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Google Chrome: il faut nourrir Android

“We think of the browser as the window to the web”,

Sundar Pichai, Vice Président du management produit

Après la messagerie Internet, Il y a déjà 2 ans, Google vient de lancer un navigateur Internet, Chrome. C’est la nouvelle étape de cette guerre pour le logiciel, contre Microsoft, annoncée par les analystes depuis que le moteur de recherche a capté la majeure partie du marché de la publicité en ligne et bénéficie d’une des plus grosses valorisations de la sphère technologique.
Le lancement de Chrome est cependant une surprise car on avait pris l’habitude de voir Google soutenir Firefox, le navigateur star issu du logiciel libre. Il y a au moins une explication à ce qu’on peut voir comme une forme de lâchage de Firefox : pour Google, Chrome est bien plus qu’un navigateur Web, il s’agit de l’embryon de son futur système d’exploitation pour les ordinateurs.
Chrome est la fenêtre (Window, voir la citation au début de cet article) du Web, annonce l’entreprise dans un jeu de mot savoureux, qui se joue de Microsoft et de Windows. Il confirme une révolution qui voit les applications quitter le disque dur pour résider sur l’Internet.Capture BD présentation Chrome
Ces dernières années Google a déployé sa stratégie logicielle contre Microsoft en lançant des applications originales (Google Earth, Google Maps), des alternatives à des applications Web ou poste de travail populaires (Google News, Google Mail, Google Docs), et en favorisant des succès applicatifs du logiciel libre (Firefox, Open Office notamment). Si Google lâche Firefox, il a cependant pris soin de développer Chrome sur le modèle Open Source (logiciel libre), le même modèle que celui qui a fait le succès de Firefox, et qui permettra à n’importe qui de créer un navigateur à partir de la technologie Chrome ou de développer des applications pour cette plateforme.
Microsoft de son côté a contré les applications originales de Google (Microsoft Maps, Microsoft Virtual Earth) et a mis en scène une forme de rapprochement du modèle du logiciel libre, en promettant d’ouvrir un peu plus le code de ses applications et en se positionnant ainsi sur l’interopérabilité.
Cette guerre, qui concerne déjà les systèmes d’exploitation pour téléphone mobile, avec le lancement public fin septembre 2008 de Google Android, système d’exploitation concurrent de Windows Mobile, débarque aujourd’hui sur celui du système d’exploitation pour ordinateur.
Mais revenons sur le marché des navigateurs Internet, celui visé par Chrome, à première vue. C’est un des plus disputés, avec la fameuse bataille Netscape-Internet Explorer, qui a vu le second mettre un terme à la domination du premier, jusqu’à faire disparaître le pionnier de la navigation Web. Aujourd’hui, Microsoft domine plus de 74% de ce marché. Il a obtenu ce chiffre essentiellement en liant son navigateur au système d’exploitation Windows, le plus répandu au monde et qui capte lui plus de 80% de son marché.Depuis, plusieurs navigateurs ont été lancés (Opera, Firefox, Safari), qui ont apporté leur lot d’innovations sans mettre en danger de manière significative la domination de Microsoft: les outils pour la navigation mobile pour Opera, une meilleure sécurité et la navigation par onglet pour Firefox. Mais aucun de ces navigateurs, malgré de réels succès d’audience (jusqu’à 18% du marché pour Firefox), n’est en mesure de menacer significativement la part de marché d’Internet Explorer. Et la situation n’évoluera pas tant que Windows sera le système d’exploitation dominant au monde. Google a ainsi décidé de changer les données du problème en promouvant des systèmes d’exploitation concurrents de Windows, sur lesquels il ferait fonctionner ses applications. Le premier d’entre eux est l’Internet lui-même, LE système d’exploitation du futur (Google est aujourd’hui un géant de l’Internet), le second est Linux, que Google soutient financièrement et technologiquement en l’ayant retenu pour sa propre infrastructure.Voir l’analyse de Francis Pisani et quelques questions soulevées par le site Technologizer.

A titre personnel, j’utilise sur mon ordinateur Firefox ET Internet Explorer, quand le premier plante, car ça lui arrive malheureusement de planter (à noter que Google promet un navigateur qui ne plante pas avec Chrome). J’utilise aujourd’hui un smartphone HTC sous Windows Mobile, après avoir été un fan du Vizor Handspring, PDA issu de la galaxie Palm. L’argument qui m’a fait passer au smartphone Windows Mobile, outre le clavier du téléphone HTC, est la promesse de pouvoir éditer des documents Windows (doc, excel) et de lire des PDF.

Android offrira-t-il cette possibilité ou proposera-t-il des applications conccurrentes, en se basant notamment sur Open Office, le concurrent de Windows Office issu du logiciel libre? En tout cas avec Android, Google s’est doté de la plateforme sur laquelle il fera tourner Google Mail et Chrome, la messagerie et la navigation Internet étant les 2 applications Web les plus populaires, que l’on retrouve déjà sur les téléphones portables.

 

Le retour du clavier !

Après plusieurs années qui ont vu la mort du clavier sur les appareils mobiles (téléphones et PDA), l’interface la plus utilisée pour l’automatisation de l’écriture revient en force. Au début des années 2000, PSION, célèbre pionnier de l’informatique nomade, décidait d’interrompre sa gamme d’assistant personnel. Trop gros, trop cher, trop pro… Marché trop limité. C’était les années de gloire de Palm et de Handspring, les 2 réinventeurs du stylet et de l’écran-tactile-uniquement-pour-le-stylet et du système d’écriture graffiti (très innovant). Le mantra du design à cette époque était de donner la part belle à l’écran et de traiter le clavier physique comme un « add-on », une extension d’enfant gâté ou de professionnel pointilleux.

L’iPhone repésente en fait la radicalisation de cette logique commencée à la fin des années 90: un appareil-écran, avec très peu d’extension en dessous de celui-ci, bénéficiant de la plus grande résolution possible, pour montrer le plus de nos vidéos et photos.

Entre-temps, il y a eu le design, en coquillage (« shell »), qui a fait les beaux jours de Samsung notamment. Puis est arrivé HTC, qui a décidé de baser sa stratégie design sur le retour du clavier, pour le plus grand bonheur des orphelins de Psion, comme moi. Le clavier oui, mais coulissant, pour gagner de l’espace et réduire l’encombrement. Suite au succès de HTC de nombreux fabricants se sont engouffrés dans la brèche, et aujourd’hui tous les plus grands fabricants propose à la fois des modèles tactiles et des modèles avec clavier.

Un clavier c’est la possibilité d’écrire n’importe où, très rapidement, de longs messages (électroniques, sms), des textes, en réduisant dans sa paume le plaisir de l’écriture sur ordinateur.

J’espère que ce blog, qui marque pour moi le retour à la publication d’un site perso (c’est comme ça qu’on disait en l’an 2000) reflétera un peu, beaucoup, de ce plaisir.