Archive for the ‘Réseaux sociaux’ Category

HootSuite, le client Twitter qui a pris l’option iPad

Vendredi, septembre 16th, 2011

Tweetdeck était jusque là le client Twitter que j’utilisais pour mettre à jour mon compte sur le réseau de microblogging. Cette application, sans  doute la plus célèbre quand on parle d’interactions Twitter avancées, offre des options  comme la gestion multi-comptes ou la possibilité d’éditer un Re-Tweet.  On aperçoit souvent lors des événements High Tech la célèbre interface de Tweetdeck  sur les PC des participants lancés dans le “Live Tweet”. Mais voilà c’était à l’époque du PC.

HootSuite

Avec l’acquisition d’un iPad, et le passage à une interaction informatique plus légère, je me suis mis à la recherche d’une version tablette  de Tweetdeck… que je n’ai pas trouvée, même si elle est annoncée depuis le mois d’avril. Il y a bien une application iPhone, mais qui apparaît limitée dans ses fonctionnalités quand on connaît la version PC de Tweetdeck. L’écran de l’iPhone ne permet pas de mettre en valeur les nombreuses fonctionnalités de Tweetdeck, et il n’offre pas le même confort de lecture des articles liés.

HootSuite est entré “sur mes radars” via les flux d’actualités Facebook de 2 contacts, dont celui du journal Libération, qui semble géré à partir de cette application.

J’utilise HootSuite essentiellement pour gérer mes publications Twitter, mais l’application est compatible avec plusieurs autres réseaux comme Facebook, Linkedin ou Foursquare.
Avec le rachat de Tweetdeck par Twitter en mai dernier, il y a fort à parier que l’approche holistique de HootSuite, donnant la même importance à plusieurs réseaux concurrents de Twitter, constituera un avantage certain aux yeux des utilisateurs. La possibilité de gérer plusieurs réseaux à partir de la même tour de contrôle a une une valeur inestimable.
Contrairement à Tweetdeck, HootSuite intègre (moyennant paiement) Google Analytics pour analyser la portée des conversations sur les réseaux sociaux, ce qui en fait un outil incontournable pour les marques et les agences de communication.
Une autre fonctionnalité très pratique pour un usage professionnel est la possibilité de programmer l’heure de parution d’un statut ou d’un tweet (Tweetdeck le propose aussi).

La société éditrice de HootSuite a le vent en poupe, avec l’annonce d’une nouvelle levée de fonds cette semaine et une stratégie d’acquisitions en plein déploiement.

Google devrait laisser à ses utilisateurs la possibilité de rendre public ou non leur compte Google+

Vendredi, juillet 29th, 2011

Lorsqu’on lance une recherche sur vous sur Internet, il y a de fortes chances de tomber sur certains types de liens:
- Votre blog
- Votre profil Facebook
- Votre profil Linkedin
- Votre profil Viadeo
- Votre compte Twitter…
Ah oui j’oubliais, votre profil Copainsdavant :)

Pour ma part, j’ai décidé il y a quelques années de favoriser l’option blog, et plus récemment, j’ai choisi de rendre public mon compte Twitter. Ce dernier réseau occupe une position de neutralité dans la galaxie des réseaux sociaux et il offre une fonction citoyenne (Twitter est utilisé par des chercheurs, des journalistes, des hommes politiques, les témoins d’un événement…) qui, à mes yeux, devrait lui conférer un léger avantage comme vecteur d’une identité numérique universelle.
Jusqu’à présent la plupart des réseaux sociaux donnaient la possibilité de faire apparaître ou non dans les résultats de recherche un compte personnel. Google+ a apparemment décidé de fermer la porte à cette possibilité, en rendant forcément publics les comptes des utilisateurs courant août. Ce choix s’accompagne d’une restriction sur l’usage des pseudonymes…

On remarquera que le compte Google n’apparaît pas dans la liste ci-dessus. Sur le Web français en tout cas, il est vrai qu’il ne fait pas partie des résultats qu’on a l’habitude de voir… La décision de Google s’explique en partie par la volonté de voir changer les choses. Premier moteur de recherche, il n’est paradoxalement pas aujourd’hui le premier vecteur de l’identité numérique des internautes. Facebook a pris une solide avance pour ce qui concerne l’identité privée ou personnelle; un grand nombre de services Web permettent de se connecter via son compte Facebook. Linkedin, Viadeo, et Twitter eux ont pris la première place pour l’identité professionnelle. En annonçant la préférence de Twitter comme vecteur de l’identité dans iOS 5, son nouveau système d’exploitation, Apple a choisi de fortifier la position de Twitter à la fois sur le plan privé et professionnel.

Un des nombreux objectifs de Google+ est de bouleverser cette hiérarchie, quitte à forcer un peu la main aux utilisateurs. Le nouveau réseau, dont on parie ici sur le succès, essaie de fusionner les identités privée et professionnelle, en offrant une synthèse des services fournis par les autres réseaux sociaux. Il est frappant de voir qu’une des premières informations fournies par un profil Google+ est l’entreprise de l’utilisateur. Sur un autre plan, on peut remarquer que la fonctionnalité de suggestion de contacts de Google+ se révèle assez efficace pour suggérer des contacts professionnels qu’on a pu croiser sur son parcours.

Au nom de la liberté de dire (ou pas) que Google a défendu par exemple lors des “révolutions arabes” récentes ou face au pouvoir chinois, le géant de la recherche devrait laisser le choix à ses utilisateurs de rendre publics ou non leurs comptes Google+, ainsi que celui d’utiliser un pseudonyme.

Google+ veut vous aider à faire le tri dans vos amis (Facebook)

Mercredi, juillet 13th, 2011

Annoncée depuis au moins 1 an, Google vient de lancer sa réplique à Facebook, Google+. Comme on pouvait s’y attendre, le géant de la recherche a placé ce réseau au coeur de tous ses services; il en profite même pour publier une nouvelle barre de navigation noire, placée au-dessus de tous ses sites et qui met Google Plus au premier plan. Grâce à une invitation amicale, j’ai commencé à utiliser ce nouveau réseau disponible sur invitation limitée pour le moment; je publierai mes premières impressions dans un autre article.

Les 2 fonctionnalités mises en avant dans la communication de Google sont la possibilité de créer des groupes (rebaptisés “cercles”) de manière plus fluide/intuitive et l’arrivée du chat vidéo en groupe. Facebook a déjà répondu partiellement à cette dernière fonction en lançant le chat vidéo entre 2 contacts, grâce à un partenariat avec Skype.

L’impossibilité actuelle de constituer des cercles d’amis de manière fine/fluide constitue bien un des points faibles de Facebook. Cette éventualité n’était manifestement pas incluse dans la philosophie originelle du réseau, basée sur la création de liens avec le plus grand nombre possible d’amis, à qui l’utilisateur montrerait le plus de choses possible… Facebook avait bien essayé de limiter cette faiblesse en intégrant la possibilité de se constituer des listes d’amis et en développant au fil du temps sa fonctionnalité Groupes. Mais aujourd’hui encore, pour limiter les publications à certains amis, il faut aller fouiller dans les options de confidentialité.

A l’opposé, Google+ est conçu dès le départ sur cette idée que tout contenu n’est pas partageable avec tout le monde. Ce nouveau réseau permet de se créer des cercles par simple glisser-déposer, et aussi de distribuer le contenu à ces cercles directement sans passer par les options de confidentialité. Le développement du graphe social y apparaît ainsi plus intuitif.
Il ne devrait pas être difficile pour Facebook de faire évoluer son réseau pour répondre à ce besoin de restreindre le partage de contenus. Après une phase de course débridée aux amis, les utilisateurs sont sans doute maintenant entrés dans l’ère du tri.

Il est intéressant de faire un parallèle entre la démarche adoptée par Microsoft Bing lors de son lancement pour se distinguer du moteur de recherche de Google, et celle qu’adopte aujourd’hui Google pour se différencier de Facebook. On peut dire que toutes les deux ont attaqué leur cible par la qualité perçue. Faire mieux avec moins. Moins de résultats pour Bing pour faciliter la décision (il s’agit là d’une promesse marketing), des cercles plus restreints côté Google+ pour éviter le spamming social. Mais alors que d’un côté on a fait le choix d’un rebranding (renommage) pour partir de zéro, le nouveau réseau est positionné comme l’extension d’une des 2 pages Web les plus visitées au monde (l’autre étant la page d’accueil de Facebook).
Ces deux nouveaux services mènent la même bataille, qui consiste à essayer de faire changer les habitudes. Faire comprendre qu’une autre façon de chercher est possible pour Bing, qu’une autre manière d’interagir avec ses amis est encore plus ludique pour G+. Tâche d’autant plus difficile si on a en face de soi un acteur qui innove sans cesse, et qui a les ressources pour continuellement corriger d’éventuelles faiblesses.

Contrairement à ce qui s’était passé pour Wave, ou pour Buzz dans une moindre mesure (ce service est finalement en train de fermer apparemment), on a envie de parier sur le succès de G+, surtout si Google l’accompagne d’une campagne publicitaire encore plus puissante que celle qu’il a consacrée au navigateur Chrome par exemple.

Skype, attaqué de toutes parts, racheté par Microsoft

Mercredi, mai 11th, 2011

(Rédigé depuis iPad, mise en forme à venir)
C’était une des questions de nos semi-prédictions de l’année techno 2011. Skype resterait-il indépendant, via son objectif d’introduction en bourse, ou serait-il racheté par un des “big three”? Facebook semblait tenir la corde, notamment après l’intégration renforcée des 2 plateformes fin 2010… Des rumeurs récentes mentionnaient l’intérêt de Google pour une joint-venture. D’autres supputations encore plus anciennes mettaient en avant la puissance financière d’Apple, qui lui aurait permis de racheter une des applications Web les plus populaires pour l’intégrer à iOs.

Microsoft n’était pas l’acteur le plus souvent mentionné pour ce rachat, et c’est donc une forme de surprise. La presse techno laisse entendre que c’était peut-être tout simplement le plus offrant, et celui qui avait le plus envie de devenir propriétaire de Skype. Hormis Facebook, les 2 autres acheteurs potentiels avaient effectivement leur propre solution de Visioconférence, fortement en croissance, avec ce que les anglo-saxons appellent le “momentum”. FaceTime pour Apple, Google Voice pour le géant de la recherche. On voyait donc pas très bien comment ces deux-là allaient tirer parti de Skype, si ce n’est en empêchant leurs principaux concurrents de le faire entrer dans leur écosystème. En face, Microsoft n’était pas aussi notoirement positionné sur la VoiP, tant pour les particuliers que pour les entreprises.
Le rachat par Microsoft, actionnaire de Facebook, ne fait pas obstacle à l’intégration encore plus poussée entre le 1er réseau social au monde et la première solution de téléphonie iP. Facebook gagne donc à ce rachat, d’autant qu’il n’aura pas à assumer les dettes élevées de l’entreprise. Un tel schéma renforce ainsi la position de Microsoft par rapport au réseau social; ce n’était sans doute pas la moindre des motivations, quand on sait que le géant du logiciel disposait lui aussi, via Windows Live Messenger et sa plateforme entreprise, des briques nécessaires pour continuer à développer une solution VoiP en propre, et que Skype ne lui était donc pas absolument indispensable…

Ce rachat est aussi une surprise parce que Skype est plutôt perçu comme un logiciel iconoclaste, anti-système et qu’on s’attendait à une forme d’esprit d’indépendance (Microsoft prend d’ailleurs soin de préciser que Skype continuera d’exister pour les autres plateformes…) L’identité de ses créateurs (Kazaa, Jost), grands disrupteurs et dynamiteurs de ce qu’on appelait la “Netéconomie”, laissait prévoir d’autres associations, mais il est vrai que les créateurs sont devenus minoritaires, “dissolus”, euh pardon, dilués… :)

Le suprématie technologique de Skype elle-même avait été remise en cause par plusieurs applications comme Viber ou Qik, qui ont réussi à se créer un territoire sur le partage instantanée de données depuis les téléphones mobiles (le paradigme informatique du moment), la voix notamment ou la vidéo. Une des toutes dernières applications à venir sur le territoire de Skype est TalkBox, dont nous reparlerons, et qui permet de faire du chat vocal à partir des smartphones et tablettes, rapprochant ainsi l’iPad de fonctions téléphoniques.
L’arrivée même, puis le succès de FaceTime, sonnait comme une menace pour le pionnier de la visioconférence. Skype avait tout pour être la solution de visiophonie de référence sur le marché mobile. En un an, Apple et FaceTime lui ont ravi cette place, sans doute avec l’aide des opérateurs mobiles qui ont freiné l’arrivée du protocole SIP sur nos téléphones.
Microsoft rachète donc un leader concurrencé de toutes parts. Mais gageons que le 1er éditeur de logiciel au monde, contrairement à Ebay, le précédent propriétaire, a de nombreuses façons de tirer parti de la puissance de Skype.

Les questions techno de l’année 2011

Dimanche, janvier 16th, 2011

Eh oui, voici venu ce délicieux moment de l’année, où depuis un  marronnier, nous pouvons nous demander ce que sera le contour techno de 2011. Au passage, bonne année à toi, ô lecteur.

Alors posons-les ces questions:

  1. Comment tranchera-t-on le dilemme des V2:  iPad 2 ou Galaxy Tab 2 ?
  2. Verra-t-on un renforcement des sites mobiles face aux applications mobiles?
  3. La prochaine tentative de Google sur le marché des réseaux sociaux, Google +1, fera-t-elle à Facebook ce que ce dernier a fait subir à Myspace (ringardisation accélérée)?
  4. Donner sa localisation deviendra-t-il un sport aussi naturel que donner son statut?
  5. Apple et Google offriront-ils des services d’opérateur télécom?
  6. Nokia passera-t-il ses smartphones sous Windows Phone 7 ou préférera-t-il développer Meego, la plateforme lancée avec Intel?
  7. Qui prendra la tête du marché des tablettes entreprises: Apple-iPad, BlackBberry-Playbook ou HP-Palm-Web Os?
  8. Chrome OS deviendra-t-il une réalité pour le grand public?
  9. Facebook Messages remplacera-t-il nos autres messageries?
  10. Apple finira-t-il par lancer son service de streaming musical, servant ainsi de poil à gratter à Deezer et Spotify?
  11. Le succès des liseuses numériques (e-Reader) Outre-Atlantique finira-t-il par atteindre la France et l’Europe?
  12. Skype restera-t-il indépendant?
  13. Bing deviendra-t-il le moteur de recherche par défaut sur les iPhone?
  14. Sera-t-il aussi pratique de se connecter au Web depuis sa télé que depuis sa tablette?, peut-être le fera-t-on conjointement d’ailleurs, dans une nouvelle expérience du split screen? :-)

A suivre donc cher lecteur.

J’ai pris un abonnement premium Viadeo (publicité)

Dimanche, novembre 21st, 2010

L’autre jour, Viadeo, un des 2 réseaux professionnels sur lequel je suis inscrit, a tenu à informer mes contacts Facebook, Twitter, et… Viadeo que j’avais pris un abonnement premium. Si l’information était vraie, la décision de la publier sur Facebook et Twitter n’était pas de ma volonté. Certes, j’avais précédemment lié mon compte Viadeo et mon compte Twitter, mais je ne savais pas que Viadeo publierait automatiquement la nouvelle de mon abonnement…J’imagine la tête de mes contacts face à cette actu de première importance: “Et alors?, ça nous fait une belle jambe” :) Cette publication involontaire m’a gêné, je l’ai un peu vécu comme une pollution de mon fil de news Twitter/Facebook. Voilà pour le petit reproche, mais puisque les équipes marketing de Viadeo ont décidé qu’il fallait donner de la publicité à l’abonnement Premium, c’est de bonne grâce que je relaie l’info sur ce blog, cette fois-ci volontairement! (Lisez le titre ci-dessus).
Mon inscription à Viadeo, alors appelé Viaduc, date de début 2006. J’avais dû entendre parler du réseau par mon ami Mourad, je crois, à moins que ce ne soit un collègue…
Il aura fallu 4 ans pour que je décide d’aller au-delà des fonctionnalités gratuites offertes par ce réseau.
Deux raisons principales m’ont décidé:

  • d’abord le site, avec ses 30 millions de membres, est un formidable outil de prospection; il recense maintenant une bonne partie des cadres de France.
  • ensuite, c’était devenu gênant de ne pas connaître l’identité de certaines personnes qui avaient visité mon profil. Une fonctionnalité, certes simple, mais qui n’existe pas sur Facebook, et dont le bridage en mode gratuit est le principal levier utilisé par Viadeo pour inciter à l’abonnement

En 6 ans, Viadeo a su déployer avec succès sa vision, qui selon son PDG fondateur, Dan Serfaty, est de “mettre à disposition un environnement et des outils permettant de bâtir une identité numérique professionnelle”. (Entretien avec Le nouvel économiste).
Si beaucoup, moi y compris, ont pu penser un moment que Facebook pourrait prétendre à  la fonction d’identité numérique globale (personnelle et professionnelle), force est de constater que ce réseau reste pour le moment très fortement ancré dans la sphère personnelle. Le jugement des Prud’hommes tombé cette semaine, dans lequel des employés ont été condamnés pour avoir diffusé des propos négatifs sur leur entreprise, rappelle de manière paradoxale que Facebook est un espace privé, et qu’il est nécessaire de le configurer en tant que tel.  Mieux vaut ne pas y parler travail, en tout cas pas dans un mode largement ouvert. Certes, de plus en plus de start-up (BravenewTalent, Branchout) essaient de transformer Facebook en Job board (site emploi), où l’on pourrait suivre des entreprises, ou se faire suivre par elles. Mais mon pari est que de telles offres séduiront surtout les digital natives, ceux qui sont nés avec des albums photos publiés sur Facebook. Les générations précédentes me semble-t-il, auront plus de mal à adopter massivement Facebook comme outil de recherche d’emploi ou de networking professionnel… à suivre.

Viadeo et Linkedin, son concurrent américain fortement positionné sur l’international, ont donc de beaux jours devant eux. Quelque chose me dit d’ailleurs que je vais bientôt mettre à la main à la poche aussi pour un abonnement Premium sur Linkedin (85 millions de membres). Ces 2 réseaux professionnels ont signé des accords avec des sites d’emplois aussi établis que Apec.fr, et ils ont réussi leur pari de devenir des outils de prospection notamment pour les recruteurs et les cabinets. Le PDG de Viadeo considère d’ailleurs que l’intérêt de ces 2 réseaux est de collaborer ensemble.
Concernant Viadeo, on se demande si un rapprochement avec TiviPro, l’annuaire vidéo professionnel, serait dans les tuyaux. L’ajout de mini-portraits vidéos de cadres ne pourrait qu’enrichir les possibilités offertes sur Viadeo, contribuant ainsi à parfaire son statut de Who’s who pour monsieur tout le monde.

PS: le logo Viadeo présent dans le header du portail a toujours pour titre “logoviaduc”.

Skype se synchronise avec Facebook

Lundi, novembre 1st, 2010

Début 2009, ce blog consacrait son premier article à Facebook, avec beaucoup de retard me direz-vous; retard dû essentiellement à des doutes sur les conséquences en matière de vie privée de l’utilisation de ce réseau.  Dans cet article, je décrivais la capacité de Facebook à intégrer dans sa plateforme des expériences utilisateurs créées ailleurs, par d’autres applications comme Dailymotion/Youtube. Je ne mentionnais pas Skype, la référence pour le grand public dans le domaine de la voix sur IP et de la messagerie instantanée. skype
Il faut dire que, à l’époque, nouvellement inscrit sur Facebook, je n’avais pas remarqué la fonctionnalité de chat, qui est pourtant une des plus engageantes sur ce réseau social. Cette fonctionnalité n’était d’ailleurs pas aussi mise en avant qu’aujourd’hui.

Dans ce premier article et dans ceux qui ont suivi, je me suis demandé jusqu’où irait la capacité d’intégration de Facebook. Jusqu’ici on pouvait penser que Facebook, dans le sillage de la fonction Chat, développerait sa propre solution de visio-téléphonie sur IP. Après tout, la société a lancé ses propres plateformes photos et vidéos. La plateforme photo étant aujourd’hui la première sur Internet. Or Skype et Facebook viennent d’officialiser un partenariat qui fait du premier la solution VoIP par défaut sur le 1er réseau social au monde. Il serait ainsi surprenant que Facebook lance sa propre solution de visio-téléphonie dans un avenir proche. Peut-être le réseau social a-t-il jugé que c’était la meilleure façon de prendre le contrepied de Google Voice, la solution VoIP du géant de la recherche: fortifier un pionnier innovant déjà établi, plutôt que investir soi-même. La VoIP nécessite en effet de payer des frais d’interconnexion très importants aux opérateurs téléphoniques.

Au-delà de ce partenariat, certains parient sur un rachat de Skype par Facebook.

Une note  récente de la banque Goldman Sachs attribuait à Skype plus de 500 millions d’utilisateurs, le même nombre que celui de membres de Facebook. En termes de base installée, c’est donc 2 partenaires de taille équivalente qui collaborent. Mais alors que Facebook n’a pas quitté les feux de l’actualité depuis 2 ans, Skype est resté un peu en retrait des soubresauts de la compétition Apple-Google-Facebook-Microsoft. Lorsque la société a fait l’actualité durant l’année écoulée, c’était pour mentionner la volonté d’eBay, propriétaire de Skype, de revendre l’entreprise, reconnaissant ainsi  une forme d’échec quant à la possibilité de trouver des synergies avec Ebay.com. Il est aussi de plus en plus question d’une prochaine introduction en bourse du pionnier de la VoiP.

Avec ce partenariat, les utilisateurs de Skype pourront désormais retrouver leur fil d’actualités Facebook dans leur application VoiP favorite, et leur carnet d’amis Facebook devient une extension de l’annuaire Skype pour les numéros fixes et portables. Il est par ailleurs possible à présent de synchroniser son statut skype avec son statut Facebook

Skype est une des applications Internet les plus puissantes d’aujourd’hui. L’avènement de Facebook l’a un peu fait oublier, en donnant un petit coup de vieux à cette application. A tel point qu’il n’est pas sûr que Skype soit inclus dans la mouvance 2.0 dans l’esprit du grand public; l’application date tout de même de la fin des années 90. Ce partenariat devrait corriger le point d’image.
Skype est le seul logiciel de messagerie instantanée/VoIP que j’aie jamais vraiment utilisé pour un usage personnel. Mes essais avec ICQ n’ont jamais été probants (spam; balbutiements des connexions 56k de l’époque…), je n’ai pas de compte MSN, et Google Talk est arrivé après. Récemment, mon usage personnel de Skype a été très parcimonieux. La faute aux box ADSL qui ont généralisé les appels gratuits en France et vers certains pays d’Europe, ainsi que des tarifs réduits d’appel à l’international. Question d’ergonomie aussi. Pour utiliser le téléphone avec la box ADSL, pas besoin d’allumer l’ordinateur. Pour utiliser Skype, il faut, la plupart du temps, allumer l’ordinateur, ce qui prend du temps. Les tentatives de fabricants de téléphones mobiles comme Nokia pour intégrer cette application ont été ralenties par les opérateurs téléphoniques, mais l’arrivée des tablettes Internet va changer cela. Si mon usage personnel de Skype s’est amoindrit, mon usage professionnel lui est repartit à la hausse, dans le sillage de l’utilisation de plus en plus forte de la messagerie instantanée en entreprise.
Application puissante pour le grand public, Skype l’est devenue aussi pour les entreprises de toutes tailles, en offrant une interaction fluide et ludique, avec les collègues, les partenaires et les clients. Une preuve récente de cette puissance est que Skype est cité comme  une des applications clés dans la vidéo de présentation de la nouvelle tablette professionnelle HP Slate 500.

Google veut nous faire Buzzer (quand la messagerie Internet devient réseau social)

Mardi, février 9th, 2010

Google Buzz, c’est donc le nom de la nouvelle fonctionnalité réseau social du géant de la recherche sur Internet. A lire les premiers articles des journalistes qui ont pu suivre une présentation, on perçoit la très grande ambition que l’entreprise a placé dans le développement de ce nouveau produit.

Google Buzz

Google Buzz

Intégration à Gmail (la messagerie Internet maison), intégration aux applications mobile dont Maps (cartes) avec géolocalisation automatique des statuts, émission des statuts et des tweets par reconnaissance vocale…  Même sans l’avoir testé, on imagine aisément ce qu’on pourrait faire de Google Buzz, à l’inverse d’un Google Wave par exemple, qui même pris en main, a pu laisser dubitatif.

C’est bon signe. Google vient donc ainsi de remplacer Orkut, qui faisait figure de réseau social maison officiel jusque là, et qui était un échec en Europe et aux Etats-Unis. Dans le post intitulé le réseau social selon Google, j’avançais l’hypothèse que Google pouvait se servir du moteur de recherche, une des pages les plus visitées au monde, comme base d’un réseau social.
L’entreprise a apparemment choisi pour le moment de passer par Gmail et ses 175 millions de visiteurs uniques mensuels, ainsi que ses millions de comptes utilisateurs, déjà habitués à la messagerie instantanée et à la visiophonie (Fonctionnalité dont Facebook ne dispose pas pour le moment). Mais si le réseau social a pu être intégrée à Gmail ou à la version mobile de Maps, on voit mal pourquoi il ne pourrait pas être intégré au moteur de recherche lui-même.

La question est, cette nouvelle tentative détournera-t-elle de nombreux utilisateurs de Facebook (400 millions de membres fin janvier 2010)?
Si on considère que 1 des 3 lieux de passage quotidiens d’un internaute aujourd’hui (avec le réseau social et un moteur de recherche) est la messagerie  personnelle, il est clair que Google dispose des applications et des solutions de scénarisation pour retenir l’internaute dans son réseau. Maintenant, on peut faire le pari que peu de personnes se déconnecteront de Facebook pour maintenir un compte uniquement sur Google Buzz. C’est donc un partage plus équitable du marché des réseaux sociaux que cette application vise, en faisant migrer les comptes utilisateurs maison vers une expérience plus sociale à l’intérieur de l’écosystème Google.

Il se murmure que Facebook de son côté serait sur le point de doper son offre de messagerie Internet… Yahoo quant à lui a intégré depuis le début de l’année des fonctionnalités sociales à sa messagerie… En ce début 2010 le réseau social a donc avalé la messagerie personnelle.

Twitter conforte son statut de première source d’information temps réel grâce à Bing et Google

Jeudi, octobre 22nd, 2009

Microsoft et Google viennent de confirmer une rumeur qui circulait depuis quelques temps: les 2 moteurs de recherche indexeront le contenu des informations diffusées sur Twitter. Voir l’annonce sur le blog anglais de Google.

Dans le billet le fil AFP de monsieur tout le monde, je soulignais comment Twitter avait pris l’avantage sur Facebook en tant que source de veille “sérieuse”. En annonçant leur volonté de référencer les tweets de monsieur tout le monde, et donc en les légitimant, Google et Bing, les 2 moteurs de recherche de référence, viennent de donner un coup de pouce au petit poucet face au géant Facebook.

A noter quand même que Bing-Microsoft, qui a une nouvelle fois tiré avant Google nous apprend Techcrunch, annonce en même temps le référencement des informations temps réel de Facebook. Peut-être Google annoncera-t-il lui aussi le référencement de vos posts sur Facebook (à votre grande surprise sans doute), même si les 2 entreprises n’ont pas un relationnel aussi apaisé que Microsoft et Facebook.

Twitter devrait quand même garder l’avantage sur l’information en temps réel, parce que:

- Twitter diffuse plus d’informations publiques que Facebook, dont une bonne partie des conversations sont d’ordre privé

- Twitter est pour le moment l’interface la plus simple pour diffuser de l’information temps réel; le site a même été conçu pour ça

- Twitter est aujourd’hui l’outil de référence utilisé par les experts de tous milieux pour asseoir leur expertise. C’est donc le réseau qui devrait fournir les informations les plus utiles ou les plus pertinentes.

Le fil AFP de monsieur tout le monde: Twitter versus Facebook

Dimanche, septembre 13th, 2009

J’ai entendu récemment plusieurs fois cette question: quel est l’intérêt de Twitter par rapport à Facebook? De fait, le service de microblogging est vu par la plupart des internautes comme un doublon de la star des réseaux sociaux. Ce sentiment pourrait se traduire dans le nombre d’utilisateurs de Twitter en France, environ 640 000, si on en croit une étude IFOP, qui place à 2% de la population internaute française (32 millions) le nombre de comptes Twitter, bien loin du nombre d’utilisateurs de Facebook (plus de 30% des internautes français, près de 10 millions de personnes).

Récemment, un collègue bénéficiant d’une culture Internet très avancée, notamment sur les réseaux sociaux, se plaignait de la faiblesse de la communauté Twitter en France, et était donc surpris du buzz déclenché malgré tout par cette application.

Twitter est en fait un agrégateur d’information, au même titre que Google News ou un lecteur de flux RSS, et donc un outil de veille “sérieux”.  C’est aujourd’hui un des canaux les plus puissants pour obtenir de l’information (du bruit?) sur une marque, un fait d’actualité ou une personne.  Sa puissance vient du fait qu’il permet d’obtenir cette information en temps réel.
Cette dimension d’agrégateur d’information manque encore à Facebook, qui est perçu encore largement comme un outil de détente (fun), là où Twitter a tout de suite été choisi par des chercheurs, des hommes politiques, ou des agences marketing pour asseoir leur expertise. Récemment, Twitter a été utilisé pour couvrir le crash d’un avion (via la diffusion des premières photos de l’accident) ou les soubresauts de la révolte de cet été en Iran. Twitter apparaît ainsi comme un outil plus facilement adaptable aux besoins professionnels ou “sérieux”.

Le retard de Facebook sur Twitter en tant que source d’information “sérieuse” se révèle dans le fait qu’un agrégateur de flux RSS comme FeedReader n’a pas encore intégré Facebook comme source d’information, contrairement à Twitter et Google News. Il y a sans doute des raisons techniques à cela. Jusqu’à récemment, Facebook ne permettait pas d’effectuer une recherche sur toutes les conversations émises sur ce réseau. Les recherches se limitaient à votre propre réseau de contacts. Aujourd’hui cela changé, et le moteur de recherche de Facebook a gagné en puissance. Gageons que d’ici quelques mois les lecteurs de fil RSS permettront de créer des fils de recherche virtuel sur les conversations publiques émises dans Facebook.

Twitter est un flux RSS qui intègre la conversation simple, primitive, entre l’émetteur et ses récepteurs. Les tweets sont des micro-dépêches commentables. Il n’est pas surprenant que les journalistes soient une des populations les plus représentées chez les utilisateurs de Twitter, notamment aux Etats-Unis et en Angleterre. Le réseau de microblogging est en fait le fil AFP de Monsieur tout le monde, et il permet aux journalistes d’attirer du trafic vers le site Internet de leur journal, via des liens vers leurs derniers papiers.
Twitter est la quintessence de la vague conversationnelle qui envahit l’Internet, une sorte de Haiku de la conversation, là où Facebook est un journal intime très sophistiqué.
N’oublions pas cependant que ce fil de dépêche peut être truqué ou non fiable, notamment parce qu’aujourd’hui l’identité et le sérieux de l’émetteur des dépêches ne peuvent pas être certifiés. Twitter travaille à corriger cela.

Pour le moment, Twitter est  en retard en termes de comptes utilisateurs, mais Facebook ne tient pas à laisser à son concurrent les vertus de la simplicité (de la rapidité?) et la position d’outil de référence pour la recherche en temps réel d’information sur Internet.  En publiant une version “Lite” (légère) de son service, et en essayant de se rapprocher le plus possible de la diffusion de statuts/photos en temps réel, Facebook se donne les moyens de continuer la course en tête, jusqu’à un éventuel rachat de son concurrent?