier plan. Grâce à une invitation amicale, j’ai commencé à utiliser ce nouveau réseau disponible sur invitation limitée pour le moment; je publierai mes premières impressions dans un autre article.
Les 2 fonctionnalités mises en avant dans la communication de Google sont la possibilité de créer des groupes (rebaptisés “cercles”) de manière plus fluide/intuitive et l’arrivée du chat vidéo en groupe. Facebook a déjà répondu partiellement à cette dernière fonction en lançant le chat vidéo entre 2 contacts, grâce à un partenariat avec Skype.
L’impossibilité actuelle de constituer des cercles d’amis de manière fine/fluide constitue bien un des points faibles de Facebook. Cette éventualité n’était manifestement pas incluse dans la philosophie originelle du réseau, basée sur la création de liens avec le plus grand nombre possible d’amis, à qui l’utilisateur montrerait le plus de choses possible… Facebook avait bien essayé de limiter cette faiblesse en intégrant la possibilité de se constituer des listes d’amis et en développant au fil du temps sa fonctionnalité Groupes. Mais aujourd’hui encore, pour limiter les publications à certains amis, il faut aller fouiller dans les options de confidentialité.
A l’opposé, Google+ est conçu dès le départ sur cette idée que tout contenu n’est pas partageable avec tout le monde. Ce nouveau réseau permet de se créer des cercles par simple glisser-déposer, et aussi de distribuer le contenu à ces cercles directement sans passer par les options de confidentialité. Le développement du graphe social y apparaît ainsi plus intuitif.
Il ne devrait pas être difficile pour Facebook de faire évoluer son réseau pour répondre à ce besoin de restreindre le partage de contenus. Après une phase de course débridée aux amis, les utilisateurs sont sans doute maintenant entrés dans l’ère du tri.
Il est intéressant de faire un parallèle entre la démarche adoptée par Microsoft Bing lors de son lancement pour se distinguer du moteur de recherche de Google, et celle qu’adopte aujourd’hui Google pour se différencier de Facebook. On peut dire que toutes les deux ont attaqué leur cible par la qualité perçue. Faire mieux avec moins. Moins de résultats pour Bing pour faciliter la décision (il s’agit là d’une promesse marketing), des cercles plus restreints côté Google+ pour éviter le spamming social. Mais alors que d’un côté on a fait le choix d’un rebranding (renommage) pour partir de zéro, le nouveau réseau est positionné comme l’extension d’une des 2 pages Web les plus visitées au monde (l’autre étant la page d’accueil de Facebook).
Ces deux nouveaux services mènent la même bataille, qui consiste à essayer de faire changer les habitudes. Faire comprendre qu’une autre façon de chercher est possible pour Bing, qu’une autre manière d’interagir avec ses amis est encore plus ludique pour G+. Tâche d’autant plus difficile si on a en face de soi un acteur qui innove sans cesse, et qui a les ressources pour continuellement corriger d’éventuelles faiblesses.
Contrairement à ce qui s’était passé pour Wave, ou pour Buzz dans une moindre mesure (ce service est finalement en train de fermer apparemment), on a envie de parier sur le succès de G+, surtout si Google l’accompagne d’une campagne publicitaire encore plus puissante que celle qu’il a consacrée au navigateur Chrome par exemple.
Chrome OS, Google rebranche l’ordinateur portable
mai 12th, 2011L’ordinateur portable n’est pas tout à fait mort, pas encore enterré par les tablettes tactiles. Le châssis bouge encore, dessiné par Samsung et Acer, Google inside, Chrome OS plus précisément, le système d’exploitation qu’un article de Slate US destinait à un échec rédhibitoire… Quasiment 3 ans après avoir lancé le navigateur Chrome, la brique centrale de sa stratégie d’informatique dans les nuages, Google vient d’annoncer le lancement officiel de son système d’exploitation le 15 juin, préchargé sur des ordinateurs portables.

Fin 2010, le géant de la recherche avait envoyé des ordinateurs de tests à plusieurs centaines de testeurs. Depuis, de nombreuses mises à jour, basées sur les retours utilisateurs, ont permis de corriger les bugs, d’améliorer l’expérience utilisateur, et d’optimiser les configurations matérielles… Les Mises à jour vont d’ailleurs continuer, à échéances régulières. Ça vous rappelle quelque chose? Oui, le mode de développement du logiciel libre, Linux notamment.
Le modèle de développement et de lancement de Chrome OS, préchargé sur des ordinateurs nommés “Chromebooks”, s’inspire en fait de plusieurs modèles qui ont fait leur la preuve de leur succès ces dernières années.
1. Le développement en mode logiciel libre, c’est à dire l’implication d’une communauté de développeurs et d’utilisateurs dans la fabrication d’un outil informatique
2. La commercialisation, popularisée par Microsoft, d’un système d’exploitation avec les ordinateurs qu’il anime, avec ici une intégration plus poussée, car c’est Google qui a imposé les spécifications matérielles des machines
3. La disponibilité d’une boutique en ligne d’applications, popularisée par l’Appstore d’Apple
En lançant Chrome OS il y a 3 ans, Google défendait une vision selon laquelle le système d’exploitation c’est l’Internet! L’entreprise est en train de réaliser cette vision sous nos yeux. Apple, avec son iPad, défend aussi à cette vision. Mais la firme à la pomme a décidé de placer iTunes, entre nous et le Web. Et l’iPad n’a pas été conçu comme un outil de productivité. Des applications métiers peuvent l’y aider, mais c’est d’abord un super appareil pour la consommation de médias, un mini media center.
Avec Chrome OS, Google nous montre que nous aurons peut-être encore besoin des ordinateurs portables pour être productifs.
Ce que promet Google avec ces nouvelles machines:
1. Toutes les applications dans les nuages. Le géant de la recherche peut s’appuyer pour cela sur les applications populaires qu’il a créées ces dernières années… Gmail, Google Docs…
2. La possibilité de travailler en mode déconnecté, et de synchroniser quand une connexion est disponible
3. Des ordinateurs légers-puissants, qui démarrent en 8 secondes, mazette (comme une tablette tactile?)
4. Le stockage en ligne (les vendeurs de disque durs vont devoir se reconvertir?)
Alléchant tout ça. Google semble ainsi en passe de réussir là où de nombreux acteurs ont échoué à proposer une alternative de masse à Windows… L’entreprise pousse l’offensive jusqu’à la mise en place de plans d’abonnements, avec des forfaits mensuels comme dans la téléphonie mobile, destinés prioritairement aux étudiants et aux entreprises; de nombreuses PME devraient se laisser séduire, et sans doute des collectivités territoriales et des administrations aussi.
On verra si à la rentrée prochaine les étudiants se ruent sur des portables Chrome OS, et si à Noël prochain, ces portables nouvelle génération tiennent tête aux tablettes tactiles…
Skype, attaqué de toutes parts, racheté par Microsoft
mai 11th, 2011(Rédigé depuis iPad, mise en forme à venir)
C’était une des questions de nos semi-prédictions de l’année techno 2011. Skype resterait-il indépendant, via son objectif d’introduction en bourse, ou serait-il racheté par un des “big three”? Facebook semblait tenir la corde, notamment après l’intégration renforcée des 2 plateformes fin 2010… Des rumeurs récentes mentionnaient l’intérêt de Google pour une joint-venture. D’autres supputations encore plus anciennes mettaient en avant la puissance financière d’Apple, qui lui aurait permis de racheter une des applications Web les plus populaires pour l’intégrer à iOs.
Microsoft n’était pas l’acteur le plus souvent mentionné pour ce rachat, et c’est donc une forme de surprise. La presse techno laisse entendre que c’était peut-être tout simplement le plus offrant, et celui qui avait le plus envie de devenir propriétaire de Skype. Hormis Facebook, les 2 autres acheteurs potentiels avaient effectivement leur propre solution de Visioconférence, fortement en croissance, avec ce que les anglo-saxons appellent le “momentum”. FaceTime pour Apple, Google Voice pour le géant de la recherche. On voyait donc pas très bien comment ces deux-là allaient tirer parti de Skype, si ce n’est en empêchant leurs principaux concurrents de le faire entrer dans leur écosystème. En face, Microsoft n’était pas aussi notoirement positionné sur la VoiP, tant pour les particuliers que pour les entreprises.
Le rachat par Microsoft, actionnaire de Facebook, ne fait pas obstacle à l’intégration encore plus poussée entre le 1er réseau social au monde et la première solution de téléphonie iP. Facebook gagne donc à ce rachat, d’autant qu’il n’aura pas à assumer les dettes élevées de l’entreprise. Un tel schéma renforce ainsi la position de Microsoft par rapport au réseau social; ce n’était sans doute pas la moindre des motivations, quand on sait que le géant du logiciel disposait lui aussi, via Windows Live Messenger et sa plateforme entreprise, des briques nécessaires pour continuer à développer une solution VoiP en propre, et que Skype ne lui était donc pas absolument indispensable…
Ce rachat est aussi une surprise parce que Skype est plutôt perçu comme un logiciel iconoclaste, anti-système et qu’on s’attendait à une forme d’esprit d’indépendance (Microsoft prend d’ailleurs soin de préciser que Skype continuera d’exister pour les autres plateformes…) L’identité de ses créateurs (Kazaa, Jost), grands disrupteurs et dynamiteurs de ce qu’on appelait la “Netéconomie”, laissait prévoir d’autres associations, mais il est vrai que les créateurs sont devenus minoritaires, “dissolus”, euh pardon, dilués…
Le suprématie technologique de Skype elle-même avait été remise en cause par plusieurs applications comme Viber ou Qik, qui ont réussi à se créer un territoire sur le partage instantanée de données depuis les téléphones mobiles (le paradigme informatique du moment), la voix notamment ou la vidéo. Une des toutes dernières applications à venir sur le territoire de Skype est TalkBox, dont nous reparlerons, et qui permet de faire du chat vocal à partir des smartphones et tablettes, rapprochant ainsi l’iPad de fonctions téléphoniques.
L’arrivée même, puis le succès de FaceTime, sonnait comme une menace pour le pionnier de la visioconférence. Skype avait tout pour être la solution de visiophonie de référence sur le marché mobile. En un an, Apple et FaceTime lui ont ravi cette place, sans doute avec l’aide des opérateurs mobiles qui ont freiné l’arrivée du protocole SIP sur nos téléphones.
Microsoft rachète donc un leader concurrencé de toutes parts. Mais gageons que le 1er éditeur de logiciel au monde, contrairement à Ebay, le précédent propriétaire, a de nombreuses façons de tirer parti de la puissance de Skype.
Mon premier mois avec l’iPad2
avril 30th, 2011Ceci est ma première chronique rédigée depuis une tablette tactile. La version de WordPress pour iPad que j’utilise ne permet d’ailleurs pas une mise en forme élaborée, vous me le pardonnerez, chers lecteurs.
Fin mars, j’ai mis la main sur une version 3G de l’iPad2, essentiellement pour les pitch client, dans le cadre de mon travail chez Kreactive (agence marketing mobile). Dans ma vie quotidienne, je n’avais pas vraiment besoin d’une tablette. Mon smartphone Nokia répond en effet déjà à de nombreux usages Web, dont le plus récurrent est la navigation Internet en situation de mobilité. Mais la valeur ajoutée de l’iPad par rapport à un smartphone, comme nous le remarquions déjà dans l’article consacré à sa première version, est qu’il offre une interface extraordinaire pour partager des expériences, des présentations, etc. Et quand on travaille dans le marketing mobile, la tablette tactile comme support de “prez”, ça va un peu de soi. La perte de poids imposée à l’iPad2 renforce encore son “utilisabilité” comme support de démonstration.
Ce qui marque, après un peu moins d’un mois d’utilisation:
- Le plaisir de la navigation Internet: l’iPad procure un excellent confort de navigation. Le concept de “tablette Internet” semble avoir été inventé pour cet engin, et le browsing Web en devient plus addictif. La presse ne s’y est pas trompée d’ailleurs qui a tout de suite vu une planche de salut dans cette ardoise magique. C’est que L’iPad offre enfin une expérience de lecture ludique, quasi magique, qui peut faire oublier – un instant – la praticité et la ductilité du papier. La consultation des messageries Web, un des usages les plus populaires du Web, est un des domaines où la praticité de l’interface tactile de l’iPad est patente. Yahoo et Gmail proposent ainsi des versions html5 adaptées à l’iPad qui rendent obsolète la consultation des mails depuis un PC.
- La gestion quasi magique de la connectivité: l’iPad bascule automatiquement de la 3G vers les réseaux WIFI enregistrés, et de manière souvent très fluide. Ça a l’air anecdotique, mais cette gestion fluide de la connexion Internet contribue certainement au succès des périphériques iOS. A titre personnel, j’ai renoncé il y a 2 ans à mon smartphone HTC suite notamment à l’impossibilité d’utiliser la connexion WIFI.
- L’adieu au clavier physique: les lecteurs de ce blog savent que je suis un fervent partisan du clavier physique. Mon Nokia N97 en témoigne. Et bien après ce premier billet sur clavier virtuel, je pense que je suis en train de dire au revoir à cette survivance du monde PC… On se demande d’ailleurs qui achète les claviers physiques pour iPad… A l’usage, le format d’écran proche du papier A4 se révèle très pratique, notamment quand la tablette est posée sur un support, lors de la prise de notes ou pour rédiger un article.
Quelques limites quand même:
Au nombre des limites qu’on peut souligner pour cet appareil, on peut citer
- La nécessité de le synchroniser avec un ordinateur, PC ou Mac, via le logiciel iTunes. C’est un fil qui le retient encore à l’ancien monde. Mais il paraît qu’Apple vient d’acquérir l’adresse iCloud.com, et qu’une version dans les nuages, “sans fil” de iTunes se rapprocherait.
- Une question surgit également sur la possibilité de pouvoir utiliser l’iPad comme appareil de productivité. Si l’usage en traitement de texte ne pose pas de difficulté, il semble par exemple qu’il n’y ait pas encore de solution simple pour créer des fichiers de présentation de type Powerpoint. Cela ne devrait pas tarder à changer, quand on voit par exemple que Adobe propose une version iPad très bluffante de son célèbre logiciel de retouche d’images, Photoshop.
- La gestion de la sécurité sur la tablette… Compte utilisateurs, mot de passe, la sécurisation de certains dossiers… Le PC semble avoir encore de l’avance sur ce territoire-là
- Il faudrait bien sûr mentionner l’absence de Flash, mais on y survit apparemment!
En vrac, quelques applications qui ont marqué ce premier mois d’utilisation:
- Médias: Paris Match, France Télévisions, Wired (merci Yacine)
- Navigation Web: Safari, mais avec la limite du Flash; on attend Opera et Firefox pour iPad
- Téléphonie: FaceTime évidemment, la visiophonie by Apple, on en reparlera
- Voyage/itinéraire: Google Maps, Mappy
- Loisirs: IMDB, Allociné, Télé Loisirs
- Multimédia: Photoshop Express
- Jeux: Bubble Blast
Je cherche un logiciel – heu que dis-je une application – de reconnaissance d’écriture manuscrite, pour pouvoir écrire avec un stylet et utiliser mon iPad2 comme un bloc-note old school; vous avez une suggestion?
iPad2: “Attrape-moi si tu peux”, le film qu’Apple projette à la concurrence
mars 2nd, 2011“Nous ne nous reposons pas sur nos lauriers”, Steve Jobs lors du lancement de l’iPad 2
On avait ici un peu fait la fine bouche à l’annonce de la première version de l’iPad…la seconde version qui vient d’être annoncée lève à peu près toutes les réserves qui avaient été émises lors de la première itération. La seule objection qui reste: l’absence d’un port pour des périphériques de sauvegarde standards.
L’iPad 2 est plus fin, plus léger, plus rapide, intègre 2 caméras… et coûte le même prix que la version 1 lors de son lancement… Ce prix que nous avions trouvé élevé à l’époque et que la plupart des commentateurs trouvait “raisonnable”, presque une surprise… Si ce prix était raisonnable il y a un an, comment le qualifier 12 mois après, alors que la marque à la pomme a levé la plupart des objections? Ce prix “tautologique” est l’argument qui risque de détourner les acheteurs des offres de la concurrence. C’est un contrepied “pervers”. Devant la stratégie d’innovation continue d’Apple, un des rares leviers que les concurrents pouvaient utiliser était celui du prix… Faire une tablette aussi attractive pour ce même prix doit être un casse-tête pour des sociétés qui ne bénéficient pas encore des mêmes volumes de vente qu’Apple (15 millions d’iPad 1 vendus dans le monde). Le timing choisi pour lancer cette V2 ne devrait pas non plus favoriser l’installation dans le paysage des nouvelles tablettes concurrentes attendues ce printemps.
Une preuve maline de l’innovation continue dont Apple veut faire montre à l’occasion de ce lancement est la housse protectrice de l’ardoise magique (il paraît qu’on ne doit plus dire “tablette”). Comme les précédentes housses elle sert aussi de support à la tablette, mais elle recouvre l’écran de l’iPad via une attraction magnétiqne. Chaque fois qu’elle recouvre l’écran, elle le nettoie des tâches de doigts; cette housse commande également la mise en veille de l’écran… magique non?


Kadjo N'Doua construit une expertise contenus et marketing Internet depuis une dizaine d'années. Il a travaillé entre autres pour Voyages-SNCF, le Parc de la Villette et la SNCF.