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Google devrait laisser à ses utilisateurs la possibilité de rendre public ou non leur compte Google+

Vendredi, juillet 29th, 2011

Lorsqu’on lance une recherche sur vous sur Internet, il y a de fortes chances de tomber sur certains types de liens:
- Votre blog
- Votre profil Facebook
- Votre profil Linkedin
- Votre profil Viadeo
- Votre compte Twitter…
Ah oui j’oubliais, votre profil Copainsdavant :)

Pour ma part, j’ai décidé il y a quelques années de favoriser l’option blog, et plus récemment, j’ai choisi de rendre public mon compte Twitter. Ce dernier réseau occupe une position de neutralité dans la galaxie des réseaux sociaux et il offre une fonction citoyenne (Twitter est utilisé par des chercheurs, des journalistes, des hommes politiques, les témoins d’un événement…) qui, à mes yeux, devrait lui conférer un léger avantage comme vecteur d’une identité numérique universelle.
Jusqu’à présent la plupart des réseaux sociaux donnaient la possibilité de faire apparaître ou non dans les résultats de recherche un compte personnel. Google+ a apparemment décidé de fermer la porte à cette possibilité, en rendant forcément publics les comptes des utilisateurs courant août. Ce choix s’accompagne d’une restriction sur l’usage des pseudonymes…

On remarquera que le compte Google n’apparaît pas dans la liste ci-dessus. Sur le Web français en tout cas, il est vrai qu’il ne fait pas partie des résultats qu’on a l’habitude de voir… La décision de Google s’explique en partie par la volonté de voir changer les choses. Premier moteur de recherche, il n’est paradoxalement pas aujourd’hui le premier vecteur de l’identité numérique des internautes. Facebook a pris une solide avance pour ce qui concerne l’identité privée ou personnelle; un grand nombre de services Web permettent de se connecter via son compte Facebook. Linkedin, Viadeo, et Twitter eux ont pris la première place pour l’identité professionnelle. En annonçant la préférence de Twitter comme vecteur de l’identité dans iOS 5, son nouveau système d’exploitation, Apple a choisi de fortifier la position de Twitter à la fois sur le plan privé et professionnel.

Un des nombreux objectifs de Google+ est de bouleverser cette hiérarchie, quitte à forcer un peu la main aux utilisateurs. Le nouveau réseau, dont on parie ici sur le succès, essaie de fusionner les identités privée et professionnelle, en offrant une synthèse des services fournis par les autres réseaux sociaux. Il est frappant de voir qu’une des premières informations fournies par un profil Google+ est l’entreprise de l’utilisateur. Sur un autre plan, on peut remarquer que la fonctionnalité de suggestion de contacts de Google+ se révèle assez efficace pour suggérer des contacts professionnels qu’on a pu croiser sur son parcours.

Au nom de la liberté de dire (ou pas) que Google a défendu par exemple lors des “révolutions arabes” récentes ou face au pouvoir chinois, le géant de la recherche devrait laisser le choix à ses utilisateurs de rendre publics ou non leurs comptes Google+, ainsi que celui d’utiliser un pseudonyme.

Google+ veut vous aider à faire le tri dans vos amis (Facebook)

Mercredi, juillet 13th, 2011

Annoncée depuis au moins 1 an, Google vient de lancer sa réplique à Facebook, Google+. Comme on pouvait s’y attendre, le géant de la recherche a placé ce réseau au coeur de tous ses services; il en profite même pour publier une nouvelle barre de navigation noire, placée au-dessus de tous ses sites et qui met Google Plus au premier plan. Grâce à une invitation amicale, j’ai commencé à utiliser ce nouveau réseau disponible sur invitation limitée pour le moment; je publierai mes premières impressions dans un autre article.

Les 2 fonctionnalités mises en avant dans la communication de Google sont la possibilité de créer des groupes (rebaptisés “cercles”) de manière plus fluide/intuitive et l’arrivée du chat vidéo en groupe. Facebook a déjà répondu partiellement à cette dernière fonction en lançant le chat vidéo entre 2 contacts, grâce à un partenariat avec Skype.

L’impossibilité actuelle de constituer des cercles d’amis de manière fine/fluide constitue bien un des points faibles de Facebook. Cette éventualité n’était manifestement pas incluse dans la philosophie originelle du réseau, basée sur la création de liens avec le plus grand nombre possible d’amis, à qui l’utilisateur montrerait le plus de choses possible… Facebook avait bien essayé de limiter cette faiblesse en intégrant la possibilité de se constituer des listes d’amis et en développant au fil du temps sa fonctionnalité Groupes. Mais aujourd’hui encore, pour limiter les publications à certains amis, il faut aller fouiller dans les options de confidentialité.

A l’opposé, Google+ est conçu dès le départ sur cette idée que tout contenu n’est pas partageable avec tout le monde. Ce nouveau réseau permet de se créer des cercles par simple glisser-déposer, et aussi de distribuer le contenu à ces cercles directement sans passer par les options de confidentialité. Le développement du graphe social y apparaît ainsi plus intuitif.
Il ne devrait pas être difficile pour Facebook de faire évoluer son réseau pour répondre à ce besoin de restreindre le partage de contenus. Après une phase de course débridée aux amis, les utilisateurs sont sans doute maintenant entrés dans l’ère du tri.

Il est intéressant de faire un parallèle entre la démarche adoptée par Microsoft Bing lors de son lancement pour se distinguer du moteur de recherche de Google, et celle qu’adopte aujourd’hui Google pour se différencier de Facebook. On peut dire que toutes les deux ont attaqué leur cible par la qualité perçue. Faire mieux avec moins. Moins de résultats pour Bing pour faciliter la décision (il s’agit là d’une promesse marketing), des cercles plus restreints côté Google+ pour éviter le spamming social. Mais alors que d’un côté on a fait le choix d’un rebranding (renommage) pour partir de zéro, le nouveau réseau est positionné comme l’extension d’une des 2 pages Web les plus visitées au monde (l’autre étant la page d’accueil de Facebook).
Ces deux nouveaux services mènent la même bataille, qui consiste à essayer de faire changer les habitudes. Faire comprendre qu’une autre façon de chercher est possible pour Bing, qu’une autre manière d’interagir avec ses amis est encore plus ludique pour G+. Tâche d’autant plus difficile si on a en face de soi un acteur qui innove sans cesse, et qui a les ressources pour continuellement corriger d’éventuelles faiblesses.

Contrairement à ce qui s’était passé pour Wave, ou pour Buzz dans une moindre mesure (ce service est finalement en train de fermer apparemment), on a envie de parier sur le succès de G+, surtout si Google l’accompagne d’une campagne publicitaire encore plus puissante que celle qu’il a consacrée au navigateur Chrome par exemple.

Chrome OS, Google rebranche l’ordinateur portable

Jeudi, mai 12th, 2011

L’ordinateur portable n’est pas tout à fait mort, pas encore enterré par les tablettes tactiles. Le châssis bouge encore, dessiné par Samsung et Acer, Google inside, Chrome OS plus précisément, le système d’exploitation qu’un article de Slate US destinait à un échec rédhibitoire… Quasiment 3 ans après avoir lancé le navigateur Chrome, la brique centrale de sa stratégie d’informatique dans les nuages, Google vient d’annoncer le lancement officiel de son système d’exploitation le 15 juin, préchargé sur des ordinateurs portables.

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Fin 2010, le géant de la recherche avait envoyé des ordinateurs de tests à plusieurs centaines de testeurs. Depuis, de nombreuses mises à jour, basées sur les retours utilisateurs, ont permis de corriger les bugs, d’améliorer l’expérience utilisateur, et d’optimiser les configurations matérielles… Les Mises à jour vont d’ailleurs continuer, à échéances régulières. Ça vous rappelle quelque chose? Oui, le mode de développement du logiciel libre, Linux notamment.

Le modèle de développement et de lancement de Chrome OS, préchargé sur des ordinateurs nommés “Chromebooks”, s’inspire en fait de plusieurs modèles qui ont fait leur la preuve de leur succès ces dernières années.

1. Le développement en mode logiciel libre, c’est à dire l’implication d’une communauté de développeurs et d’utilisateurs dans la fabrication d’un outil informatique
2. La commercialisation, popularisée par Microsoft, d’un système d’exploitation avec les ordinateurs qu’il anime, avec ici une intégration plus poussée, car c’est Google qui a imposé les spécifications matérielles des machines
3. La disponibilité d’une boutique en ligne d’applications, popularisée par l’Appstore d’Apple

En lançant Chrome OS il y a 3 ans, Google défendait une vision selon laquelle le système d’exploitation c’est l’Internet! L’entreprise est en train de réaliser cette vision sous nos yeux. Apple, avec son iPad, défend aussi à cette vision. Mais la firme à la pomme a décidé de placer iTunes, entre nous et le Web. Et l’iPad n’a pas été conçu comme un outil de productivité. Des applications métiers peuvent l’y aider, mais c’est d’abord un super appareil pour la consommation de médias, un mini media center.
Avec Chrome OS, Google nous montre que nous aurons peut-être encore besoin des ordinateurs portables pour être productifs.

Ce que promet Google avec ces nouvelles machines:

1. Toutes les applications dans les nuages. Le géant de la recherche peut s’appuyer pour cela sur les applications populaires qu’il a créées ces dernières années… Gmail, Google Docs…
2. La possibilité de travailler en mode déconnecté, et de synchroniser quand une connexion est disponible
3. Des ordinateurs légers-puissants, qui démarrent en 8 secondes, mazette (comme une tablette tactile?)
4. Le stockage en ligne (les vendeurs de disque durs vont devoir se reconvertir?)

Alléchant tout ça. Google semble ainsi en passe de réussir là où de nombreux acteurs ont échoué à proposer une alternative de masse à Windows… L’entreprise pousse l’offensive jusqu’à la mise en place de plans d’abonnements, avec des forfaits mensuels comme dans la téléphonie mobile, destinés prioritairement aux étudiants et aux entreprises; de nombreuses PME devraient se laisser séduire, et sans doute des collectivités territoriales et des administrations aussi.
On verra si à la rentrée prochaine les étudiants se ruent sur des portables Chrome OS, et si à Noël prochain, ces portables nouvelle génération tiennent tête aux tablettes tactiles…

Skype, attaqué de toutes parts, racheté par Microsoft

Mercredi, mai 11th, 2011

(Rédigé depuis iPad, mise en forme à venir)
C’était une des questions de nos semi-prédictions de l’année techno 2011. Skype resterait-il indépendant, via son objectif d’introduction en bourse, ou serait-il racheté par un des “big three”? Facebook semblait tenir la corde, notamment après l’intégration renforcée des 2 plateformes fin 2010… Des rumeurs récentes mentionnaient l’intérêt de Google pour une joint-venture. D’autres supputations encore plus anciennes mettaient en avant la puissance financière d’Apple, qui lui aurait permis de racheter une des applications Web les plus populaires pour l’intégrer à iOs.

Microsoft n’était pas l’acteur le plus souvent mentionné pour ce rachat, et c’est donc une forme de surprise. La presse techno laisse entendre que c’était peut-être tout simplement le plus offrant, et celui qui avait le plus envie de devenir propriétaire de Skype. Hormis Facebook, les 2 autres acheteurs potentiels avaient effectivement leur propre solution de Visioconférence, fortement en croissance, avec ce que les anglo-saxons appellent le “momentum”. FaceTime pour Apple, Google Voice pour le géant de la recherche. On voyait donc pas très bien comment ces deux-là allaient tirer parti de Skype, si ce n’est en empêchant leurs principaux concurrents de le faire entrer dans leur écosystème. En face, Microsoft n’était pas aussi notoirement positionné sur la VoiP, tant pour les particuliers que pour les entreprises.
Le rachat par Microsoft, actionnaire de Facebook, ne fait pas obstacle à l’intégration encore plus poussée entre le 1er réseau social au monde et la première solution de téléphonie iP. Facebook gagne donc à ce rachat, d’autant qu’il n’aura pas à assumer les dettes élevées de l’entreprise. Un tel schéma renforce ainsi la position de Microsoft par rapport au réseau social; ce n’était sans doute pas la moindre des motivations, quand on sait que le géant du logiciel disposait lui aussi, via Windows Live Messenger et sa plateforme entreprise, des briques nécessaires pour continuer à développer une solution VoiP en propre, et que Skype ne lui était donc pas absolument indispensable…

Ce rachat est aussi une surprise parce que Skype est plutôt perçu comme un logiciel iconoclaste, anti-système et qu’on s’attendait à une forme d’esprit d’indépendance (Microsoft prend d’ailleurs soin de préciser que Skype continuera d’exister pour les autres plateformes…) L’identité de ses créateurs (Kazaa, Jost), grands disrupteurs et dynamiteurs de ce qu’on appelait la “Netéconomie”, laissait prévoir d’autres associations, mais il est vrai que les créateurs sont devenus minoritaires, “dissolus”, euh pardon, dilués… :)

Le suprématie technologique de Skype elle-même avait été remise en cause par plusieurs applications comme Viber ou Qik, qui ont réussi à se créer un territoire sur le partage instantanée de données depuis les téléphones mobiles (le paradigme informatique du moment), la voix notamment ou la vidéo. Une des toutes dernières applications à venir sur le territoire de Skype est TalkBox, dont nous reparlerons, et qui permet de faire du chat vocal à partir des smartphones et tablettes, rapprochant ainsi l’iPad de fonctions téléphoniques.
L’arrivée même, puis le succès de FaceTime, sonnait comme une menace pour le pionnier de la visioconférence. Skype avait tout pour être la solution de visiophonie de référence sur le marché mobile. En un an, Apple et FaceTime lui ont ravi cette place, sans doute avec l’aide des opérateurs mobiles qui ont freiné l’arrivée du protocole SIP sur nos téléphones.
Microsoft rachète donc un leader concurrencé de toutes parts. Mais gageons que le 1er éditeur de logiciel au monde, contrairement à Ebay, le précédent propriétaire, a de nombreuses façons de tirer parti de la puissance de Skype.

Nokia est-il sur le point d’opter pour Windows Phone 7?

Mercredi, février 9th, 2011

Ce vendredi 11 février, Nokia devrait occuper le flux des conversations techno, lorsque son nouveau PDG, Stephen Elop, annoncera la stratégie logicielle qu’il entend développer. Dans un post récent, nous soulignions, comme d’autres, la composante de culture logicielle dans les difficultés de l’entreprise sur le marché des smartphones.

Un article des Echos paru mardi 8 février résume bien les choix qui s’offrent à Nokia. Le point commun entre ces 3 scénarios?  Un abandon de Symbian, le système d’exploitation hérité de Psion et soutenu un temps avec des géants asiatiques de l’électronique comme Sony. Depuis la percée d’Android, l’OS mobile de Google, Nokia était devenu le seul soutien de Symbian.
Alors ces 3 scénarios:

  1. Nokia adopte Windows Phone 7 et continue de soutenir Meego, un système d’exploitation développé avec Intel. Les avantages, l’entreprise peut bénéficier de la force de frappe de Microsoft, aussi bien en termes de distribution que de marketing, ce qui pourrait lui faciliter un développement notamment sur le marché américain où il connaît un certain retard. Le maintien de Meego permet par ailleurs de conserver l’allié de poids qu’est Intel, et de rassurer les partenaires de l’entreprise dans les autres coins du globe que l’Amérique du Nord. Inconvénient, la plateforme Windows Phone, toute récente, est elle-même en retard sur iOS et Android.
  2. Nokia choisit Android (l’OS gratuit qui a le vent en poupe) et Windows Phone, un OS prometteur, poussé par la puissance marketing de la première entreprise de logiciel au monde. Inconvénient , Nokia renonce à toute ambition dans les OS mobiles.
  3. Nokia choisit Android sur le court terme et Meego sur le plus long terme. Avantages, l’entreprise baisse drastiquement le coût de production de ses smartphones et se donne le temps de construire une alternative, avec son allié Intel. Incovénient, jusqu’au décollage éventuel de Meego, l’entreprise dépendrait entièrement du génie logiciel d’un acteur qu’elle considérait récemment encore comme un concurrent.

Il y a un quatrième choix que l’article des Echos n’évoque pas, celui qui consisterait à continuer à développer Meego, et à adopter Windows Phone et Android… Ce ne serait pas la première fois que Nokia testerait le marché avec plusieurs OS. Il avait précédemment intégré une version de Windows Mobile. Cette possibilité, le journaliste des Echos ne l’a sans doute pas jugée crédible, parce que, écrit-il, l’heure n’est plus aux demi-choix, ni à l’éparpillement des ressources.

En dehors de l’abandon de Symbian, l’autre certitude anticipée par le marché est que Windows Phone fera partie du mix. Le précédent rôle de Stephen Elop chez Microsoft fait pencher dans ce sens. L’intérêt que les 2 acteurs auraient à s’allier pour contrer Google et Apple semble  aller de soi. Un article récent de Techcrunch défend ce point de vue. Pour Microsoft, ce serait un levier formidable pour propulser son nouvel OS mobile dans le top 3 mondial, Nokia étant le premier fabricant de téléphones au monde.
Minter Dial, célèbre expert du marketing digital, pense savoir que cette alliance aurait un troisième ressort qui ferait de Nokia le fabricant matériel du fameux Facebook Phone. Microsoft est en effet actionnaire de Facebook.

Reste la question de savoir ce que deviendraient les investissements de Nokia dans des domaines comme la cartographie, les jeux, ou le magasin d’applications (OVI) pour lesquels l’entreprise avait fait le choix de l’indépendance logicielle.

Les questions techno de l’année 2011

Dimanche, janvier 16th, 2011

Eh oui, voici venu ce délicieux moment de l’année, où depuis un  marronnier, nous pouvons nous demander ce que sera le contour techno de 2011. Au passage, bonne année à toi, ô lecteur.

Alors posons-les ces questions:

  1. Comment tranchera-t-on le dilemme des V2:  iPad 2 ou Galaxy Tab 2 ?
  2. Verra-t-on un renforcement des sites mobiles face aux applications mobiles?
  3. La prochaine tentative de Google sur le marché des réseaux sociaux, Google +1, fera-t-elle à Facebook ce que ce dernier a fait subir à Myspace (ringardisation accélérée)?
  4. Donner sa localisation deviendra-t-il un sport aussi naturel que donner son statut?
  5. Apple et Google offriront-ils des services d’opérateur télécom?
  6. Nokia passera-t-il ses smartphones sous Windows Phone 7 ou préférera-t-il développer Meego, la plateforme lancée avec Intel?
  7. Qui prendra la tête du marché des tablettes entreprises: Apple-iPad, BlackBberry-Playbook ou HP-Palm-Web Os?
  8. Chrome OS deviendra-t-il une réalité pour le grand public?
  9. Facebook Messages remplacera-t-il nos autres messageries?
  10. Apple finira-t-il par lancer son service de streaming musical, servant ainsi de poil à gratter à Deezer et Spotify?
  11. Le succès des liseuses numériques (e-Reader) Outre-Atlantique finira-t-il par atteindre la France et l’Europe?
  12. Skype restera-t-il indépendant?
  13. Bing deviendra-t-il le moteur de recherche par défaut sur les iPhone?
  14. Sera-t-il aussi pratique de se connecter au Web depuis sa télé que depuis sa tablette?, peut-être le fera-t-on conjointement d’ailleurs, dans une nouvelle expérience du split screen? :-)

A suivre donc cher lecteur.

Plan média: Google et Microsoft font leur (pub) cinéma

Jeudi, décembre 9th, 2010

Je n’avais jamais vu de pub Google au cinéma (vous non plus j’imagine), ni à la télé d’ailleurs (il paraît qu’il y en a une qui est passée récemment, sans doute la même). Le géant de la recherche continue d’investir les moyens traditionnels de publicité, depuis l’apparition du navigateur Chrome sur les affiches du métro parisien et dans les magazines français; c’était cette année ou il y a déjà un an? Cette prise de parole dans les médias de masse traditionnels se fait à chaque fois avec un impact certain, puisque nous ne sommes pas habitués à voir Google communiquer sur ces supports.

La dernière pub cinéma du moteur de recherche, très efficace, est influencée par le dépouillement caractéristique du design Google. Elle est composée uniquement d’animations reproduisant des recherches sur le moteur, et entend nous rappeler que Google nous accompagne à toutes les étapes de la vie… Premier boulot, première rencontre, première naissance… un peu sur le modèle de cette pub célèbre de compagnie d’assurance qui voulait montrer qu’elle s’occupait de nous tout au long de la vie. Avec cette fameuse musique, vous vous souvenez… “taaataaatatataaaa tattatatata tatataaaaattaa” :) Bon je vous aide, il s’agit de la Suite jazz n° 2, valse n° 2 de Dimitri Chostakovitch (CNP Assurances).
Dans cette pub Google, on reconnaît un moment le bruit d’un TGV qui passe, petit clin d’oeil au rôle de la SNCF dans notre quotidien, et pub gratuite au passage, “merci Google” pourrait dire la société nationale des chemins de fer.

L’autre publicité qui a fait parler récemment est celle de Microsoft pour sa nouvelle plateforme mobile, Windows Phone 7. Beaucoup n’ont pas compris le slogan “les téléphones qui nous font décrocher du téléphone”. Lancé sur le mode teasing il y a quelques semaines, ce slogan est illustré dans les pubs cinéma et télé. On finit par comprendre que ces nouveaux téléphones sont tellement fluides/organisés qu’ils nous font gagner du temps pour la vraie vie… ah… le cheminement est un peu tortueux tout de même. Une chose est vraie cela dit, c’est l’impression de vitesse/fluidité qui se dégage effectivement de ces nouveaux téléphones.
Cette publicité pour les Windows Phone s’intègre dans les prises de parole successives qui ont jalonné l’année 2010: Windows 7, nouvelle version de Hotmail (avec campagne d’affichage dans le métro) et pour finir, “Destination le Cloud” pour populariser la notion d’informatique dématérialisée.

Au jeu des pubs cinéma, petit avantage pour Google, en partie à cause de l’effet de surprise - nous ne sommes pas habitués à voir des pubs Google au cinéma/à la télé (contrairement aux pubs Microsoft) - et aussi parce que cette publicité transporte une certaine charge émotionnelle à partir de moyens très simples, des captures d’écran accompagnées par une bande sonore. Mais comme on l’a vu le dispostif lui-même n’est pas original.

Je n’ai pas encore vu de pub Apple au cinéma en cette fin d’année. La firme à la pomme se réserve-t-elle pour le lancement de l’iPad 2 en janvier prochain? Quant au réseau social Facebook, on sait qu’il n’avait pas besoin de plan média cinéma, puisque le réalisateur David Fincher s’en est chargé, dans son film très inspiré, “The Social Network”.

11 questions techno pour 2010

Dimanche, janvier 17th, 2010

Un bon marronnier de début d’année: la liste des questions qui définiront les contours de l’actualité techno.

  1. La tablette tactile d’Apple va-t-elle emporter nos dernières résistances?
    2010 sera-t-elle l’année des tablettes et du multi-touch? (Apple, Archos, E-books, Orange, Windows 7 à vos marques!) ou le clavier a-t-il des beaux jours devant lui (Nokia, BlackBerry, HTC)?
  2. Le téléphone mobile sera-t-il le support de choix pour écouter la musique “où tu veux, quand tu veux”? (moyennant un forfait data illimité :-( ) ?
  3. 2010 verra-t-elle l’essor du livre numérique (E-books) ?
  4. Nokia, premier fabricant au monde de téléphones mobiles, parviendra-t-il à limiter la hype et le buzz suscités par les plateformes mobiles iPhone et Android?
  5. Chrome OS va-t-il bouleverser le paysage des Netbook, et celui de l’informatique en général?
  6. Tout un chacun aura-t-il sa radio Internet (comme aujourd’hui tout le monde a son blog) et la radio numérique terrestre sera-t-elle bien lancée fin 2010?
  7. Le streaming aura-t-il tué le bon vieux téléchargement?
  8. Bing parviendra-t-il a éroder la part de marché de Google?
  9. Facebook parviendra-t-il à sortir de la sphère privée pour rejoindre Twitter sur la place publique?
  10. Free lancera-t-il son offre fibre optique-pour-les-anciens-abonnés avant son offre 3G?
  11. Serons-nous tous dans les nuages (in the cloud)?

Quand la presse redevient payante sur Internet grâce aux smartphones

Mercredi, décembre 9th, 2009

Certes des accès  payants des grands titres de la presse magazine et quotidienne existent sur Internet depuis la fin des années 90. Mais à part la consultation des archives, la plupart des journaux avaient fini par se  résigner à accorder un large accès gratuit à leurs articles… au nom de l’audience. Un titre phare comme Les Echos, un des rares à avoir tenu bon sur l’accès réservé aux abonnés et le paiement à l’acte sur ses articles, est revenu sur sa ligne en ouvrant plus largement l’accès à son contenu en 2008.

Depuis un an, et suite à la chute des revenus publicitaires, les éditeurs de presse ont été forcés de trouver d’autres sources de revenus pour équilibrer leurs comptes. Deux pistes sont alors apparues:

  1. Faire payer les lecteurs (comme pour la presse papier)
  2. Mieux faire contribuer les agrégateurs de news comme Google News, Yahoo News ou Bing, dont une partie significative de l’audience provient de l’agrégation d’actualités

Depuis fin 2008, de plus en plus de voix se sont élevées parmi les éditeurs pour souligner qu’il n’y avait point de salut hors la contribution monétaire des lecteurs. Une des premières voix a été celle de Frédéric Filloux, co-auteur du blog Monday Note (et ancien directeur des éditions électroniques de Libération), qui a montré dans ses billets comment la valeur des inventaires publicitaires Web des journaux avait fondu, et pourquoi le payant devait faire un retour en force.

Plus récemment, Rupert Murdoch, fondateur de News Corp, le plus grand éditeur mondial, a laissé entendre que la consultation de tous ses titres sur Internet va devenir payante. Il a fait pression sur Google News, un des agrégateurs les plus puissants, en menaçant de réserver le contenu de ses journaux à Microsoft,  son grand concurrent. D’autres éditeurs lui ont emboîté le pas sur la revendication d’un partage plus équitable des revenus avec les agrégateurs d’actualités. Rupert Murdoch semble avoir ainsi convaincu d’autres acteurs de le rejoindre dans son combat. Le groupe Axel Springer, le premier éditeur européen, vient de confirmer au Wall Street Journal, un des titres phares de News Corp, la nécessité de rendre payante la presse sur Internet.

Il semble que les éditeurs aient été entendu. Google vient de leur proposer des outils pour mieux gérer quels articles peuvent être référencés et à quelle fréquence ils peuvent d’être affichés par les internautes.

Une fois la position payante arrêtée, 2 questions se posent:

  • Comment faire payer techniquement?, car les sommes concernées par le paiement d’un article sont généralement minuscules
  • Quelle expérience utilisateur pour conforter la lecture payante?

Le succès de l’Apps Store, la boutique en ligne d’Apple, qui a installé de manière convaincante le concept d’application mobile payante (l’équivalent moderne du minitel :) — la tarification à la durée en moins), semble avoir apporté une réponse aux 2 questions. Après Le Parisien et Le monde, et dans la foulée de sa nouvelle formule très convaincante, Libération a ainsi lancé récemment une application iPhone, qui a eu un certain succès dans la blogosphère et les milieux technophiles.
Malgré son très grand succès, le problème de l’AppStore est qu’il est limité à la seule plateforme d’Apple. Qu’en est-il de la lecture depuis les autres smartphones?
La nouvelle Application Shop d’Orange, destinée à héberger des applications pour toutes les autres plateformes de smartphones, est peut-être la réponse.

Il semble ainsi que les smartphone (le téléphone mobile en fait) soient devenus la plateforme de choix permettant aux  éditeurs de maîtriser tous les aspects de la monétisation de leurs articles sur Internet, en rajeunissant leur audience au passage. Voir cet article du Monde sur le sujet.

Twitter conforte son statut de première source d’information temps réel grâce à Bing et Google

Jeudi, octobre 22nd, 2009

Microsoft et Google viennent de confirmer une rumeur qui circulait depuis quelques temps: les 2 moteurs de recherche indexeront le contenu des informations diffusées sur Twitter. Voir l’annonce sur le blog anglais de Google.

Dans le billet le fil AFP de monsieur tout le monde, je soulignais comment Twitter avait pris l’avantage sur Facebook en tant que source de veille “sérieuse”. En annonçant leur volonté de référencer les tweets de monsieur tout le monde, et donc en les légitimant, Google et Bing, les 2 moteurs de recherche de référence, viennent de donner un coup de pouce au petit poucet face au géant Facebook.

A noter quand même que Bing-Microsoft, qui a une nouvelle fois tiré avant Google nous apprend Techcrunch, annonce en même temps le référencement des informations temps réel de Facebook. Peut-être Google annoncera-t-il lui aussi le référencement de vos posts sur Facebook (à votre grande surprise sans doute), même si les 2 entreprises n’ont pas un relationnel aussi apaisé que Microsoft et Facebook.

Twitter devrait quand même garder l’avantage sur l’information en temps réel, parce que:

- Twitter diffuse plus d’informations publiques que Facebook, dont une bonne partie des conversations sont d’ordre privé

- Twitter est pour le moment l’interface la plus simple pour diffuser de l’information temps réel; le site a même été conçu pour ça

- Twitter est aujourd’hui l’outil de référence utilisé par les experts de tous milieux pour asseoir leur expertise. C’est donc le réseau qui devrait fournir les informations les plus utiles ou les plus pertinentes.