Archive for février, 2009

Facebook, premiers symptômes

Samedi, février 28th, 2009

J’ai fini par céder aux sirènes du réseau social 2.0. Après avoir longtemps refusé de créer un profil Facebook, notamment en raison des interrogations que ce réseau suscite sur le respect de la vie privée, j’ai appuyé sur le bouton “S’inscrire”.

La première invitation reçue sur Facebook, de la part de mon ami Damien, date d’octobre 2007. Le site a connu depuis une progression fulgurante: 175 millions d’utilisateurs dans le monde aujourd’hui.

Ce qui m’a fait entrer dans la danse n’est pas d’abord la volonté d’interagir avec mon réseau d’amis. J’avais déjà résisté aux invitations de Copains d’avant, Friendster, Myspace, High5, et j’en passe… J’ai fini par céder parce qu’un collègue,  Alain, a créé un profil Facebook pour une manifestation qui aura lieu au Parc de la Villette, l’exposition Kréyol Factory, dont j’ai piloté la création du site Internet.
Travaillant sur les contenus Internet du Parc de la Villette, j’ai voulu approfondir les possibilités autour du profil Facebook d’une manifestation culturelle. Réfléchissant en outre sur les interactions entre un Widget et un réseau comme Facebook, ma position devenait intenable. Comment travailler sur les contenus Web sans vivre de l’intérieur l’expérience applicative que beaucoup d’internautes apprécient et vivent aujourd’hui?

Ce qui impressionne quelques heures après avoir créé son profil:

  • La facilité à retrouver des contacts
  • La dimension très addictive de Facebook
    L’utilisateur ayant la possibilité d’être notifié sur toute l’activité du site (une trentaine d’actions standards), il est difficile de couper le lien avec Facebook si on a choisi de suivre l’activité autour de soi et de son cercle d’amis. On peut bien sûr choisir de ne pas recevoir de notifications, mais au risque de manquer quelque chose, et de se placer hors réseau.
    Les fournisseurs de messagerie Internet comme Yahoo et Gmail doivent sans doute apprécier le gigantesque trafic que leur apporte le réseau Facebook. Il est peu probable qu’un utilisateur délaisse une adresse mail créée il y a plus de 10 ans, pour s’en créer une @facebook.
  • L’expérience totale que le site propose aux internautes
    Facebook, tel un ogre, s’évertue à intégrer toutes les applications populaires de l’Internet (messagerie, blog, flux RSS, podcast). Il en développe de spécifiques, assez malignes… le plus fort est qu’il le fait a priori sans menacer l’audience des applications originales dont il se sert. Plus qu’un “carrefour d’audience”, Faceboook est un agrégateur d’audiences, l’Internet de l’Internet
  • La possibilité de s’en servir aussi bien pour le fun que pour le business
    Jusqu’à présent le seul réseau social que je m’étais employé à développer était mon réseau de contacts professionnels Linkedin. Que devient l’intérêt pour Linkedin, quand un réseau comme Facebook allie les 2 mondes? D’autant qu’il est peu probable que Linkedin puisse développer de manière aussi efficace que Facebook la dimension “fun” de ses applications, le site s’étant depuis trop longtemps positionné ‘Business’.

Facebook restera-t-il un agrégateur d’audiences initialement créées ailleurs, ou va-t-il marcher sur les plates-bandes d’autres éditeurs? A priori les raisons de son succès repose largement sur cette capacité à agréger diverses expériences Web sans menacer le métier des émetteurs originels. Il n’est d’ailleurs pas possible de bien faire tous les métiers à la fois… ce qui devrait rassurer des sites comme Deezer (playlists audio), Dailymotion/Youtube (vidéo), les sites de news… Mais qu’en est-il pour Myspace, Netvibes, Viadeo ou Linkedin ? A suivre…

2009, odyssée de la presse en ligne

Mardi, février 24th, 2009

Slate.fr, site frère de slate.com, un des plus célèbres pure player de la presse en ligne américaine, avec Wired et Salon, a débarqué en France début février 2009, porté par des noms aussi prestigieux que ceux de Jean-Marie Colombani (ancien directeur du Monde) ou Frédéric Filloux (ancien directeur des éditions électroniques de Libération et rédacteur du blog Monday note consacré à la presse en ligne).

Après Rue89 en 2007 et Médiapart en 2008, c’est le troisième acteur d’envergure à lancer un journal accessible uniquement sur Internet. La réalisation de la prophétie annoncée début 2000, en pleine bulle, sur l’inéluctable dématérialisation de la presse est donc en train de s’accélérer.

Il est frappant de voir que la plupart des créateurs de ces journaux sont des journalistes du print qui, suite aux difficultés rencontrées par leur publication (difficultés dont l’Internet est en partie responsable), ont décidé de passer sur le Web, accélérant par là le déclassement des publications papier.

Cette massification de la presse en ligne, parallèle d’une part à la chute de la pagination de grands quotidiens nationaux comme Le Monde et Libé, et d’autre part à la montée en puissance des journaux gratuits, peut inquiéter sur la force du papier en tant que média de masse.

Et là-dessus arrive une crise sévère qui va malmener les budgets publicitaires… et accélérer la cannibalisation du print par le Web.
En 2009, nous suivrons ces 3 laboratoires que sont Rue89, Médiapart et Slate. Dans une prochaine chronique, je les passerai au test de la lecture mobile sur mon HTC.

Comment intégrer une playlist Jiwa à son blog WordPress

Samedi, février 21st, 2009

ça y est, je viens d’ajouter une playlist à ce blog, en français une liste d’écoute musicale. Cette playlist créée sur Jiwa comprend uniquement des musiques de films. Le morceau d’ouverture est “Le beau Danube bleu’, valse de Richard Strauss dont Stanley Kubrick s’est servi comme thème principal de 2001 l’Odyssée de l’espace… ça s’imposait pour ouvrir un blog sur le numérique non?

Comment procéder (au passage, la procédure est la même sur Deezer, le concurrent de Jiwa):

  1. créer un compte sur Jiwa (durée 1 minute chrono, bravo à Jiwa pour cette procédure courte et simple)
  2. aller dans la section playlist et se créer une liste d’écoute si celle-ci n’existe pas déjà.
  3. copier le code qui apparaît dans le formulaire ‘Lecteur exportable’ de la page Playlist.
  4. Coller ce code dans le fichier sidebar.php de WordPress; vous le trouverez dans la rubrique “Apparence” du menu administrateur, après avoir cliqué sur l’entrée ‘éditeur’; tous les fichiers qui gèrent l’habillage du blog WordPress sont listés dans cette section.

Et le tour est joué.

Je n’ai pas encore trouvé comment lancer le lecteur en autoplay (démarrage automatique dès que l’internaute arrive sur votre blog), mais ça va venir.
Une fonctionnalité souhaitable, et non encore intégrée à ma connaissance serait que la playlist puisse jouer les morceaux de manière aléatoire (en bon français randomize :) ), de manière à ce que les visiteurs ne tombent pas sur les mêmes morceaux quand ils reviennent sur le blog.

Grâce à Jiwa et Deezer, l’Internet est ainsi devenu un gigantesque juke-box personnlisable et réplicable à l’infini. Gare aux maux de tête, quand on passera d’un site à un autre.

WordPress+Jiwa

Vendredi, février 20th, 2009

En janvier, j’appelais de mes voeux une rencontre entre WordPress et Jiwa… la rencontre a en fait déjà eu lieu, et je sais aujourd’hui grâce à cet article  d’août 2008 qu’il y a un module qui permet de diffuser une playlist Jiwa sur son blog WordPress.

Attendez-vous à retrouver ce module très bientôt sur ce blog.

Opera Mini!, what else?

Mardi, février 17th, 2009

Opera Mini est le meilleur navigateur Internet sur plateforme Windows Mobile.

J’ai découvert ce navigateur il y a plus de 4 ans, quand j’utilisais un ‘smart PDA’ sous Psion brandé Ericsson, associé au T39 du même fabricant, un des téléphones les plus extraordinaires qui aient jamais été imaginés. Ce PDA Ericsson répondait au nom de code de “Mobile Companion”.

Opera Mini offrait déjà à l’époque tout ce qui fait le plaisir d’un mobinaute qui ne bénéficie pas d’une offre de connexion illimitée.

- possibilité de désactiver l’affichage des images
- navigation adaptée à l’interface du périphérique mobile (avec plusieurs niveaux de vues)
- décompte temps réel du nombre de kilo-octets consommés

Aujourd’hui Opera Mini intègre aussi la lecture des flux RSS, ce qui permet lire des contenus sur des thèmes très précis et de se constituer son journal dans le journal. J’ai ainsi pris l’habitude de lire régulièrement les pages politiques du journal anglais The Guardian sur mon mobile, grâce à cette fonctionnalité (cela nous amènera à une prochaine chronique sur les modèles économiques de la presse en ligne).
Cet usage de lecture de news sur mobile se révélait exhorbitant en termes de coût lorsque j’utilisais Internet Explorer (aucun affichage des kilo-octets consommés, lenteur), ni même Opera Mobile, le grand frère d’Opera Mini, qui se veut le concurrent direct de IE, mais qui pour le coup présente la même lenteur d’exécution que Internet Explorer.

Rapidité, sens de l’expérience utilisateur, innovation, adaptation aux usages émergents de l’Internet, respect des standards Web… que demander d’autre quand on est mobinaute?

Opera Mini intègre une fonctionnalité pour le recommander à votre réseau d’amis. Et bien je vous recommande très fortement ce navigateur!