Posts Tagged ‘linkedin’

Google devrait laisser à ses utilisateurs la possibilité de rendre public ou non leur compte Google+

Vendredi, juillet 29th, 2011

Lorsqu’on lance une recherche sur vous sur Internet, il y a de fortes chances de tomber sur certains types de liens:
- Votre blog
- Votre profil Facebook
- Votre profil Linkedin
- Votre profil Viadeo
- Votre compte Twitter…
Ah oui j’oubliais, votre profil Copainsdavant :)

Pour ma part, j’ai décidé il y a quelques années de favoriser l’option blog, et plus récemment, j’ai choisi de rendre public mon compte Twitter. Ce dernier réseau occupe une position de neutralité dans la galaxie des réseaux sociaux et il offre une fonction citoyenne (Twitter est utilisé par des chercheurs, des journalistes, des hommes politiques, les témoins d’un événement…) qui, à mes yeux, devrait lui conférer un léger avantage comme vecteur d’une identité numérique universelle.
Jusqu’à présent la plupart des réseaux sociaux donnaient la possibilité de faire apparaître ou non dans les résultats de recherche un compte personnel. Google+ a apparemment décidé de fermer la porte à cette possibilité, en rendant forcément publics les comptes des utilisateurs courant août. Ce choix s’accompagne d’une restriction sur l’usage des pseudonymes…

On remarquera que le compte Google n’apparaît pas dans la liste ci-dessus. Sur le Web français en tout cas, il est vrai qu’il ne fait pas partie des résultats qu’on a l’habitude de voir… La décision de Google s’explique en partie par la volonté de voir changer les choses. Premier moteur de recherche, il n’est paradoxalement pas aujourd’hui le premier vecteur de l’identité numérique des internautes. Facebook a pris une solide avance pour ce qui concerne l’identité privée ou personnelle; un grand nombre de services Web permettent de se connecter via son compte Facebook. Linkedin, Viadeo, et Twitter eux ont pris la première place pour l’identité professionnelle. En annonçant la préférence de Twitter comme vecteur de l’identité dans iOS 5, son nouveau système d’exploitation, Apple a choisi de fortifier la position de Twitter à la fois sur le plan privé et professionnel.

Un des nombreux objectifs de Google+ est de bouleverser cette hiérarchie, quitte à forcer un peu la main aux utilisateurs. Le nouveau réseau, dont on parie ici sur le succès, essaie de fusionner les identités privée et professionnelle, en offrant une synthèse des services fournis par les autres réseaux sociaux. Il est frappant de voir qu’une des premières informations fournies par un profil Google+ est l’entreprise de l’utilisateur. Sur un autre plan, on peut remarquer que la fonctionnalité de suggestion de contacts de Google+ se révèle assez efficace pour suggérer des contacts professionnels qu’on a pu croiser sur son parcours.

Au nom de la liberté de dire (ou pas) que Google a défendu par exemple lors des “révolutions arabes” récentes ou face au pouvoir chinois, le géant de la recherche devrait laisser le choix à ses utilisateurs de rendre publics ou non leurs comptes Google+, ainsi que celui d’utiliser un pseudonyme.

J’ai pris un abonnement premium Viadeo (publicité)

Dimanche, novembre 21st, 2010

L’autre jour, Viadeo, un des 2 réseaux professionnels sur lequel je suis inscrit, a tenu à informer mes contacts Facebook, Twitter, et… Viadeo que j’avais pris un abonnement premium. Si l’information était vraie, la décision de la publier sur Facebook et Twitter n’était pas de ma volonté. Certes, j’avais précédemment lié mon compte Viadeo et mon compte Twitter, mais je ne savais pas que Viadeo publierait automatiquement la nouvelle de mon abonnement…J’imagine la tête de mes contacts face à cette actu de première importance: “Et alors?, ça nous fait une belle jambe” :) Cette publication involontaire m’a gêné, je l’ai un peu vécu comme une pollution de mon fil de news Twitter/Facebook. Voilà pour le petit reproche, mais puisque les équipes marketing de Viadeo ont décidé qu’il fallait donner de la publicité à l’abonnement Premium, c’est de bonne grâce que je relaie l’info sur ce blog, cette fois-ci volontairement! (Lisez le titre ci-dessus).
Mon inscription à Viadeo, alors appelé Viaduc, date de début 2006. J’avais dû entendre parler du réseau par mon ami Mourad, je crois, à moins que ce ne soit un collègue…
Il aura fallu 4 ans pour que je décide d’aller au-delà des fonctionnalités gratuites offertes par ce réseau.
Deux raisons principales m’ont décidé:

  • d’abord le site, avec ses 30 millions de membres, est un formidable outil de prospection; il recense maintenant une bonne partie des cadres de France.
  • ensuite, c’était devenu gênant de ne pas connaître l’identité de certaines personnes qui avaient visité mon profil. Une fonctionnalité, certes simple, mais qui n’existe pas sur Facebook, et dont le bridage en mode gratuit est le principal levier utilisé par Viadeo pour inciter à l’abonnement

En 6 ans, Viadeo a su déployer avec succès sa vision, qui selon son PDG fondateur, Dan Serfaty, est de “mettre à disposition un environnement et des outils permettant de bâtir une identité numérique professionnelle”. (Entretien avec Le nouvel économiste).
Si beaucoup, moi y compris, ont pu penser un moment que Facebook pourrait prétendre à  la fonction d’identité numérique globale (personnelle et professionnelle), force est de constater que ce réseau reste pour le moment très fortement ancré dans la sphère personnelle. Le jugement des Prud’hommes tombé cette semaine, dans lequel des employés ont été condamnés pour avoir diffusé des propos négatifs sur leur entreprise, rappelle de manière paradoxale que Facebook est un espace privé, et qu’il est nécessaire de le configurer en tant que tel.  Mieux vaut ne pas y parler travail, en tout cas pas dans un mode largement ouvert. Certes, de plus en plus de start-up (BravenewTalent, Branchout) essaient de transformer Facebook en Job board (site emploi), où l’on pourrait suivre des entreprises, ou se faire suivre par elles. Mais mon pari est que de telles offres séduiront surtout les digital natives, ceux qui sont nés avec des albums photos publiés sur Facebook. Les générations précédentes me semble-t-il, auront plus de mal à adopter massivement Facebook comme outil de recherche d’emploi ou de networking professionnel… à suivre.

Viadeo et Linkedin, son concurrent américain fortement positionné sur l’international, ont donc de beaux jours devant eux. Quelque chose me dit d’ailleurs que je vais bientôt mettre à la main à la poche aussi pour un abonnement Premium sur Linkedin (85 millions de membres). Ces 2 réseaux professionnels ont signé des accords avec des sites d’emplois aussi établis que Apec.fr, et ils ont réussi leur pari de devenir des outils de prospection notamment pour les recruteurs et les cabinets. Le PDG de Viadeo considère d’ailleurs que l’intérêt de ces 2 réseaux est de collaborer ensemble.
Concernant Viadeo, on se demande si un rapprochement avec TiviPro, l’annuaire vidéo professionnel, serait dans les tuyaux. L’ajout de mini-portraits vidéos de cadres ne pourrait qu’enrichir les possibilités offertes sur Viadeo, contribuant ainsi à parfaire son statut de Who’s who pour monsieur tout le monde.

PS: le logo Viadeo présent dans le header du portail a toujours pour titre “logoviaduc”.

Facebook, premiers symptômes

Samedi, février 28th, 2009

J’ai fini par céder aux sirènes du réseau social 2.0. Après avoir longtemps refusé de créer un profil Facebook, notamment en raison des interrogations que ce réseau suscite sur le respect de la vie privée, j’ai appuyé sur le bouton “S’inscrire”.

La première invitation reçue sur Facebook, de la part de mon ami Damien, date d’octobre 2007. Le site a connu depuis une progression fulgurante: 175 millions d’utilisateurs dans le monde aujourd’hui.

Ce qui m’a fait entrer dans la danse n’est pas d’abord la volonté d’interagir avec mon réseau d’amis. J’avais déjà résisté aux invitations de Copains d’avant, Friendster, Myspace, High5, et j’en passe… J’ai fini par céder parce qu’un collègue,  Alain, a créé un profil Facebook pour une manifestation qui aura lieu au Parc de la Villette, l’exposition Kréyol Factory, dont j’ai piloté la création du site Internet.
Travaillant sur les contenus Internet du Parc de la Villette, j’ai voulu approfondir les possibilités autour du profil Facebook d’une manifestation culturelle. Réfléchissant en outre sur les interactions entre un Widget et un réseau comme Facebook, ma position devenait intenable. Comment travailler sur les contenus Web sans vivre de l’intérieur l’expérience applicative que beaucoup d’internautes apprécient et vivent aujourd’hui?

Ce qui impressionne quelques heures après avoir créé son profil:

  • La facilité à retrouver des contacts
  • La dimension très addictive de Facebook
    L’utilisateur ayant la possibilité d’être notifié sur toute l’activité du site (une trentaine d’actions standards), il est difficile de couper le lien avec Facebook si on a choisi de suivre l’activité autour de soi et de son cercle d’amis. On peut bien sûr choisir de ne pas recevoir de notifications, mais au risque de manquer quelque chose, et de se placer hors réseau.
    Les fournisseurs de messagerie Internet comme Yahoo et Gmail doivent sans doute apprécier le gigantesque trafic que leur apporte le réseau Facebook. Il est peu probable qu’un utilisateur délaisse une adresse mail créée il y a plus de 10 ans, pour s’en créer une @facebook.
  • L’expérience totale que le site propose aux internautes
    Facebook, tel un ogre, s’évertue à intégrer toutes les applications populaires de l’Internet (messagerie, blog, flux RSS, podcast). Il en développe de spécifiques, assez malignes… le plus fort est qu’il le fait a priori sans menacer l’audience des applications originales dont il se sert. Plus qu’un “carrefour d’audience”, Faceboook est un agrégateur d’audiences, l’Internet de l’Internet
  • La possibilité de s’en servir aussi bien pour le fun que pour le business
    Jusqu’à présent le seul réseau social que je m’étais employé à développer était mon réseau de contacts professionnels Linkedin. Que devient l’intérêt pour Linkedin, quand un réseau comme Facebook allie les 2 mondes? D’autant qu’il est peu probable que Linkedin puisse développer de manière aussi efficace que Facebook la dimension “fun” de ses applications, le site s’étant depuis trop longtemps positionné ‘Business’.

Facebook restera-t-il un agrégateur d’audiences initialement créées ailleurs, ou va-t-il marcher sur les plates-bandes d’autres éditeurs? A priori les raisons de son succès repose largement sur cette capacité à agréger diverses expériences Web sans menacer le métier des émetteurs originels. Il n’est d’ailleurs pas possible de bien faire tous les métiers à la fois… ce qui devrait rassurer des sites comme Deezer (playlists audio), Dailymotion/Youtube (vidéo), les sites de news… Mais qu’en est-il pour Myspace, Netvibes, Viadeo ou Linkedin ? A suivre…