Google veut nous faire Buzzer (quand la messagerie Internet devient réseau social)

février 9th, 2010

Google Buzz, c’est donc le nom de la nouvelle fonctionnalité réseau social du géant de la recherche sur Internet. A lire les premiers articles des journalistes qui ont pu suivre une présentation, on perçoit la très grande ambition que l’entreprise a placé dans le développement de ce nouveau produit.

Google Buzz

Google Buzz

Intégration à Gmail (la messagerie Internet maison), intégration aux applications mobile dont Maps (cartes) avec géolocalisation automatique des statuts, émission des statuts et des tweets par reconnaissance vocale…  Même sans l’avoir testé, on imagine aisément ce qu’on pourrait faire de Google Buzz, à l’inverse d’un Google Wave par exemple, qui même pris en main, a pu laisser dubitatif.

C’est bon signe. Google vient donc ainsi de remplacer Orkut, qui faisait figure de réseau social maison officiel jusque là, et qui était un échec en Europe et aux Etats-Unis. Dans le post intitulé le réseau social selon Google, j’avançais l’hypothèse que Google pouvait se servir du moteur de recherche, une des pages les plus visitées au monde, comme base d’un réseau social.
L’entreprise a apparemment choisi pour le moment de passer par Gmail et ses 175 millions de visiteurs uniques mensuels, ainsi que ses millions de comptes utilisateurs, déjà habitués à la messagerie instantanée et à la visiophonie (Fonctionnalité dont Facebook ne dispose pas pour le moment). Mais si le réseau social a pu être intégrée à Gmail ou à la version mobile de Maps, on voit mal pourquoi il ne pourrait pas être intégré au moteur de recherche lui-même.

La question est, cette nouvelle tentative détournera-t-elle de nombreux utilisateurs de Facebook (400 millions de membres fin janvier 2010)?
Si on considère que 1 des 3 lieux de passage quotidiens d’un internaute aujourd’hui (avec le réseau social et un moteur de recherche) est la messagerie  personnelle, il est clair que Google dispose des applications et des solutions de scénarisation pour retenir l’internaute dans son réseau. Maintenant, on peut faire le pari que peu de personnes se déconnecteront de Facebook pour maintenir un compte uniquement sur Google Buzz. C’est donc un partage plus équitable du marché des réseaux sociaux que cette application vise, en faisant migrer les comptes utilisateurs maison vers une expérience plus sociale à l’intérieur de l’écosystème Google.

Il se murmure que Facebook de son côté serait sur le point de doper son offre de messagerie Internet… Yahoo quant à lui a intégré depuis le début de l’année des fonctionnalités sociales à sa messagerie… En ce début 2010 le réseau social a donc avalé la messagerie personnelle.

Spotify, le service de référence pour le streaming musique sur mobile pour combien de temps?

février 7th, 2010

Parmi les attentes suscitées par le buzz précédant l’annonce de l’iPad, il y avait l’éventualité qu’Apple, après son rachat de la startup Lala, spécialisée en streaming musique, dévoile une nouvelle version d’iTunes permettant notamment d’écouter une bibliothèque musicale entière en mobilité. Aujourd’hui iTunes est essentiellement tourné vers le téléchargement payant à l’acte. Mais il semble que l’annonce de cette nouvelle mue soit réservée pour plus tard, peut-être à l’occasion d’une prochaine version de l’iPhone.

Spotify

Spotify

Il y a 2 ans, nous découvrions la possibilité de nous constittuer des playlists en streaming sur le Net, avec Deezer et Jiwa. Aujourd’hui, la même expérience s’est déplacée sur le mobile. Pour 10 euros par mois, Spotify permet d’écouter en streaming illimité sur mobile toutes les musiques que l’on souhaite, avec une expérience très fluide qui n’est pas sans rappeler celle d’iTunes sur certains points. Spotify a été suivi il y a quelques mois par Deezer avec une offre mobile Premium.
Une utilisation gratuite de Spotify est possible sur ordinateur, mais avec un flux musical qui peut être entrecoupé par de la publicité. Il faut bien vivre.

L’astuce technologique utilisée par Spotify est la possibilité de garder dans la mémoire cache du téléphone mobile ou du navigateur Spotify sur ordinateur les chansons écoutées, ce qui permet de les réécouter plus tard sans avoir besoin d’une connexion 3G ou WiFi. De la vraie musique en mobilité, sans besoin de stocker des gigaoctects de données.

Spotify libère ainsi l’écoute impulsionnelle de la musique. Tous ces airs musicaux qui nous passent par la tête dans une journée peuvent maintenant être instantanément joués, où nous voulons, quand nous voulons. Cela donne des usages intéressants. Par exemple vous voulez zapper un morceau ringard dans une soirée, hop vous branchez votre casque, et vous voilà en train d’écouter le morceau qui vous passe par la tête à ce moment-là. Plus loin, la soirée devient carrément ennuyeuse, vous connectez votre téléphone portable à la chaîne Hifi, et vous voilà en train de prendre en main la programmation (pour ce dernier usage, il faudra quand même que la sortie audio des smartphones gagne en puissance). Dommage que l’application pour mobile ne permette pas encore de publier sur les réseaux sociaux le titre d’une chanson, contrairement à la version de Spotify sur ordinateur.

Spotify apparaît aujourd’hui comme la référence pour le streaming musique mobile, et est entrée malgré elle  sur le territoire d’iTunes. La jeune société fait ainsi partie des nombreux acteurs qui retiennent leur souffle depuis le lancement de l’iPad et la position renforcée d’Apple en tant que société intégrée de loisirs numérique (matériels, logiciels/plateforme, prescription du modèle économique de diffusion des contenus).

Consciente du tsunami marketing qu’elle va devoir affronter, la jeune société a commencé à  diffuser ses premières publicités à la télé fin 2009, sortant du seule registre de la propagation virale de son application. Spotify vient par ailleurs d’ouvrir son service à tous les utilisateurs français qui le souhaitent. Il fallait auparavant être invité par un ami pour accéder au service. Souhaitons bonne chance à cette startup ingénueuse.

11 questions techno pour 2010

janvier 17th, 2010

Un bon marronnier de début d’année: la liste des questions qui définiront les contours de l’actualité techno.

  1. La tablette tactile d’Apple va-t-elle emporter nos dernières résistances?
    2010 sera-t-elle l’année des tablettes et du multi-touch? (Apple, Archos, E-books, Orange, Windows 7 à vos marques!) ou le clavier a-t-il des beaux jours devant lui (Nokia, BlackBerry, HTC)?
  2. Le téléphone mobile sera-t-il le support de choix pour écouter la musique “où tu veux, quand tu veux”? (moyennant un forfait data illimité :-( ) ?
  3. 2010 verra-t-elle l’essor du livre numérique (E-books) ?
  4. Nokia, premier fabricant au monde de téléphones mobiles, parviendra-t-il à limiter la hype et le buzz suscités par les plateformes mobiles iPhone et Android?
  5. Chrome OS va-t-il bouleverser le paysage des Netbook, et celui de l’informatique en général?
  6. Tout un chacun aura-t-il sa radio Internet (comme aujourd’hui tout le monde a son blog) et la radio numérique terrestre sera-t-elle bien lancée fin 2010?
  7. Le streaming aura-t-il tué le bon vieux téléchargement?
  8. Bing parviendra-t-il a éroder la part de marché de Google?
  9. Facebook parviendra-t-il à sortir de la sphère privée pour rejoindre Twitter sur la place publique?
  10. Free lancera-t-il son offre fibre optique-pour-les-anciens-abonnés avant son offre 3G?
  11. Serons-nous tous dans les nuages (in the cloud)?

Ma recette du fondant au chocolat (tiens-toi bien Marmiton.org)

décembre 31st, 2009

Bon il faut bien que je justifie la présence d’une rubrique ‘Divers’ sur ce blog. Et puis il n’y a pas que le Web dans la vie. Et puis vous êtes nombreuses à me l’avoir demandée cette recette. La voici donc, ménagères de moins de 50 ans.

Les ingrédients:

  • 200g de chocolat
  • 150 g de beurre
  • 160 g de sucre
  • 4 oeufs
  • 21-22 g de farine
  • Poudre de noix de coco

L’approche

  1. Faire fondre le beurre et le chocolat dans un peu de lait. Laisser tiédir le mélange.
  2. Ajouter le sucre
  3. Séparer les jaunes des blancs d’oeufs
  4. Ajouter un à un les jaunes d’oeufs au mélange
  5. Ajouter la poudre de noix de coco
  6. Laisser reposer
  7. Ajouter la farine
  8. Faire monter les blancs en neige  (non ce n’est pas un proverbe africain, ah ah :-) )
  9. Incorporer délicatement et avec tendresse la neige au mélange
  10. Mettre au four préalablement chauffé
  11. Faire cuire 26 minutes, pas plus, à 180 degrés
  12. Laisser reposer à l’extérieur du four

Et voilà! Au fait, meilleurs voeux pour 2010.

Quand la presse redevient payante sur Internet grâce aux smartphones

décembre 9th, 2009

Certes des accès  payants des grands titres de la presse magazine et quotidienne existent sur Internet depuis la fin des années 90. Mais à part la consultation des archives, la plupart des journaux avaient fini par se  résigner à accorder un large accès gratuit à leurs articles… au nom de l’audience. Un titre phare comme Les Echos, un des rares à avoir tenu bon sur l’accès réservé aux abonnés et le paiement à l’acte sur ses articles, est revenu sur sa ligne en ouvrant plus largement l’accès à son contenu en 2008.

Depuis un an, et suite à la chute des revenus publicitaires, les éditeurs de presse ont été forcés de trouver d’autres sources de revenus pour équilibrer leurs comptes. Deux pistes sont alors apparues:

  1. Faire payer les lecteurs (comme pour la presse papier)
  2. Mieux faire contribuer les agrégateurs de news comme Google News, Yahoo News ou Bing, dont une partie significative de l’audience provient de l’agrégation d’actualités

Depuis fin 2008, de plus en plus de voix se sont élevées parmi les éditeurs pour souligner qu’il n’y avait point de salut hors la contribution monétaire des lecteurs. Une des premières voix a été celle de Frédéric Filloux, co-auteur du blog Monday Note (et ancien directeur des éditions électroniques de Libération), qui a montré dans ses billets comment la valeur des inventaires publicitaires Web des journaux avait fondu, et pourquoi le payant devait faire un retour en force.

Plus récemment, Rupert Murdoch, fondateur de News Corp, le plus grand éditeur mondial, a laissé entendre que la consultation de tous ses titres sur Internet va devenir payante. Il a fait pression sur Google News, un des agrégateurs les plus puissants, en menaçant de réserver le contenu de ses journaux à Microsoft,  son grand concurrent. D’autres éditeurs lui ont emboîté le pas sur la revendication d’un partage plus équitable des revenus avec les agrégateurs d’actualités. Rupert Murdoch semble avoir ainsi convaincu d’autres acteurs de le rejoindre dans son combat. Le groupe Axel Springer, le premier éditeur européen, vient de confirmer au Wall Street Journal, un des titres phares de News Corp, la nécessité de rendre payante la presse sur Internet.

Il semble que les éditeurs aient été entendu. Google vient de leur proposer des outils pour mieux gérer quels articles peuvent être référencés et à quelle fréquence ils peuvent d’être affichés par les internautes.

Une fois la position payante arrêtée, 2 questions se posent:

  • Comment faire payer techniquement?, car les sommes concernées par le paiement d’un article sont généralement minuscules
  • Quelle expérience utilisateur pour conforter la lecture payante?

Le succès de l’Apps Store, la boutique en ligne d’Apple, qui a installé de manière convaincante le concept d’application mobile payante (l’équivalent moderne du minitel :) — la tarification à la durée en moins), semble avoir apporté une réponse aux 2 questions. Après Le Parisien et Le monde, et dans la foulée de sa nouvelle formule très convaincante, Libération a ainsi lancé récemment une application iPhone, qui a eu un certain succès dans la blogosphère et les milieux technophiles.
Malgré son très grand succès, le problème de l’AppStore est qu’il est limité à la seule plateforme d’Apple. Qu’en est-il de la lecture depuis les autres smartphones?
La nouvelle Application Shop d’Orange, destinée à héberger des applications pour toutes les autres plateformes de smartphones, est peut-être la réponse.

Il semble ainsi que les smartphone (le téléphone mobile en fait) soient devenus la plateforme de choix permettant aux  éditeurs de maîtriser tous les aspects de la monétisation de leurs articles sur Internet, en rajeunissant leur audience au passage. Voir cet article du Monde sur le sujet.

Test express du Nokia N97 (version maxi)

novembre 25th, 2009

Eh oui, je le voulais. Je l’ai eu. Tous ces bloggueurs qui se sont échinés à tester la bête n’ont pas travaillé pour rien. Le Nokia N97 est à présent mon compagnon de mobilité. Voici un test express, avant une version plus longue dans quelques jours.

Nokia N97

Nokia N97

Cet été, après avoir parcouru plusieurs blogs, j’avais noté les éléments saillants suivants:

Côté plus:

  • Photo et vidéo bluffantes:
    J’ai encore besoin d’un peu de temps pour tester la photo et la vidéo. Mais la photo est de meilleure facture que sur mon ancien TyTn II.
  • Ecran très confortable:
    Aucun doute, on retrouve l’élégance des derniers appareils Psion, avant que la gamme ne soit arrêtée. L’écran est plus long que celui d’un iPhone, mais moins large. En mode Paysage, il est top.
  • Audio et gestion MP3 de bonne facture:
    Très bonne note comparativement à mon TyTn. Prise audio jack incluse. Le N97 est un vrai baladeur (qui inclut aussi la réception FM)
  • Navigation Web fluide: Le plaisir de la navigation sur ce smartphone rapelle les sommets délivrés par le haut de gamme Psion
  • Connectique complète (sortie TV notamment).
    Pas encore pu tester la sortie TV.

Côté Moins

  • L’affichage des menus à l’écran serait problématique:
    Il est vrai que si on vient de Windows Mobile, il faut quelques jours pour se retrouver dans le menu Symbian
  • La touche espace du clavier physique est très petite et située à un emplacement inhabituel:
    Ce qui est gênant de mon point de vue, ce n’est pas tellement l’emplacement de la touche Espace, mais l’exil de la touche Shift à l’extrémité droite du clavier. Utiliser ce bouton relève de l’accrobatie qaund on est droitier. Nokia a d’aiileurs corrigé ce défaut sur la version redux du N97 qui vient de sortir, dénommée N97 Mini 
  • Le basculement en mode paysage n’est pas fluide (il faut forcément ouvrir le clavier pour l’obtenir) :  
    Ben ça n’est pas gênant pour moi à ce stade. Mais il faut espérer que les mises à jour du Firmware pourront corriger ce point.
  • Le stylet est un peu gros et n’a pas d’encoche dédiée sur le téléphone lui-même:
    Ayant pris un pack Orange, j’ai découvert qu’un certain nombre d’accessoires fournis par Nokia étaient absents du coffret (autant vous dire grosse déception à l’égard de mon opérateur mobile)
  • Un dernier défaut qu’Eric Dupin relevait dans son test très complet, paru en juillet dernier, était le fonctionnement plutôt problématique de la boutique en ligne OVI. Et bien ces défauts de jeunesse ont disparu en novembre. Eric D., on t’a entendu. J’ai pu me créer un compte sans aucun problème et télécharger des applications gratuites en quelques minutes.

En conclusion
Le N97 est le digne successeur de l’élégance et de l’approche Pro de la gamme Psion – disparue - mais avec le multimédia d’aujourd’hui. Donc un excellent choix pour ceux qui aiment les smartphone avec clavier physique coulissant. Ne pas le confondre avec le N97 Mini (moins encombrant, mais avec avec un écran moins majestueux), pour les petits doigts ou ceux qui aiment le redux.
Bon, il était pas si express que ça ce test finalement…

Le combat des Box, ADSL versus consoles de jeux (Playstation 3)

novembre 16th, 2009

Sommes-nous tous des adulescents? J’ai fini par me laisser convaincre que la Playstation 3 est aussi un lecteur de DVD dernier cri, grâce à l’intégration du standard Blu-Ray dont Sony se trouve être l’inventeur. Je viens de me procurer ma première console de salon. Non que je sois un gamer. Les seuls jeux vidéos qui m’aient jamais vraiment attiré sont les simulateurs de vol, et la platefome PC reste la référence dans le domaine, avec notamment le hit “Flight Simulator”.

Playstation 3

Playstation 3

J’ai d’abord acheté la Playstation 3 pour en faire un lecteur DVD. Je suis d’ailleurs sorti du magasin avec un coffret Clint Eastwood et un autre “Fellini au travail”, mais sans aucun jeu. Cela dit, je ne me refuse pas de glisser progressivement vers le gaming.

Après quelques jours d’utilisation, je n’ai toujours lancé aucun jeu, mais j’ai vu plusieurs films, et je suis très satisfait de mon nouveau lecteur DVD. Le jour de ma glissade dans l’univers du gaming, je me suis procuré l’excellent numéro du mois de novembre du magazine SVM, qui consacre sa une à la sécurité sur les réseaux sociaux. Ce numéro comprend aussi un dossier sur les Box ADSL et leurs dernières innovations, qui a fécondé ma réflexion.

On y apprend notamment que la Livebox est positionnée comme le “coeur numérique de la maison“, et que Numéricable s’apprête à lancer un service de VOD innovant. Peu de nouvelles fraîches en revanche de la part de Free, qui nous avait habitué à faire la course en tête en termes d’innovations ADSL. On attend d’ailleurs avec impatience l’exploitation concrète de la fibre optique sur son réseau à Paris.

Les consoles de jeu, Playstation, Xbox, Wii, peuvent prétendre elles aussi au statut de  “coeur numérique  de la maison” ou de Media Center (pour parler le langage un peu daté de l’an 2000). De fait, elles sont médiatrices d’au moins 2 activités de détente au centre des loisirs familiaux: les jeux et la lecture de DVD. Activités que les box ADSL ne permettent pas encore, même si en pilotant le bouquet de chaînes de la maison (grâce à leurs boîtiers TV) et la VOD (video on demand), elles détiennent elles aussi une part de l’équation.

Chacun essaie d’étendre le territoire qu’il a déjà conquis. Déjà pourvues d’un accès réseau WIFI, les consoles de jeu développent sans cesse leurs extensionss (add-on). La Playstation et la WII sont les plus actives… Webcam, plateau de sport, micro de karaoké, volant de voiture avec boîtier de vitesse et pédales s’il vous plaît…
Les box, elles, enrichissent donc leurs offres aussi bien logicielle que matérielle. On apprend ainsi que la Livebox intégrera un détecteur de fumée dans un futur proche. Gageons aussi qu’elle permettra de surveiller la maison en votre absence grâce à une webcam…

D’un point de vue de l’expérience vécue par l’utilisateur, on peut parier que les consoles sont aujourd’hui plus perçues comme le coeur numérique de la maison que les box, même si ce sont bien ces dernières qui fournissent l’accès réseau, à la source de l’ouverture de la maison sur l’extérieur, et donc de son inscription dans le numérique. Bataille à suivre.

Twitter conforte son statut de première source d’information temps réel grâce à Bing et Google

octobre 22nd, 2009

Microsoft et Google viennent de confirmer une rumeur qui circulait depuis quelques temps: les 2 moteurs de recherche indexeront le contenu des informations diffusées sur Twitter. Voir l’annonce sur le blog anglais de Google.

Dans le billet le fil AFP de monsieur tout le monde, je soulignais comment Twitter avait pris l’avantage sur Facebook en tant que source de veille “sérieuse”. En annonçant leur volonté de référencer les tweets de monsieur tout le monde, et donc en les légitimant, Google et Bing, les 2 moteurs de recherche de référence, viennent de donner un coup de pouce au petit poucet face au géant Facebook.

A noter quand même que Bing-Microsoft, qui a une nouvelle fois tiré avant Google nous apprend Techcrunch, annonce en même temps le référencement des informations temps réel de Facebook. Peut-être Google annoncera-t-il lui aussi le référencement de vos posts sur Facebook (à votre grande surprise sans doute), même si les 2 entreprises n’ont pas un relationnel aussi apaisé que Microsoft et Facebook.

Twitter devrait quand même garder l’avantage sur l’information en temps réel, parce que:

- Twitter diffuse plus d’informations publiques que Facebook, dont une bonne partie des conversations sont d’ordre privé

- Twitter est pour le moment l’interface la plus simple pour diffuser de l’information temps réel; le site a même été conçu pour ça

- Twitter est aujourd’hui l’outil de référence utilisé par les experts de tous milieux pour asseoir leur expertise. C’est donc le réseau qui devrait fournir les informations les plus utiles ou les plus pertinentes.

Voyages-sncf.com lance une plateforme vidéos dédiée à la préparation des voyages

septembre 25th, 2009

Le leader du e-tourisme en France, Voyages-sncf.com, vient de lancer sa plateforme vidéos: http://video.voyages-sncf.com pour aider ses clients à préparer leurs voyages.

Si la vidéo est un contenu utilisé par les e-voyagistes depuis plusieurs années, il n’existait jusqu’à présent sur le marché français aucune plateforme à vocation exhaustive, regroupant des chaînes aussi variées que les villes, les hôtels, les restaurants et les loisirs. Dorénavant, les voyageurs pourront donc trouver sur une même plateforme une large palette de contenus vidéos pour valider leurs décisions d’achats touristisques, notamment sur les hôtels.

 Je colle ci-après ce qui est sans doute un des tout premiers lecteurs exportés ou Embed issus de la plateforme de Voyages-SNCF.
 

Je tiens à préciser aux lecteurs de ce blog qu’en tant que responsable éditorial chez Voyages-SNCF, j’ai piloté la création de cette plateforme.

Le fil AFP de monsieur tout le monde: Twitter versus Facebook

septembre 13th, 2009

J’ai entendu récemment plusieurs fois cette question: quel est l’intérêt de Twitter par rapport à Facebook? De fait, le service de microblogging est vu par la plupart des internautes comme un doublon de la star des réseaux sociaux. Ce sentiment pourrait se traduire dans le nombre d’utilisateurs de Twitter en France, environ 640 000, si on en croit une étude IFOP, qui place à 2% de la population internaute française (32 millions) le nombre de comptes Twitter, bien loin du nombre d’utilisateurs de Facebook (plus de 30% des internautes français, près de 10 millions de personnes).

Récemment, un collègue bénéficiant d’une culture Internet très avancée, notamment sur les réseaux sociaux, se plaignait de la faiblesse de la communauté Twitter en France, et était donc surpris du buzz déclenché malgré tout par cette application.

Twitter est en fait un agrégateur d’information, au même titre que Google News ou un lecteur de flux RSS, et donc un outil de veille “sérieux”.  C’est aujourd’hui un des canaux les plus puissants pour obtenir de l’information (du bruit?) sur une marque, un fait d’actualité ou une personne.  Sa puissance vient du fait qu’il permet d’obtenir cette information en temps réel.
Cette dimension d’agrégateur d’information manque encore à Facebook, qui est perçu encore largement comme un outil de détente (fun), là où Twitter a tout de suite été choisi par des chercheurs, des hommes politiques, ou des agences marketing pour asseoir leur expertise. Récemment, Twitter a été utilisé pour couvrir le crash d’un avion (via la diffusion des premières photos de l’accident) ou les soubresauts de la révolte de cet été en Iran. Twitter apparaît ainsi comme un outil plus facilement adaptable aux besoins professionnels ou “sérieux”.

Le retard de Facebook sur Twitter en tant que source d’information “sérieuse” se révèle dans le fait qu’un agrégateur de flux RSS comme FeedReader n’a pas encore intégré Facebook comme source d’information, contrairement à Twitter et Google News. Il y a sans doute des raisons techniques à cela. Jusqu’à récemment, Facebook ne permettait pas d’effectuer une recherche sur toutes les conversations émises sur ce réseau. Les recherches se limitaient à votre propre réseau de contacts. Aujourd’hui cela changé, et le moteur de recherche de Facebook a gagné en puissance. Gageons que d’ici quelques mois les lecteurs de fil RSS permettront de créer des fils de recherche virtuel sur les conversations publiques émises dans Facebook.

Twitter est un flux RSS qui intègre la conversation simple, primitive, entre l’émetteur et ses récepteurs. Les tweets sont des micro-dépêches commentables. Il n’est pas surprenant que les journalistes soient une des populations les plus représentées chez les utilisateurs de Twitter, notamment aux Etats-Unis et en Angleterre. Le réseau de microblogging est en fait le fil AFP de Monsieur tout le monde, et il permet aux journalistes d’attirer du trafic vers le site Internet de leur journal, via des liens vers leurs derniers papiers.
Twitter est la quintessence de la vague conversationnelle qui envahit l’Internet, une sorte de Haiku de la conversation, là où Facebook est un journal intime très sophistiqué.
N’oublions pas cependant que ce fil de dépêche peut être truqué ou non fiable, notamment parce qu’aujourd’hui l’identité et le sérieux de l’émetteur des dépêches ne peuvent pas être certifiés. Twitter travaille à corriger cela.

Pour le moment, Twitter est  en retard en termes de comptes utilisateurs, mais Facebook ne tient pas à laisser à son concurrent les vertus de la simplicité (de la rapidité?) et la position d’outil de référence pour la recherche en temps réel d’information sur Internet.  En publiant une version “Lite” (légère) de son service, et en essayant de se rapprocher le plus possible de la diffusion de statuts/photos en temps réel, Facebook se donne les moyens de continuer la course en tête, jusqu’à un éventuel rachat de son concurrent?