Une fin 2010 riche en tablettes?

août 26th, 2010

A la lecture des Echos et du Figaro économie ce jeudi 26 août, on en apprend un peu plus sur la fièvre qui s’est emparée des fabricants informatiques concernant le prochain périphérique convergent, né dans le sillage de l’iPad, et qui apparaît généralement sous le nom de “tablette”.  Cette fièvre fait suite à celle apparue en 2009 autour des Netbook, relégués du coup au second plan.

Archos 7 Home Tablet

Archos 7 Home Tablet

Qu’apprend-on dans les articles mentionnés?

  • Apple lancerait d’ici 2011 des mini iPad, moins encombrants que la première génération (mais plus grands qu’un iPhone) et moins coûteux. Si cela se confirmait ce ne serait pas surprenant. L’hétérogénéité de la famille iPod ne lui a pas nui, au contraire; il y en a pour toutes les bourses. Un tel lancement démentirait cependant tous ceux qui avaient osé écrire que la surprise avec l’iPad était son prix incroyablement bas… :-)
  • Orange, un des premiers opérateurs mobiles dans le monde serait lui sur le point de lancer une tablette bon marché sous le système d’exploitation Android de Google. Un périphérique successeur de son Tabbee, ce cadre photo numérique évolué/mini média-center, qui ne bénéficie pas de l’offre applicative, ni de la fureur marketing qui entoure l’iPad
  • D’autres fabricants comme Samsung, Dell, HP et Archos devraient suivre. Ce dernier ayant déjà sorti des tablettes sous Android et Windows 7, mais sans bénéficier d’une bonne presse. Un système d’exploitation trop lent ou des composants matériels dépassés sont généralement les défauts pointés. Archos est cependant le seul compétiteur d’Apple déjà identifié chez l’analyste GFK, lequel désigne le nouveau périphérique convergent sous le nom de “Web book”… On est curieux de connaître  la différence sémantique avec un Netbook :-)

Quelques points saillants  sur ce marché des tablettes:

  1. Il n’est pas récent. Microsoft travaille sur l’idée de “Tablet PC” depuis les années 90…  Les premiers prototypes n’avaient certes pas une taille aussi réduite et incluaient des claviers physiques. On peut aussi considérer que Palm, avec ses PDA, était déjà un fabricant de tablette.
  2. Même si le concept existe depuis longtemps, Apple apparaît comme celui qui a ouvert ce marché avec l’iPad. On est ainsi dans uns situation différente ce qui se passait pour les baladeurs numériques ou le téléphone portable, où Apple est arrivé après et a révolutionné ces produits. C’est donc l’occasion de voir si la concurrence multiforme qui s’annonce est capable de révolutionner une ligne de produit inaugurée par Apple.
  3. La décision d’Apple de décliner la famille iPad est une façon de reconnaître que la première génération n’est pas à même de répondre au grand spectre de besoins suscités par le nouveau périphérique convergent. Nombreux sont ceux qui ont pointé par exemple l’absence de périphérique de stockage, de caméra, ou le poids de cet engin qui ne permet pas de l’utiliser dans les transports en commun. Le lancement des iPad mini est ainsi une arme pour répondre à la concurrence qui va s’engouffrer dans les limites identifiées des premiers iPad.
  4. Qu’un opérateur téléphonique, dont ce n’est a priori pas le coeur de métier, puisse se lancer sur ce marché quelques mois à peine après son ouverture par le fabricant informatique qu’est Apple montre l’accélération du temps technologique que nous vivons, ou confirme que le concept de tablette est dans l’air depuis suffisamment longtemps pour que des acteurs non issus du monde informatique puisse se lancer très rapidement.
  5. Les fabricants qui iront sur ce marché vont affronter une concurrence très hétérogène. Des consoles de jeu portables comme la PSP de Sony ou la DS de Nintendo, qui n’arrêtent pas d’étoffer leurs fonctionnalités, jouent sur le même terrain. Il en est de même pour les cadres photos numériques, qui devraient voir leurs fonctions s’enrichir.
  6. On est curieux de voir ce que Nokia, qui a surpris en  lançant un Netbook début 2010, va faire sur ce marché. Certains (dont nous ne sommes pas forcément) lui conseillent de remplacer son système Symbian par Android, le système d’exploitation gratuit qui monte, et qu’Orange a retenu pour sa tablette. Et que dire de HP qui a racheté Palm, un des premiers fabricants de tablettes, alors connus sous le nom de PDA?

Alors nos écrans de smartphones sont-ils devenus si rapidement trop petits?

iPad premières impressions

août 5th, 2010

Ma première rencontre avec l’objet date du mois d’avril, quand une connaissance, collaborateur de l’agence de radio numérique GOOM,  en a rapporté un des Etats-Unis. L’iPad m’a tout de suite semblé  un bel objet, marque de fabrique d’Apple, cependant trop grand et lourd pour être facilement utilisé en mobilité.

iPad d'Apple

iPad d'Apple

J’ai en revanche été bluffé par la qualité de la vidéo, notamment celle diffusée en html5 sur Youtube, censée être compressé… L’iPad est donc indéniablement un lecteur portable vidéo de qualité supérieure. C’est d’ailleurs un des seuls usages dans lequel on imagine utiliser un iPad en mobilité. J’ai par exemple pour le moment croisé personne dans le métro qui utilisait l’iPad comme un reader (une liseuse). Peur du vol peut-être me direz-vous :-)

Depuis cette première rencontre,  j’ai pu utiliser l’iPad chez des amis, et j’ai assisté à une session d’évangélisation faite par Backelite, une des agences spécialisées en éditions d’applications mobiles sur la place de Paris. Marrant comme tout le monde veut lancer son application iPad…

Jusqu’ici, j’ai le sentiment que c’est un objet qui se vendra plus sur des utilisations professionnelles, contrairement à l’iPod et l’iPhone, dont le succès grand public n’est plus à prouver. Je me trompe peut-être, Apple annonce en avoir déjà vendu plus de 3 millions en 3 mois dans le monde.

Un des usages qui m’a paru le plus évident, et qui rattache cet objet à la fois au salon de la maison et à celui où les professionnels se rencontrent, est qu’il est un terminal très pratique pour partager avec les autres des expériences (photos, sites Web, informations), ce que l’écran du smartphone, encore trop petit, ne permet pas forcément. Mais là où d’autres terminaux – meilleur marché -, tels que les cadres photos numériques, pourront le concurrencer dans le salon de la maison, il me semble que le marché entreprise ou éducatif lui offre plus d’opportunités (salons encore une fois, formations, démonstrations, bibliothèques, universités, terminal de productivité professionnel simplifié…)

J’ai la chance de connaître le créateur du site http://applicationsipad.net/, devenu une des références pour les usages de l’iPad; je publierai donc prochainement un entretien avec lui.

La triste fin de l’ère Domenech (et l’esprit d’équipe dans tout ça?)

août 4th, 2010

Le Mondial de l’équipe de France s’est donc soldé par une défaite contre l’Afrique du Sud, après un refus collectif de s’entraîner. Les piliers de la révolte qui se sont exprimés jusque-là – Anelka, Gallas, Evra – ont chargé le sélecteur, qui, selon eux, “n’aurait pas été bon”, les aurait humiliés, aurait refusé de les écouter. Il faudra sans doute plus de temps pour que la vérité apparaisse tout à fait. On est impatient d’écouter la version complète d’un Jérémy Toulalan par exemple, qui a surpris en avouant avoir mobilisé son attaché de presse pour rédiger le communiqué des mutins.
Peut-être Domenech lui-même se laissera-t-il convaincre par un éditeur de raconter sa version, et nous expliquera pourquoi il a gardé Anelka à la pointe de l’attaque des Bleus pendant 5 matches, alors que tout le monde lui conseillait le contraire, et que le joueur lui-même le vivait mal, au point d’invectiver son entraîneur devant le groupe, dans un mouvement qui allait rompre toutes les digues.
En dehors de la responsabilité patente des joueurs (qui n’ont absolument aucune excuse), il apparaît qu’il y a eu une cassure entre le sélectionneur et plusieurs cadres de son équipe, y compris Thierry Henry; cassure que ce groupe avait réussi à nous dissimuler jusque-là.
Pour avoir été de ceux qui ne souhaitaient pas jeter la pierre à Raymond – que Catherine Ringer disait “kiffer” dans une jolie chanson -, devant la difficulté de la tâche de sélectionneur, à la fin de mondial, on ne peut que reprocher à Domenech de n’avoir pas su créer en 6 ans ce qui était sa prérogative minimale, et celle de tout sélectionneur: un esprit d’équipe.

Mondial 2010: tous sélectionneurs (l’équipe-type)

juin 7th, 2010

Après un match contre le Costa Rica qui nous a fait voir les Bleus sous leur meilleur jour depuis 2 ans, le match France-Tunisie  a rappelé les heures les plus décevantes de cette équipe, notamment lors de la phase de qualification: manque de dynamisme, une défense fébrile et une attaque amorphe. Un match très ennuyeux, surtout quand on a proposé à des amis, dont des contempteurs du foot, d’aller voir le match dans le quartier du Marais, à Paris,  sur une télé Samsung 3D dernier cri.

France-Costa Rica

La défaite 0-1 contre la Chine a achevé de nous plonger dans la circonspection par rapport à notre équipe préférée.

Mais revenons en arrière, à ce match contre le Costa Rica, dont la plupart des spectateurs ont souligné le côté jouissif: un jeu fluide, une équipe constamment en mouvement et de très belles actions. A certains moments on pouvait percevoir la volonté de jouer à une touche de balle, un terrain sur lequel l’équipe de France s’avance rarement.

Comme beaucoup, je suis interloqué par le peu de réalisations d’Anelka. On est d’autant plus déçu que, par le passé, il pouvait s’abriter derrière le fait que le sélectionneur ne le titularisait pas souvent. Mais ce n’est plus le cas aujourd’hui. Où est passé l’Anelka de France-Serbie en septembre 2008?

J’ai plus de mal à voir les défauts qui sont reprochés à Govou (ma connaissance du foot n’est pas assez affirmée pour cela). Si ce n’est que, comme tout le monde, je vois bien qu’il contribue peu à l’animation offensive, et que la plupart des actions dangereuses de l’équipe de France viennent du côté gauche.

A la lecture de l’Equipe, on comprend ce qu’on devinait déjà lors des qualifications. La relation humaine entre Anelka/Ribéry et Gourcuff n’est pas des plus optimales. Les premiers considérant le second comme un bleu trop vite monté en neige :-)
Le moteur offensif de cette équipe serait ainsi grippé.

Alors que faire? Maintenir le 4-3-3 ou revenir au 4-2-3-1 de sinistre mémoire? Vu ce qui s’est passé pendant la préparation, j’ai l’intuition que le 4-3-3 ne sera qu’une option lors de la compétition, en fonction du profil de l’adversaire des Bleus et de l’état du score. Contre des gros clients comme l’Uruguay ou le Mexique, je pense que Domenech commencera sur un schéma en 4-2-3-1, parce que la défense des Bleus n’est pas plus rassurante que pendant les qualifications et que l’attaque ne s’est pas montrée plus réaliste. Le meilleur avant-centre jusque là est William Gallas, c’est dire…

Avec quels joueurs faut-il changer? Les remplaçants (Diaby, Gignac, Valbuena, Henri) ayant montré beaucoup plus d’envie (de faim) que les titulaires lors des matches de préparation, on souhaiterait que Domenech les fasse jouer d’entrée de jeu.  J’attends avec impatience une première mi-temps jouée par un Djibril Cissé par exemple.

Google veut nous faire Buzzer (quand la messagerie Internet devient réseau social)

février 9th, 2010

Google Buzz, c’est donc le nom de la nouvelle fonctionnalité réseau social du géant de la recherche sur Internet. A lire les premiers articles des journalistes qui ont pu suivre une présentation, on perçoit la très grande ambition que l’entreprise a placé dans le développement de ce nouveau produit.

Google Buzz

Google Buzz

Intégration à Gmail (la messagerie Internet maison), intégration aux applications mobile dont Maps (cartes) avec géolocalisation automatique des statuts, émission des statuts et des tweets par reconnaissance vocale…  Même sans l’avoir testé, on imagine aisément ce qu’on pourrait faire de Google Buzz, à l’inverse d’un Google Wave par exemple, qui même pris en main, a pu laisser dubitatif.

C’est bon signe. Google vient donc ainsi de remplacer Orkut, qui faisait figure de réseau social maison officiel jusque là, et qui était un échec en Europe et aux Etats-Unis. Dans le post intitulé le réseau social selon Google, j’avançais l’hypothèse que Google pouvait se servir du moteur de recherche, une des pages les plus visitées au monde, comme base d’un réseau social.
L’entreprise a apparemment choisi pour le moment de passer par Gmail et ses 175 millions de visiteurs uniques mensuels, ainsi que ses millions de comptes utilisateurs, déjà habitués à la messagerie instantanée et à la visiophonie (Fonctionnalité dont Facebook ne dispose pas pour le moment). Mais si le réseau social a pu être intégrée à Gmail ou à la version mobile de Maps, on voit mal pourquoi il ne pourrait pas être intégré au moteur de recherche lui-même.

La question est, cette nouvelle tentative détournera-t-elle de nombreux utilisateurs de Facebook (400 millions de membres fin janvier 2010)?
Si on considère que 1 des 3 lieux de passage quotidiens d’un internaute aujourd’hui (avec le réseau social et un moteur de recherche) est la messagerie  personnelle, il est clair que Google dispose des applications et des solutions de scénarisation pour retenir l’internaute dans son réseau. Maintenant, on peut faire le pari que peu de personnes se déconnecteront de Facebook pour maintenir un compte uniquement sur Google Buzz. C’est donc un partage plus équitable du marché des réseaux sociaux que cette application vise, en faisant migrer les comptes utilisateurs maison vers une expérience plus sociale à l’intérieur de l’écosystème Google.

Il se murmure que Facebook de son côté serait sur le point de doper son offre de messagerie Internet… Yahoo quant à lui a intégré depuis le début de l’année des fonctionnalités sociales à sa messagerie… En ce début 2010 le réseau social a donc avalé la messagerie personnelle.

Spotify, le service de référence pour le streaming musique sur mobile pour combien de temps?

février 7th, 2010

Parmi les attentes suscitées par le buzz précédant l’annonce de l’iPad, il y avait l’éventualité qu’Apple, après son rachat de la startup Lala, spécialisée en streaming musique, dévoile une nouvelle version d’iTunes permettant notamment d’écouter une bibliothèque musicale entière en mobilité. Aujourd’hui iTunes est essentiellement tourné vers le téléchargement payant à l’acte. Mais il semble que l’annonce de cette nouvelle mue soit réservée pour plus tard, peut-être à l’occasion d’une prochaine version de l’iPhone.

Spotify

Spotify

Il y a 2 ans, nous découvrions la possibilité de nous constittuer des playlists en streaming sur le Net, avec Deezer et Jiwa. Aujourd’hui, la même expérience s’est déplacée sur le mobile. Pour 10 euros par mois, Spotify permet d’écouter en streaming illimité sur mobile toutes les musiques que l’on souhaite, avec une expérience très fluide qui n’est pas sans rappeler celle d’iTunes sur certains points. Spotify a été suivi il y a quelques mois par Deezer avec une offre mobile Premium.
Une utilisation gratuite de Spotify est possible sur ordinateur, mais avec un flux musical qui peut être entrecoupé par de la publicité. Il faut bien vivre.

L’astuce technologique utilisée par Spotify est la possibilité de garder dans la mémoire cache du téléphone mobile ou du navigateur Spotify sur ordinateur les chansons écoutées, ce qui permet de les réécouter plus tard sans avoir besoin d’une connexion 3G ou WiFi. De la vraie musique en mobilité, sans besoin de stocker des gigaoctects de données.

Spotify libère ainsi l’écoute impulsionnelle de la musique. Tous ces airs musicaux qui nous passent par la tête dans une journée peuvent maintenant être instantanément joués, où nous voulons, quand nous voulons. Cela donne des usages intéressants. Par exemple vous voulez zapper un morceau ringard dans une soirée, hop vous branchez votre casque, et vous voilà en train d’écouter le morceau qui vous passe par la tête à ce moment-là. Plus loin, la soirée devient carrément ennuyeuse, vous connectez votre téléphone portable à la chaîne Hifi, et vous voilà en train de prendre en main la programmation (pour ce dernier usage, il faudra quand même que la sortie audio des smartphones gagne en puissance). Dommage que l’application pour mobile ne permette pas encore de publier sur les réseaux sociaux le titre d’une chanson, contrairement à la version de Spotify sur ordinateur.

Spotify apparaît aujourd’hui comme la référence pour le streaming musique mobile, et est entrée malgré elle  sur le territoire d’iTunes. La jeune société fait ainsi partie des nombreux acteurs qui retiennent leur souffle depuis le lancement de l’iPad et la position renforcée d’Apple en tant que société intégrée de loisirs numérique (matériels, logiciels/plateforme, prescription du modèle économique de diffusion des contenus).

Consciente du tsunami marketing qu’elle va devoir affronter, la jeune société a commencé à  diffuser ses premières publicités à la télé fin 2009, sortant du seule registre de la propagation virale de son application. Spotify vient par ailleurs d’ouvrir son service à tous les utilisateurs français qui le souhaitent. Il fallait auparavant être invité par un ami pour accéder au service. Souhaitons bonne chance à cette startup ingénueuse.

11 questions techno pour 2010

janvier 17th, 2010

Un bon marronnier de début d’année: la liste des questions qui définiront les contours de l’actualité techno.

  1. La tablette tactile d’Apple va-t-elle emporter nos dernières résistances?
    2010 sera-t-elle l’année des tablettes et du multi-touch? (Apple, Archos, E-books, Orange, Windows 7 à vos marques!) ou le clavier a-t-il des beaux jours devant lui (Nokia, BlackBerry, HTC)?
  2. Le téléphone mobile sera-t-il le support de choix pour écouter la musique “où tu veux, quand tu veux”? (moyennant un forfait data illimité :-( ) ?
  3. 2010 verra-t-elle l’essor du livre numérique (E-books) ?
  4. Nokia, premier fabricant au monde de téléphones mobiles, parviendra-t-il à limiter la hype et le buzz suscités par les plateformes mobiles iPhone et Android?
  5. Chrome OS va-t-il bouleverser le paysage des Netbook, et celui de l’informatique en général?
  6. Tout un chacun aura-t-il sa radio Internet (comme aujourd’hui tout le monde a son blog) et la radio numérique terrestre sera-t-elle bien lancée fin 2010?
  7. Le streaming aura-t-il tué le bon vieux téléchargement?
  8. Bing parviendra-t-il a éroder la part de marché de Google?
  9. Facebook parviendra-t-il à sortir de la sphère privée pour rejoindre Twitter sur la place publique?
  10. Free lancera-t-il son offre fibre optique-pour-les-anciens-abonnés avant son offre 3G?
  11. Serons-nous tous dans les nuages (in the cloud)?

Ma recette du fondant au chocolat (tiens-toi bien Marmiton.org)

décembre 31st, 2009

Bon il faut bien que je justifie la présence d’une rubrique ‘Divers’ sur ce blog. Et puis il n’y a pas que le Web dans la vie. Et puis vous êtes nombreuses à me l’avoir demandée cette recette. La voici donc, ménagères de moins de 50 ans.

Les ingrédients:

  • 200g de chocolat
  • 150 g de beurre
  • 160 g de sucre
  • 4 oeufs
  • 21-22 g de farine
  • Poudre de noix de coco

L’approche

  1. Faire fondre le beurre et le chocolat dans un peu de lait. Laisser tiédir le mélange.
  2. Ajouter le sucre
  3. Séparer les jaunes des blancs d’oeufs
  4. Ajouter un à un les jaunes d’oeufs au mélange
  5. Ajouter la poudre de noix de coco
  6. Laisser reposer
  7. Ajouter la farine
  8. Faire monter les blancs en neige  (non ce n’est pas un proverbe africain, ah ah :-) )
  9. Incorporer délicatement et avec tendresse la neige au mélange
  10. Mettre au four préalablement chauffé
  11. Faire cuire 26 minutes, pas plus, à 180 degrés
  12. Laisser reposer à l’extérieur du four

Et voilà! Au fait, meilleurs voeux pour 2010.

Quand la presse redevient payante sur Internet grâce aux smartphones

décembre 9th, 2009

Certes des accès  payants des grands titres de la presse magazine et quotidienne existent sur Internet depuis la fin des années 90. Mais à part la consultation des archives, la plupart des journaux avaient fini par se  résigner à accorder un large accès gratuit à leurs articles… au nom de l’audience. Un titre phare comme Les Echos, un des rares à avoir tenu bon sur l’accès réservé aux abonnés et le paiement à l’acte sur ses articles, est revenu sur sa ligne en ouvrant plus largement l’accès à son contenu en 2008.

Depuis un an, et suite à la chute des revenus publicitaires, les éditeurs de presse ont été forcés de trouver d’autres sources de revenus pour équilibrer leurs comptes. Deux pistes sont alors apparues:

  1. Faire payer les lecteurs (comme pour la presse papier)
  2. Mieux faire contribuer les agrégateurs de news comme Google News, Yahoo News ou Bing, dont une partie significative de l’audience provient de l’agrégation d’actualités

Depuis fin 2008, de plus en plus de voix se sont élevées parmi les éditeurs pour souligner qu’il n’y avait point de salut hors la contribution monétaire des lecteurs. Une des premières voix a été celle de Frédéric Filloux, co-auteur du blog Monday Note (et ancien directeur des éditions électroniques de Libération), qui a montré dans ses billets comment la valeur des inventaires publicitaires Web des journaux avait fondu, et pourquoi le payant devait faire un retour en force.

Plus récemment, Rupert Murdoch, fondateur de News Corp, le plus grand éditeur mondial, a laissé entendre que la consultation de tous ses titres sur Internet va devenir payante. Il a fait pression sur Google News, un des agrégateurs les plus puissants, en menaçant de réserver le contenu de ses journaux à Microsoft,  son grand concurrent. D’autres éditeurs lui ont emboîté le pas sur la revendication d’un partage plus équitable des revenus avec les agrégateurs d’actualités. Rupert Murdoch semble avoir ainsi convaincu d’autres acteurs de le rejoindre dans son combat. Le groupe Axel Springer, le premier éditeur européen, vient de confirmer au Wall Street Journal, un des titres phares de News Corp, la nécessité de rendre payante la presse sur Internet.

Il semble que les éditeurs aient été entendu. Google vient de leur proposer des outils pour mieux gérer quels articles peuvent être référencés et à quelle fréquence ils peuvent d’être affichés par les internautes.

Une fois la position payante arrêtée, 2 questions se posent:

  • Comment faire payer techniquement?, car les sommes concernées par le paiement d’un article sont généralement minuscules
  • Quelle expérience utilisateur pour conforter la lecture payante?

Le succès de l’Apps Store, la boutique en ligne d’Apple, qui a installé de manière convaincante le concept d’application mobile payante (l’équivalent moderne du minitel :) — la tarification à la durée en moins), semble avoir apporté une réponse aux 2 questions. Après Le Parisien et Le monde, et dans la foulée de sa nouvelle formule très convaincante, Libération a ainsi lancé récemment une application iPhone, qui a eu un certain succès dans la blogosphère et les milieux technophiles.
Malgré son très grand succès, le problème de l’AppStore est qu’il est limité à la seule plateforme d’Apple. Qu’en est-il de la lecture depuis les autres smartphones?
La nouvelle Application Shop d’Orange, destinée à héberger des applications pour toutes les autres plateformes de smartphones, est peut-être la réponse.

Il semble ainsi que les smartphone (le téléphone mobile en fait) soient devenus la plateforme de choix permettant aux  éditeurs de maîtriser tous les aspects de la monétisation de leurs articles sur Internet, en rajeunissant leur audience au passage. Voir cet article du Monde sur le sujet.

Test express du Nokia N97 (version maxi)

novembre 25th, 2009

Eh oui, je le voulais. Je l’ai eu. Tous ces bloggueurs qui se sont échinés à tester la bête n’ont pas travaillé pour rien. Le Nokia N97 est à présent mon compagnon de mobilité. Voici un test express, avant une version plus longue dans quelques jours.

Nokia N97

Nokia N97

Cet été, après avoir parcouru plusieurs blogs, j’avais noté les éléments saillants suivants:

Côté plus:

  • Photo et vidéo bluffantes:
    J’ai encore besoin d’un peu de temps pour tester la photo et la vidéo. Mais la photo est de meilleure facture que sur mon ancien TyTn II.
  • Ecran très confortable:
    Aucun doute, on retrouve l’élégance des derniers appareils Psion, avant que la gamme ne soit arrêtée. L’écran est plus long que celui d’un iPhone, mais moins large. En mode Paysage, il est top.
  • Audio et gestion MP3 de bonne facture:
    Très bonne note comparativement à mon TyTn. Prise audio jack incluse. Le N97 est un vrai baladeur (qui inclut aussi la réception FM)
  • Navigation Web fluide: Le plaisir de la navigation sur ce smartphone rapelle les sommets délivrés par le haut de gamme Psion
  • Connectique complète (sortie TV notamment).
    Pas encore pu tester la sortie TV.

Côté Moins

  • L’affichage des menus à l’écran serait problématique:
    Il est vrai que si on vient de Windows Mobile, il faut quelques jours pour se retrouver dans le menu Symbian
  • La touche espace du clavier physique est très petite et située à un emplacement inhabituel:
    Ce qui est gênant de mon point de vue, ce n’est pas tellement l’emplacement de la touche Espace, mais l’exil de la touche Shift à l’extrémité droite du clavier. Utiliser ce bouton relève de l’accrobatie qaund on est droitier. Nokia a d’aiileurs corrigé ce défaut sur la version redux du N97 qui vient de sortir, dénommée N97 Mini 
  • Le basculement en mode paysage n’est pas fluide (il faut forcément ouvrir le clavier pour l’obtenir) :  
    Ben ça n’est pas gênant pour moi à ce stade. Mais il faut espérer que les mises à jour du Firmware pourront corriger ce point.
  • Le stylet est un peu gros et n’a pas d’encoche dédiée sur le téléphone lui-même:
    Ayant pris un pack Orange, j’ai découvert qu’un certain nombre d’accessoires fournis par Nokia étaient absents du coffret (autant vous dire grosse déception à l’égard de mon opérateur mobile)
  • Un dernier défaut qu’Eric Dupin relevait dans son test très complet, paru en juillet dernier, était le fonctionnement plutôt problématique de la boutique en ligne OVI. Et bien ces défauts de jeunesse ont disparu en novembre. Eric D., on t’a entendu. J’ai pu me créer un compte sans aucun problème et télécharger des applications gratuites en quelques minutes.

En conclusion
Le N97 est le digne successeur de l’élégance et de l’approche Pro de la gamme Psion – disparue - mais avec le multimédia d’aujourd’hui. Donc un excellent choix pour ceux qui aiment les smartphone avec clavier physique coulissant. Ne pas le confondre avec le N97 Mini (moins encombrant, mais avec avec un écran moins majestueux), pour les petits doigts ou ceux qui aiment le redux.
Bon, il était pas si express que ça ce test finalement…