Archive for septembre, 2008

Le premier téléphone HTC sous Google Android sort bientôt

Mardi, septembre 30th, 2008

Lors de la sortie de Chrome, le nouveau navigateur Internet, je vous parlais de la stratégie qui avait consisté pour Google à favoriser Linux, système d’exploitation concurrent de Windows. Avec Android, Google est allé encore plus loin dans le soutien de systèmes d’exploitation concurrents… en créant son propre système pour téléphone mobile. L’entreprise s’est dotée de la plateforme sur laquelle elle fera tourner Google Mail et Chrome, la messagerie et la navigation Internet étant les 2 applications Web les plus populaires, que l’on retrouve déjà sur les téléphones portables.

Ainsi, la bataille pour la suprématie sur les systèmes d’exploitation a provisoirement délaissé le poste de travail (trop monopolisé) pour atteindre directement le téléphone portable, qui offre lui une situation plus ouverte, avec Microsoft et Symbian (Nokia) au coude à coude, et d’autres acteurs comme Palm (en perte de vitesse), Apple (iPhone) et Linux qui essaient de développer leurs parts de marché. S’inspirant du modèle de développement de Linux, Google a choisi de se positionner sur l’interopérabilité et l’ouverture du code; ce qui permettra à tout développeur de créer des applications pour cette plateforme, et aux utilisateurs d’y installer les applications qui leur chantent. Ces possibilités ne sont pas offertes sur iPhone par exemple.

Mon smartphone HTC vient de mourir de sa belle mort, la carte mère a rendu l’âme. Et oui, les cartes mères des téléphones meurent aussi, on a tendance à l’oublier. Il est clair que je suis tenté par l’achat du prochain HTC Dream, qui intègre justement le système Android, et qui pourrait bien proposer une version mobile du navigateur Chrome. La meilleure plateforme matérielle en terme d’ergonomie (ah le clavier !) associée à un système d’exploitation innovant et à un navigateur Internet nouvelle génération : le rêve. Le prochain smartphone HTC porte bien son nom. Le seul hic? Pas de sortie française prévue avant janvier 2009.

Domenech échappe à l’échaffaud

Lundi, septembre 15th, 2008

Ouf. L’équipe de France a battu la Serbie, nous rassurant ainsi sur sa capacité à se qualifier pour la coupe du monde 2010.

Découvrez les buts, vus des tribunes.

La presse mentionne un “coaching gagnant” de Domenech. C’est bien la première fois depuis l’Euro que le sélectionneur national bénéficie de ce bon point. Domenech a effectivement fait des changements gagnants. Abidal, Gourcuff, Clichy ont tous les 3 été très bénéfiques à l’équipe de France. Par ailleurs on l’a entendu porter à bout de voix cette équipe de joueurs de très haut niveau. Le sélectionneur, resté en bord de terrain tout le match, n’a cessé d’invectiver ses joueurs et de leur répéter les consignes, nous montrant à quel point cette équipe était en devenir et avait besoin d’être pouponné… Benzema lui n’avait visiblement pas envie de les entendre les consignes… Lisez ce qu’en dit Pierre Ménès.

Le tournant du match sesitue justement à la mi-temps, avec le choix de Domenech de remplacer Benzema (vraiment pas très bon ce soir-là) par Anelka. Un Anelka qui avait mangé du lion, sûr de ses coups, impérieux. Un Anelka qu’on n’avait pas vu depuis l’Euro, chapeau! Nombreux sont ceux attendaientt secrètement la reléguation de Benzema sur le banc de touche.

Pour moi, le match a été l’occasion d’une grosse révélation Gourcuff. J’avais été déçu par son entrée contre l’Autriche. Cette fois-ci, il a dynamisé l’attaque des Bleus et il a même failli marquer un beau but. Son jeu a été étincelant.

Comme je m’y attendais Abidal a fait son entrée à la place de Mexès. Il a mané un très bon match, n’était le corner concédé à la Serbie, et qui lui a permis de revenir au score. Une des autres surprises est la sékection de Clichy à la place d’Evra. Ce dernier a fait lui aussi un match remarquable, en montrant des capacités offensivesplus tranchantes.

Je suis prêt à parier que ce match anoonce une montée en puissance des Bleus, avec une envie plus forte de la gagne, et sans doute une concurrence plus forte dans tous les secteurs du jeu: défense (Evra/clichy, Mexès/Abidal), milieu (Gourcuff/Ribéry/Ben Arfa/Malouda) et attaque (Anelka/Benzema).

Football: Equipe de France, quels changements face à la Serbie?

Mardi, septembre 9th, 2008

La défense des Bleus a manifestement besoin d’être renforcée.

Suite aux performances médiocres de Mexès, il doit être laissé sur le banc de touche. C’est sans doute l’occasion de redonner sa chance à Eric Abidal, qui, on l’espère, aura tiré toutes les leçons des échecs de ses coéquipiers et de son dernier match catastrophique contre l’Italie.

 

Dans le milieu de terrain Toulalan (tout l’allant ah ah) et Alou Diarra ont été mis en cause. Mathieu Flamini et Lassana Diarra (qui a pour lui sa grande taille notamment) offre des alternatives que le sélectionneur peut tester au moins sur une mi-temps. Il se murmure que Flamini bénéficierait d’une forte capacité de projection vers l’avant, ce qui ne desservirait pas les offensives…

 

Quant à l’attaque, elle a semblé joueuse jusqu’à présent, même si sa capacité à marquer est en question.

 

Le site lequipe.fr souligne le casse-tête pour Domenech.

 

Le problème pour le sélectionneur est de savoir s’il joue avec 2 pointes en attaque ou une seule. La première option a échoué lors de l’Euro, mais elle semble avoir produit du résultat contre la Suède, et dans une certaine mesure contre l’Autriche.

La seconde option est celle qui a mené l’équipe de France en finale de la coupe du monde 2006…

 

L’urgence pour le moment étant de solidifier la défense, le sélectionneur pourra difficilement entamer le match avec une option radicalement offensive. Cela pourrait venir en seconde mi-temps si l’équipe est rassurée à la fois sur sa défense et sur son attaque. 

 

L’équipe de France ayant marqué des buts avec le schéma en 2 pointes depuis le début de sa campagne de qualification et ayant eu le temps de l’étrenner, elle pourrait démarrer le match sur ce schéma. La disposition en une pointe et la nécessité de muscler le milieu défensif pourrait s’imposer s’il y a à nouveau le feu dans la défense,  Henri prendrait alors le rôle de meneur de jeu, profil qui manque cruellement à la France.

 

L’équipe suivante pourrait alors démarrer le match : Mandanda, Sagna, Gallas, Abidal, Evra, Flamini, Lassana Diarra, Malouda (Nasri n’ayant pas été convaincant), Henry, Benzema.

Football : France-Autriche, qualif coupe du monde 2010

Mardi, septembre 9th, 2008

Décevant match que celui de l’équipe de France contre l’Autriche samedi dernier, 3-1, dont 2 buts identiques sur coup de pied arrêté, et un penalty déclenché sur une faute ébouriffante de Mexès.

Mexès justement dont d’aucuns regrettaient l’absence pendant l’Euro 2008. Il s’est tout simplement montré surévalué sur le premier match contre la Suède. Contre l’Autriche, sa première mi-temps a été inquiétante. On était surpris de voir Domenech le conserver à son poste pendant la seconde mi-temps jusqu’à ce qu’il concède un plaquage rugbystique dans la surface de réparation. On était encore plus surpris que Domenech le conserve à son poste jusqu’à la fin du match.
Au vu des 5 buts pris par la défense française depuis la fin de l’Euro, on en viendrait presque à regretter le tombereau de reproches faits à Thuram, Sagnol et Abidal. Abidal qui avait lui aussi provoquer un penalty contre l’Italie.

Opposé à l’idée de faire reposer tous les torts sur le sélectionneur national, je suis cependant sensible à 2 critiques adressées à Domenech, qui concernent son coaching. Depuis l’euro le sélectionneur n’a réussi à faire des changements tactiques déstabilisants pour ses adversaires, il n’est pas non plus arrivé à entraîner ses joueurs dans ces changements.

Qu’on songe par exemple à l’impuissance de l’équipe de France à réagir après la blessure de Ribéry et l’expulsion d’Abidal durant le dernier match de l’euro, à la propension du sélectionneur à faire rentrer Anelka quand il est déjà trop tard, et à bouger le schémas tactique du départ quand il se révèle improductif au bout d’une heure…

Ainsi contre l’Autriche on aurait aimé que Domenech bouleverse un peu le schéma au moins une demi-heure avant la fin du match. Il a fallu attendre le dernier quart d’heure pour que Gourcuff et Anelka fassent leur entrée, sans apporter grand-chose au jeu. Le journal l’équipe d’ailleurs avance l’hypothèse malicieuse quant à l’inefficacité d’Anelka depuis l’Euro. Il ne supporterait pas de ne pas être titulaire et se contenterait du service minimum à chaque fois qu’on fait appele à lui en fin de match.

Voir les notes attribué par Pierre Ménès aux joueurs sur le match contre l’Autriche.

Google Chrome: il faut nourrir Android

Lundi, septembre 8th, 2008

“We think of the browser as the window to the web”,

Sundar Pichai, Vice Président du management produit

Après la messagerie Internet, Il y a déjà 2 ans, Google vient de lancer un navigateur Internet, Chrome. C’est la nouvelle étape de cette guerre pour le logiciel, contre Microsoft, annoncée par les analystes depuis que le moteur de recherche a capté la majeure partie du marché de la publicité en ligne et bénéficie d’une des plus grosses valorisations de la sphère technologique.
Le lancement de Chrome est cependant une surprise car on avait pris l’habitude de voir Google soutenir Firefox, le navigateur star issu du logiciel libre. Il y a au moins une explication à ce qu’on peut voir comme une forme de lâchage de Firefox : pour Google, Chrome est bien plus qu’un navigateur Web, il s’agit de l’embryon de son futur système d’exploitation pour les ordinateurs.

Chrome est la fenêtre (Window, voir la citation au début de cet article) du Web, annonce l’entreprise dans un jeu de mot savoureux, qui se joue de Microsoft et de Windows. Il confirme une révolution qui voit les applications quitter le disque dur pour résider sur l’Internet.Capture BD présentation Chrome

Ces dernières années Google a déployé sa stratégie logicielle contre Microsoft en lançant des applications originales (Google Earth, Google Maps), des alternatives à des applications Web ou poste de travail populaires (Google News, Google Mail, Google Docs), et en favorisant des succès applicatifs du logiciel libre (Firefox, Open Office notamment). Si Google lâche Firefox, il a cependant pris soin de développer Chrome sur le modèle Open Source (logiciel libre), le même modèle que celui qui a fait le succès de Firefox, et qui permettra à n’importe qui de créer un navigateur à partir de la technologie Chrome ou de développer des applications pour cette plateforme.
Microsoft de son côté a contré les applications originales de Google (Microsoft Maps, Microsoft Virtual Earth) et a mis en scène une forme de rapprochement du modèle du logiciel libre, en promettant d’ouvrir un peu plus le code de ses applications et en se positionnant ainsi sur l’interopérabilité.
Cette guerre, qui concerne déjà les systèmes d’exploitation pour téléphone mobile, avec le lancement public fin septembre 2008 de Google Android, système d’exploitation concurrent de Windows Mobile, débarque aujourd’hui sur celui du système d’exploitation pour ordinateur.

Mais revenons sur le marché des navigateurs Internet, celui visé par Chrome, à première vue. C’est un des plus disputés, avec la fameuse bataille Netscape-Internet Explorer, qui a vu le second mettre un terme à la domination du premier, jusqu’à faire disparaître le pionnier de la navigation Web. Aujourd’hui, Microsoft domine plus de 74% de ce marché. Il a obtenu ce chiffre essentiellement en liant son navigateur au système d’exploitation Windows, le plus répandu au monde et qui capte lui plus de 80% de son marché.Depuis, plusieurs navigateurs ont été lancés (Opera, Firefox, Safari), qui ont apporté leur lot d’innovations sans mettre en danger de manière significative la domination de Microsoft: les outils pour la navigation mobile pour Opera, une meilleure sécurité et la navigation par onglet pour Firefox. Mais aucun de ces navigateurs, malgré de réels succès d’audience (jusqu’à 18% du marché pour Firefox), n’est en mesure de menacer significativement la part de marché d’Internet Explorer. Et la situation n’évoluera pas tant que Windows sera le système d’exploitation dominant au monde. Google a ainsi décidé de changer les données du problème en promouvant des systèmes d’exploitation concurrents de Windows, sur lesquels il ferait fonctionner ses applications. Le premier d’entre eux est l’Internet lui-même, LE système d’exploitation du futur (Google est aujourd’hui un géant de l’Internet), le second est Linux, que Google soutient financièrement et technologiquement en l’ayant retenu pour sa propre infrastructure.

Voir l’analyse de Francis Pisani et quelques questions soulevées par le site Technologizer.

A titre personnel, j’utilise sur mon ordinateur Firefox ET Internet Explorer, quand le premier plante, car ça lui arrive malheureusement de planter (à noter que Google promet un navigateur qui ne plante pas avec Chrome). J’utilise aujourd’hui un smartphone HTC sous Windows Mobile, après avoir été un fan du Vizor Handspring, PDA issu de la galaxie Palm. L’argument qui m’a fait passer au smartphone Windows Mobile, outre le clavier du téléphone HTC, est la promesse de pouvoir éditer des documents Windows (doc, excel) et de lire des PDF.

Android offrira-t-il cette possibilité ou proposera-t-il des applications conccurrentes, en se basant notamment sur Open Office, le concurrent de Windows Office issu du logiciel libre? En tout cas avec Android, Google s’est doté de la plateforme sur laquelle il fera tourner Google Mail et Chrome, la messagerie et la navigation Internet étant les 2 applications Web les plus populaires, que l’on retrouve déjà sur les téléphones portables.

Le retour du clavier !

Lundi, septembre 8th, 2008

Après plusieurs années qui ont vu la mort du clavier sur les appareils mobiles (téléphones et PDA), l’interface la plus utilisée pour l’automatisation de l’écriture revient en force. Au début des années 2000, PSION, célèbre pionnier de l’informatique nomade, décidait d’interrompre sa gamme d’assistant personnel. Trop gros, trop cher, trop pro… Marché trop limité. C’était les années de gloire de Palm et de Handspring, les 2 réinventeurs du stylet et de l’écran-tactile-uniquement-pour-le-stylet et du système d’écriture graffiti (très innovant). Le mantra du design à cette époque était de donner la part belle à l’écran et de traiter le clavier physique comme un “add-on”, une extension d’enfant gâté ou de professionnel pointilleux.

L’iPhone repésente en fait la radicalisation de cette logique commencée à la fin des années 90: un appareil-écran, avec très peu d’extension en dessous de celui-ci, bénéficiant de la plus grande résolution possible, pour montrer le plus de nos vidéos et photos.

Entre-temps, il y a eu le design, en coquillage (”shell”), qui a fait les beaux jours de Samsung notamment. Puis est arrivé HTC, qui a décidé de baser sa stratégie design sur le retour du clavier, pour le plus grand bonheur des orphelins de Psion, comme moi. Le clavier oui, mais coulissant, pour gagner de l’espace et réduire l’encombrement. Suite au succès de HTC de nombreux fabricants se sont engouffrés dans la brèche, et aujourd’hui tous les plus grands fabricants propose à la fois des modèles tactiles et des modèles avec clavier.

Un clavier c’est la possibilité d’écrire n’importe où, très rapidement, de longs messages (électroniques, sms), des textes, en réduisant dans sa paume le plaisir de l’écriture sur ordinateur.

J’espère que ce blog, qui marque pour moi le retour à la publication d’un site perso (c’est comme ça qu’on disait en l’an 2000) reflétera un peu, beaucoup, de ce plaisir.