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Un témoignage analogique – A la une du New York Times

Mardi, novembre 29th, 2011

Il y a quelques jours sortait en France le documentaire A la une du New York Times (Page One: Inside the New York Times). Un article du Monde présentait  le documentaire comme un témoignage sur le passage au Digital, en mettant en avant le moment particulier où il a été tourné, moment de crise, avec la montée en puissance  de Twitter et des blogs dans les pratiques de consommation des médias.
En allant voir le documentaire, on espérait donc en savoir un peu plus sur la stratégie digitale et la division numérique du New York Times, un des premiers quotidiens à avoir décidé de rendre payant l’accès à son site Internet, passé un certains nombre de consultations, un média qui dispose par ailleurs d’une des applications iPad news les plus réussies en termes d’expérience utilisateur.A la une du New York Times
On rêvait aussi d’en apprendre plus sur le lab digital dont dispose le journal, et qui teste, dit-on, les dispositifs de lecture futuristes. Hélas on n’apprend rien de tout ça. Le documentaire se concentre plutôt sur le fonctionnement éditorial du journal, notamment les conférences de rédaction et la construction de l’information, celle placée à la une en particulier. Mais même dans ce domaine, on reste sur sa faim. Il aurait été intéressant par exemple d’en savoir plus sur le recoupement des informations par les journalistes.

Le film se révèle finalement être une belle plaquette pour la “dame grise”, mais sans réelle substance.

Livre numérique, le Kindle d’Amazon arrive en France

Vendredi, octobre 21st, 2011

On pourra désormais parler de la liseuse numérique (e-reader) la plus connue au monde, sans se référer uniquement au marché américain. Après avoir noué des partenariats de diffusion avec la plupart des éditeurs français (jusque là réticents), le géant de la librairie en ligne vient de lancer la liseuse la moins chère du marché, dotée d’un catalogue de 30000 titres en français.
99 euros, c’est le prix de l’objet, qui en fait un candidat sérieux au trône du joujou le plus vendu lors des prochaines fêtes de fin d’année.

Kindle Amazon

Kindle Amazon

Le pari d’Amazon, un peu comme pour ce qui se passe dans l’univers des imprimantes, est d’offrir l’appareil à coût très réduit (à perte disent certains) et de gagner de l’argent sur les abonnements aux services ou contenus associés à la liseuse, en un mot sur les ventes de titres numériques. Si les éditeurs français ont hésité jusque là à embarquer franchement sur le livre numérique, c’est à cause du chiffre d’affaire minuscule généré par les versions électroniques des livres papiers: 1% des ventes totales de livres, là où le numérique pèse 10% du marché aux USA. Il se vend même plus de livres numériques que de livres de poche sur ce territoire.

On aurait pu penser que le succès des tablettes numériques, celle d’Apple en tout cas, menaçait les liseuses numériques, objets présents sur le marché technologique depuis début 2000, mais qui n’avaient pas percé, jusqu’à l’arrivée d’Amazon et d’un prix plus abordable. L’expérience américaine prouve apparemment que non. L’iPad et le Kindle poursuivent leur succès parallèlement. Une étude montre que les consommateurs font bien la différence entre les deux objets, et que l’idée d’avoir un appareil exclusivement dédié à la lecture plaît aux Américains.
La spécificité de chaque objet est si bien dessinée dans l’esprit des consommateurs américains qu’Amazon vient de lancer sa première tablette (le Kindle Fire) et compte gérer les 2 gammes de produits l’une à côté de l’autre.
Le même phénomène va-t-il se produire en France, le succès des tablettes ne freinera-t-il pas celui des liseuses numériques? Ce tarif de 99 euros devrait y aider, et il permet en tout cas de différencier fortement cette gamme de produit de l’iPad dont la version la plus accessible est à 480 euros.

Les technophiles se contenteront sans doute d’une tablette pour les 2 usages, surtout si, comme moi, ils sont attachés au livre papier. Mais les autres devraient être sensibles à l’idée d’avoir un appareil dédié à la lecture.

A 99 euros, le Kindle devient un cadeau abordable pour les gros lecteurs, ou à l’inverse pour ceux chez qui l’on veut développer le goût de la lecture, enfants ou ados, pour qui le joujou techno peut constituer une incitation.

Ce prix de 99 euros facilite également les politiques d’achat en masse à des fins de prêt, que ce soit dans les bibliothèques ou les écoles.
Avec un prix aussi bas, divisé quasiment par 10 si on compare avec les e-reader début 2000, verra-t-on une liseuse (un Kindle?) dans chaque famille? C’est sans doute le pari d’Amazon.

Précisons pour terminer qu’Amazon n’est pas seul sur ce marché en France. La FNAC, déjà présente avec une première version de sa liseuse (moins de 30000 exemplaires vendus à ce jour semble-t-il) va relancer ses efforts avec le fabricant Kobo. On apprend aussi qu’Orange s’est associé au Syndicat de la librairie française (SLF) pour lancer un écosystème de livre numérique ouvert, qui ne serait pas restreint à une plateforme en particulier, celles des géants américains, Apple (iPad/iPhone) et Amazon (Kindle). Ce projet transformerait les libraires français en distributeurs de titres numériques, et reposerait sur les mêmes fondations technologiques que la musique en streaming (Spotify, Deezer). Grâce à un abonnement mensuel, il serait ainsi possible de retrouver des titres sur plusieurs types de supports.

HootSuite, le client Twitter qui a pris l’option iPad

Vendredi, septembre 16th, 2011

Tweetdeck était jusque là le client Twitter que j’utilisais pour mettre à jour mon compte sur le réseau de microblogging. Cette application, sans  doute la plus célèbre quand on parle d’interactions Twitter avancées, offre des options  comme la gestion multi-comptes ou la possibilité d’éditer un Re-Tweet.  On aperçoit souvent lors des événements High Tech la célèbre interface de Tweetdeck  sur les PC des participants lancés dans le “Live Tweet”. Mais voilà c’était à l’époque du PC.

HootSuite

Avec l’acquisition d’un iPad, et le passage à une interaction informatique plus légère, je me suis mis à la recherche d’une version tablette  de Tweetdeck… que je n’ai pas trouvée, même si elle est annoncée depuis le mois d’avril. Il y a bien une application iPhone, mais qui apparaît limitée dans ses fonctionnalités quand on connaît la version PC de Tweetdeck. L’écran de l’iPhone ne permet pas de mettre en valeur les nombreuses fonctionnalités de Tweetdeck, et il n’offre pas le même confort de lecture des articles liés.

HootSuite est entré “sur mes radars” via les flux d’actualités Facebook de 2 contacts, dont celui du journal Libération, qui semble géré à partir de cette application.

J’utilise HootSuite essentiellement pour gérer mes publications Twitter, mais l’application est compatible avec plusieurs autres réseaux comme Facebook, Linkedin ou Foursquare.
Avec le rachat de Tweetdeck par Twitter en mai dernier, il y a fort à parier que l’approche holistique de HootSuite, donnant la même importance à plusieurs réseaux concurrents de Twitter, constituera un avantage certain aux yeux des utilisateurs. La possibilité de gérer plusieurs réseaux à partir de la même tour de contrôle a une une valeur inestimable.
Contrairement à Tweetdeck, HootSuite intègre (moyennant paiement) Google Analytics pour analyser la portée des conversations sur les réseaux sociaux, ce qui en fait un outil incontournable pour les marques et les agences de communication.
Une autre fonctionnalité très pratique pour un usage professionnel est la possibilité de programmer l’heure de parution d’un statut ou d’un tweet (Tweetdeck le propose aussi).

La société éditrice de HootSuite a le vent en poupe, avec l’annonce d’une nouvelle levée de fonds cette semaine et une stratégie d’acquisitions en plein déploiement.

Chrome OS, Google rebranche l’ordinateur portable

Jeudi, mai 12th, 2011

L’ordinateur portable n’est pas tout à fait mort, pas encore enterré par les tablettes tactiles. Le châssis bouge encore, dessiné par Samsung et Acer, Google inside, Chrome OS plus précisément, le système d’exploitation qu’un article de Slate US destinait à un échec rédhibitoire… Quasiment 3 ans après avoir lancé le navigateur Chrome, la brique centrale de sa stratégie d’informatique dans les nuages, Google vient d’annoncer le lancement officiel de son système d’exploitation le 15 juin, préchargé sur des ordinateurs portables.

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Fin 2010, le géant de la recherche avait envoyé des ordinateurs de tests à plusieurs centaines de testeurs. Depuis, de nombreuses mises à jour, basées sur les retours utilisateurs, ont permis de corriger les bugs, d’améliorer l’expérience utilisateur, et d’optimiser les configurations matérielles… Les Mises à jour vont d’ailleurs continuer, à échéances régulières. Ça vous rappelle quelque chose? Oui, le mode de développement du logiciel libre, Linux notamment.

Le modèle de développement et de lancement de Chrome OS, préchargé sur des ordinateurs nommés “Chromebooks”, s’inspire en fait de plusieurs modèles qui ont fait leur la preuve de leur succès ces dernières années.

1. Le développement en mode logiciel libre, c’est à dire l’implication d’une communauté de développeurs et d’utilisateurs dans la fabrication d’un outil informatique
2. La commercialisation, popularisée par Microsoft, d’un système d’exploitation avec les ordinateurs qu’il anime, avec ici une intégration plus poussée, car c’est Google qui a imposé les spécifications matérielles des machines
3. La disponibilité d’une boutique en ligne d’applications, popularisée par l’Appstore d’Apple

En lançant Chrome OS il y a 3 ans, Google défendait une vision selon laquelle le système d’exploitation c’est l’Internet! L’entreprise est en train de réaliser cette vision sous nos yeux. Apple, avec son iPad, défend aussi à cette vision. Mais la firme à la pomme a décidé de placer iTunes, entre nous et le Web. Et l’iPad n’a pas été conçu comme un outil de productivité. Des applications métiers peuvent l’y aider, mais c’est d’abord un super appareil pour la consommation de médias, un mini media center.
Avec Chrome OS, Google nous montre que nous aurons peut-être encore besoin des ordinateurs portables pour être productifs.

Ce que promet Google avec ces nouvelles machines:

1. Toutes les applications dans les nuages. Le géant de la recherche peut s’appuyer pour cela sur les applications populaires qu’il a créées ces dernières années… Gmail, Google Docs…
2. La possibilité de travailler en mode déconnecté, et de synchroniser quand une connexion est disponible
3. Des ordinateurs légers-puissants, qui démarrent en 8 secondes, mazette (comme une tablette tactile?)
4. Le stockage en ligne (les vendeurs de disque durs vont devoir se reconvertir?)

Alléchant tout ça. Google semble ainsi en passe de réussir là où de nombreux acteurs ont échoué à proposer une alternative de masse à Windows… L’entreprise pousse l’offensive jusqu’à la mise en place de plans d’abonnements, avec des forfaits mensuels comme dans la téléphonie mobile, destinés prioritairement aux étudiants et aux entreprises; de nombreuses PME devraient se laisser séduire, et sans doute des collectivités territoriales et des administrations aussi.
On verra si à la rentrée prochaine les étudiants se ruent sur des portables Chrome OS, et si à Noël prochain, ces portables nouvelle génération tiennent tête aux tablettes tactiles…

Mon premier mois avec l’iPad2

Samedi, avril 30th, 2011

Ceci est ma première chronique rédigée depuis une tablette tactile. La version de WordPress pour iPad que j’utilise ne permet d’ailleurs pas une mise en forme élaborée, vous me le pardonnerez, chers lecteurs.
Fin mars, j’ai mis la main sur une version 3G de l’iPad2, essentiellement pour les pitch client, dans le cadre de mon travail chez Kreactive (agence marketing mobile). Dans ma vie quotidienne, je n’avais pas vraiment besoin d’une tablette. Mon smartphone Nokia répond en effet déjà à de nombreux usages Web, dont le plus récurrent est la navigation Internet en situation de mobilité. Mais la valeur ajoutée de l’iPad par rapport à un smartphone, comme nous le remarquions déjà dans l’article consacré à sa première version, est qu’il offre une interface extraordinaire pour partager des expériences, des présentations, etc. Et quand on travaille dans le marketing mobile, la tablette tactile comme support de “prez”, ça va un peu de soi. La perte de poids imposée à l’iPad2 renforce encore son “utilisabilité” comme support de démonstration.

Ce qui marque, après un peu moins d’un mois d’utilisation:

  • Le plaisir de la navigation Internet: l’iPad procure un excellent confort de navigation. Le concept de “tablette Internet” semble avoir été inventé pour cet engin, et le browsing Web en devient plus addictif. La presse ne s’y est pas trompée d’ailleurs qui a tout de suite vu une planche de salut dans cette ardoise magique. C’est que L’iPad offre enfin une expérience de lecture ludique, quasi magique, qui peut faire oublier – un instant – la praticité et la ductilité du papier. La consultation des messageries Web, un des usages les plus populaires du Web, est un des domaines où la praticité de l’interface tactile de l’iPad est patente. Yahoo et Gmail proposent ainsi des versions html5 adaptées à l’iPad qui rendent obsolète la consultation des mails depuis un PC.
  • La gestion quasi magique de la connectivité: l’iPad bascule automatiquement de la 3G vers les réseaux WIFI enregistrés, et de manière souvent très fluide. Ça a l’air anecdotique, mais cette gestion fluide de la connexion Internet contribue certainement au succès des périphériques iOS. A titre personnel, j’ai renoncé il y a 2 ans à mon smartphone HTC suite notamment à l’impossibilité d’utiliser la connexion WIFI.
  • L’adieu au clavier physique: les lecteurs de ce blog savent que je suis un fervent partisan du clavier physique. Mon Nokia N97 en témoigne. Et bien après ce premier billet sur clavier virtuel, je pense que je suis en train de dire au revoir à cette survivance du monde PC… On se demande d’ailleurs qui achète les claviers physiques pour iPad… A l’usage, le format d’écran proche du papier A4 se révèle très pratique, notamment quand la tablette est posée sur un support, lors de la prise de notes ou pour rédiger un article.

Quelques limites quand même:

Au nombre des limites qu’on peut souligner pour cet appareil, on peut citer

  • La nécessité de le synchroniser avec un ordinateur, PC ou Mac, via le logiciel iTunes. C’est un fil qui le retient encore à l’ancien monde. Mais il paraît qu’Apple vient d’acquérir l’adresse iCloud.com, et qu’une version dans les nuages, “sans fil” de iTunes se rapprocherait.
  • Une question surgit également sur la possibilité de pouvoir utiliser l’iPad comme appareil de productivité. Si l’usage en traitement de texte ne pose pas de difficulté, il semble par exemple qu’il n’y ait pas encore de solution simple pour créer des fichiers de présentation de type Powerpoint. Cela ne devrait pas tarder à changer, quand on voit par exemple que Adobe propose une version iPad très bluffante de son célèbre logiciel de retouche d’images, Photoshop.
  • La gestion de la sécurité sur la tablette… Compte utilisateurs, mot de passe, la sécurisation de certains dossiers… Le PC semble avoir encore de l’avance sur ce territoire-là
  • Il faudrait bien sûr mentionner l’absence de Flash, mais on y survit apparemment!

En vrac, quelques applications qui ont marqué ce premier mois d’utilisation:
- Médias: Paris Match, France Télévisions, Wired (merci Yacine)
- Navigation Web: Safari, mais avec la limite du Flash; on attend Opera et Firefox pour iPad
- Téléphonie: FaceTime évidemment, la visiophonie by Apple, on en reparlera
- Voyage/itinéraire: Google Maps, Mappy
- Loisirs: IMDB, Allociné, Télé Loisirs
- Multimédia: Photoshop Express
- Jeux: Bubble Blast
Je cherche un logiciel – heu que dis-je une application – de reconnaissance d’écriture manuscrite, pour pouvoir écrire avec un stylet et utiliser mon iPad2 comme un bloc-note old school; vous avez une suggestion?

HP Slate 500 donne un corps séduisant à l’idée pas nouvelle de Tablet PC

Samedi, octobre 23rd, 2010

Cela fait plus de 10 ans que circule l’idée de Tablet PC, en gros un PC-écran débarrassé de sa tour de contrôle beige, devenue noire avec le temps. Il y a quelques années, ce concept de PC-écran traînait encore avec lui un clavier physique, et se déployait sur une surface minimum de 17 pouces. Mais l’iPad est passé par là, et la taille de l’ardoise magique a rapetissé.

Avec la tablette Slate 500, HP est passé du prototype (ou de la série limitée – qui connaît un propriétaire de tablet PC “old school” autour de lui?) à la production de masse. Encore que la masse en question soit limitée, puisque HP a conçu cette tablette essentiellement pour le marché Entreprises. Le constructeur informatique, sans doute sur la suggestion de son partenaire Microsoft, fait la distinction entre “Media Tablet” (plutôt grand public et destiné à un usage loisirs) et “PC Tablet” destiné à un usage professionnel. Ce distingo apparaît quelques jours après que Steve Jobs a désigné le marché Entreprises comme un segment très prometteur pour l’iPad… ça ne vous rappelle rien?


Présentation HP Slate 500

On est plutôt soufflé par la segmentation inédite Media/PC, qui a du fondement quand on la décline en loisirs/professionnel, mais qui montre tout de même que pour certains l’industrie informatique devra encore continuer à tourner autour de 2 lettres, PC :-) , et de Windows circa 7, puisque c’est l’OS qui anime ce nouveau concurrent de l’iPad.

Le HP Slate 500 représente sans doute une des réponses les plus séduisantes de Microsoft pour continuer à dominer le marché Entreprises dans le nouveau paradigme informatique  initié par l’iPad. Cette tablette arrive armée, comme d’habitude, de l’argumentaire clé de la firme de Redmond: les applications Office et l’intégration avec l’environnement Windows. Ces applications sont certes aujourd’hui contestées par Google Docs et les applications mobiles, mais elles ont encore une présence dominante dans l’entreprise. HP a intégré d’office – ah ah – des accessoires, comme le stylo électronique, la station d’accueil, et la coque protectrice, qui pour les tablettes concurrentes sont des éléments à acheter en supplément. Bien vu. Pour moi un des usages clés d’une tablette est la  reconnaissance d’écriture et la possibilité de pouvoir écrire dessus avec un stylet ou les doigts (ce que permettaient déjà les PDA Palm).
Contrairement à nos confrères de TechCrunch , je ne pense pas que cette nouvelle “ardoise” (c’est la traduction de “Slate”) marque un simple bégaiement attrayant de l’évolution du marché des tablettes.

En termes de taille, l’écran du Slate se situe entre les 7 pouces du Galaxy Tab de Samsung et les 10 pouces de l’iPad, peut-être la taille idéale finalement.
Devinez quoi, j’ai un PC sous Windows 7 au boulot, et je suis bien tenté par lui adjoindre un compagnon en la forme de cette tablette HP…

A travers le Slate 500, le “Windows canal historique” pour ordinateurs de bureaux fait encore de la résistance (financière entre autres) aux systèmes d’exploitation pour tablettes/smartphones, Windows Phone  compris, systèmes qui, sous l’influence de Google, sont devenus une commodité distribuée gratuitement aux constructeurs de téléphones. Ah oui, un détail, le prix de la bête est d’environ 799 dollars, sans doute un peu moins en euros. Et ici pas question de subvention opérateurs :-(

Samsung fait sensation avec son Galaxy Tab sous Android

Samedi, septembre 4th, 2010

Nous vous parlions récemment des petits camarades qui allaient très bientôt rejoindre l’iPad. Et bien Samsung semble avoir pris un sérieux ticket, avec son Galaxy Tab,  le miroir inversé des limites pointées de l’iPad: connexion 3G, Webcam,  poids et taille réduits… Regardons-le en action dans cette vidéo du site Techcrunch.com.

Archos a de son côté présenté 5 nouvelles tablettes, toutes dépourvues de la 3G et de l’accès à l’Android Market. Choix audacieux, mais il y a sans doute un pan des utilisateurs qui n’a pas besoin de la connexion 3G. Pensons au marché éducatif par exemple….

Une fin 2010 riche en tablettes?

Jeudi, août 26th, 2010

A la lecture des Echos et du Figaro économie ce jeudi 26 août, on en apprend un peu plus sur la fièvre qui s’est emparée des fabricants informatiques concernant le prochain périphérique convergent, né dans le sillage de l’iPad, et qui apparaît généralement sous le nom de “tablette”.  Cette fièvre fait suite à celle apparue en 2009 autour des Netbook, relégués du coup au second plan.

Archos 7 Home Tablet

Archos 7 Home Tablet

Qu’apprend-on dans les articles mentionnés?

  • Apple lancerait d’ici 2011 des mini iPad, moins encombrants que la première génération (mais plus grands qu’un iPhone) et moins coûteux. Si cela se confirmait ce ne serait pas surprenant. L’hétérogénéité de la famille iPod ne lui a pas nui, au contraire; il y en a pour toutes les bourses. Un tel lancement démentirait cependant tous ceux qui avaient osé écrire que la surprise avec l’iPad était son prix incroyablement bas… :-)
  • Orange, un des premiers opérateurs mobiles dans le monde serait lui sur le point de lancer une tablette bon marché sous le système d’exploitation Android de Google. Un périphérique successeur de son Tabbee, ce cadre photo numérique évolué/mini média-center, qui ne bénéficie pas de l’offre applicative, ni de la fureur marketing qui entoure l’iPad
  • D’autres fabricants comme Samsung, Dell, HP et Archos devraient suivre. Ce dernier ayant déjà sorti des tablettes sous Android et Windows 7, mais sans bénéficier d’une bonne presse. Un système d’exploitation trop lent ou des composants matériels dépassés sont généralement les défauts pointés. Archos est cependant le seul compétiteur d’Apple déjà identifié chez l’analyste GFK, lequel désigne le nouveau périphérique convergent sous le nom de “Web book”… On est curieux de connaître  la différence sémantique avec un Netbook :-)

Quelques points saillants  sur ce marché des tablettes:

  1. Il n’est pas récent. Microsoft travaille sur l’idée de “Tablet PC” depuis les années 90…  Les premiers prototypes n’avaient certes pas une taille aussi réduite et incluaient des claviers physiques. On peut aussi considérer que Palm, avec ses PDA, était déjà un fabricant de tablette.
  2. Même si le concept existe depuis longtemps, Apple apparaît comme celui qui a ouvert ce marché avec l’iPad. On est ainsi dans uns situation différente ce qui se passait pour les baladeurs numériques ou le téléphone portable, où Apple est arrivé après et a révolutionné ces produits. C’est donc l’occasion de voir si la concurrence multiforme qui s’annonce est capable de révolutionner une ligne de produit inaugurée par Apple.
  3. La décision d’Apple de décliner la famille iPad est une façon de reconnaître que la première génération n’est pas à même de répondre au grand spectre de besoins suscités par le nouveau périphérique convergent. Nombreux sont ceux qui ont pointé par exemple l’absence de périphérique de stockage, de caméra, ou le poids de cet engin qui ne permet pas de l’utiliser dans les transports en commun. Le lancement des iPad mini est ainsi une arme pour répondre à la concurrence qui va s’engouffrer dans les limites identifiées des premiers iPad.
  4. Qu’un opérateur téléphonique, dont ce n’est a priori pas le coeur de métier, puisse se lancer sur ce marché quelques mois à peine après son ouverture par le fabricant informatique qu’est Apple montre l’accélération du temps technologique que nous vivons, ou confirme que le concept de tablette est dans l’air depuis suffisamment longtemps pour que des acteurs non issus du monde informatique puisse se lancer très rapidement.
  5. Les fabricants qui iront sur ce marché vont affronter une concurrence très hétérogène. Des consoles de jeu portables comme la PSP de Sony ou la DS de Nintendo, qui n’arrêtent pas d’étoffer leurs fonctionnalités, jouent sur le même terrain. Il en est de même pour les cadres photos numériques, qui devraient voir leurs fonctions s’enrichir.
  6. On est curieux de voir ce que Nokia, qui a surpris en  lançant un Netbook début 2010, va faire sur ce marché. Certains (dont nous ne sommes pas forcément) lui conseillent de remplacer son système Symbian par Android, le système d’exploitation gratuit qui monte, et qu’Orange a retenu pour sa tablette. Et que dire de HP qui a racheté Palm, un des premiers fabricants de tablettes, alors connus sous le nom de PDA?

Alors nos écrans de smartphones sont-ils devenus si rapidement trop petits?

iPad premières impressions

Jeudi, août 5th, 2010

Ma première rencontre avec l’objet date du mois d’avril, quand une connaissance, collaborateur de l’agence de radio numérique GOOM,  en a rapporté un des Etats-Unis. L’iPad m’a tout de suite semblé  un bel objet, marque de fabrique d’Apple, cependant trop grand et lourd pour être facilement utilisé en mobilité.

iPad d'Apple

iPad d'Apple

J’ai en revanche été bluffé par la qualité de la vidéo, notamment celle diffusée en html5 sur Youtube, censée être compressé… L’iPad est donc indéniablement un lecteur portable vidéo de qualité supérieure. C’est d’ailleurs un des seuls usages dans lequel on imagine utiliser un iPad en mobilité. J’ai par exemple pour le moment croisé personne dans le métro qui utilisait l’iPad comme un reader (une liseuse). Peur du vol peut-être me direz-vous :-)

Depuis cette première rencontre,  j’ai pu utiliser l’iPad chez des amis, et j’ai assisté à une session d’évangélisation faite par Backelite, une des agences spécialisées en éditions d’applications mobiles sur la place de Paris. Marrant comme tout le monde veut lancer son application iPad…

Jusqu’ici, j’ai le sentiment que c’est un objet qui se vendra plus sur des utilisations professionnelles, contrairement à l’iPod et l’iPhone, dont le succès grand public n’est plus à prouver. Je me trompe peut-être, Apple annonce en avoir déjà vendu plus de 3 millions en 3 mois dans le monde.

Un des usages qui m’a paru le plus évident, et qui rattache cet objet à la fois au salon de la maison et à celui où les professionnels se rencontrent, est qu’il est un terminal très pratique pour partager avec les autres des expériences (photos, sites Web, informations), ce que l’écran du smartphone, encore trop petit, ne permet pas forcément. Mais là où d’autres terminaux – meilleur marché -, tels que les cadres photos numériques, pourront le concurrencer dans le salon de la maison, il me semble que le marché entreprise ou éducatif lui offre plus d’opportunités (salons encore une fois, formations, démonstrations, bibliothèques, universités, terminal de productivité professionnel simplifié…)

J’ai la chance de connaître le créateur du site http://applicationsipad.net/, devenu une des références pour les usages de l’iPad; je publierai donc prochainement un entretien avec lui.

Spotify, le service de référence pour le streaming musique sur mobile pour combien de temps?

Dimanche, février 7th, 2010

Parmi les attentes suscitées par le buzz précédant l’annonce de l’iPad, il y avait l’éventualité qu’Apple, après son rachat de la startup Lala, spécialisée en streaming musique, dévoile une nouvelle version d’iTunes permettant notamment d’écouter une bibliothèque musicale entière en mobilité. Aujourd’hui iTunes est essentiellement tourné vers le téléchargement payant à l’acte. Mais il semble que l’annonce de cette nouvelle mue soit réservée pour plus tard, peut-être à l’occasion d’une prochaine version de l’iPhone.

Spotify

Spotify

Il y a 2 ans, nous découvrions la possibilité de nous constittuer des playlists en streaming sur le Net, avec Deezer et Jiwa. Aujourd’hui, la même expérience s’est déplacée sur le mobile. Pour 10 euros par mois, Spotify permet d’écouter en streaming illimité sur mobile toutes les musiques que l’on souhaite, avec une expérience très fluide qui n’est pas sans rappeler celle d’iTunes sur certains points. Spotify a été suivi il y a quelques mois par Deezer avec une offre mobile Premium.
Une utilisation gratuite de Spotify est possible sur ordinateur, mais avec un flux musical qui peut être entrecoupé par de la publicité. Il faut bien vivre.

L’astuce technologique utilisée par Spotify est la possibilité de garder dans la mémoire cache du téléphone mobile ou du navigateur Spotify sur ordinateur les chansons écoutées, ce qui permet de les réécouter plus tard sans avoir besoin d’une connexion 3G ou WiFi. De la vraie musique en mobilité, sans besoin de stocker des gigaoctects de données.

Spotify libère ainsi l’écoute impulsionnelle de la musique. Tous ces airs musicaux qui nous passent par la tête dans une journée peuvent maintenant être instantanément joués, où nous voulons, quand nous voulons. Cela donne des usages intéressants. Par exemple vous voulez zapper un morceau ringard dans une soirée, hop vous branchez votre casque, et vous voilà en train d’écouter le morceau qui vous passe par la tête à ce moment-là. Plus loin, la soirée devient carrément ennuyeuse, vous connectez votre téléphone portable à la chaîne Hifi, et vous voilà en train de prendre en main la programmation (pour ce dernier usage, il faudra quand même que la sortie audio des smartphones gagne en puissance). Dommage que l’application pour mobile ne permette pas encore de publier sur les réseaux sociaux le titre d’une chanson, contrairement à la version de Spotify sur ordinateur.

Spotify apparaît aujourd’hui comme la référence pour le streaming musique mobile, et est entrée malgré elle  sur le territoire d’iTunes. La jeune société fait ainsi partie des nombreux acteurs qui retiennent leur souffle depuis le lancement de l’iPad et la position renforcée d’Apple en tant que société intégrée de loisirs numérique (matériels, logiciels/plateforme, prescription du modèle économique de diffusion des contenus).

Consciente du tsunami marketing qu’elle va devoir affronter, la jeune société a commencé à  diffuser ses premières publicités à la télé fin 2009, sortant du seule registre de la propagation virale de son application. Spotify vient par ailleurs d’ouvrir son service à tous les utilisateurs français qui le souhaitent. Il fallait auparavant être invité par un ami pour accéder au service. Souhaitons bonne chance à cette startup ingénueuse.