C’est le dernier jour l’année pour faire des bilans. Voici la liste de applications qui m’accompagnent au quotidien:
- Facebook
- HootSuite, mon client Twitter et premier outil de veille donc
- TalkBox (Talkie Walkie et messagerie instantanée)
- Skype
- Spotify (au fait c’est une appli iPhone, hey Spotify à quand l’appli iPad?)
- ePresse (kiosque numérique, on s’en reparle très vite)
- RadioFrance
- France Télévisions
- GoodReader, un lecteur de fichiers, PDF notamment, très complet
- SoundTracking (Shazam en beaucoup plus social, impressionnant)
- Safari, même si très limité (je continue à consulter les sites Internet des journaux tout autant que leurs applications). Bien que la gestion des onglets se soit améliorée, le navigateur par défaut sur iPad est moins complet que Terra par exemple.
Archive for the ‘Tablettes’ Category
Mes 11 applications iPad de 2011
Samedi, décembre 31st, 2011HootSuite, le client Twitter qui a pris l’option iPad
Vendredi, septembre 16th, 2011Tweetdeck était jusque là le client Twitter que j’utilisais pour mettre à jour mon compte sur le réseau de microblogging. Cette application, sans doute la plus célèbre quand on parle d’interactions Twitter avancées, offre des options comme la gestion multi-comptes ou la possibilité d’éditer un Re-Tweet. On aperçoit souvent lors des événements High Tech la célèbre interface de Tweetdeck sur les PC des participants lancés dans le “Live Tweet”. Mais voilà c’était à l’époque du PC.
Avec l’acquisition d’un iPad, et le passage à une interaction informatique plus légère, je me suis mis à la recherche d’une version tablette de Tweetdeck… que je n’ai pas trouvée, même si elle est annoncée depuis le mois d’avril. Il y a bien une application iPhone, mais qui apparaît limitée dans ses fonctionnalités quand on connaît la version PC de Tweetdeck. L’écran de l’iPhone ne permet pas de mettre en valeur les nombreuses fonctionnalités de Tweetdeck, et il n’offre pas le même confort de lecture des articles liés.
HootSuite est entré “sur mes radars” via les flux d’actualités Facebook de 2 contacts, dont celui du journal Libération, qui semble géré à partir de cette application.
J’utilise HootSuite essentiellement pour gérer mes publications Twitter, mais l’application est compatible avec plusieurs autres réseaux comme Facebook, Linkedin ou Foursquare.
Avec le rachat de Tweetdeck par Twitter en mai dernier, il y a fort à parier que l’approche holistique de HootSuite, donnant la même importance à plusieurs réseaux concurrents de Twitter, constituera un avantage certain aux yeux des utilisateurs. La possibilité de gérer plusieurs réseaux à partir de la même tour de contrôle a une une valeur inestimable.
Contrairement à Tweetdeck, HootSuite intègre (moyennant paiement) Google Analytics pour analyser la portée des conversations sur les réseaux sociaux, ce qui en fait un outil incontournable pour les marques et les agences de communication.
Une autre fonctionnalité très pratique pour un usage professionnel est la possibilité de programmer l’heure de parution d’un statut ou d’un tweet (Tweetdeck le propose aussi).
La société éditrice de HootSuite a le vent en poupe, avec l’annonce d’une nouvelle levée de fonds cette semaine et une stratégie d’acquisitions en plein déploiement.
Mon premier mois avec l’iPad2
Samedi, avril 30th, 2011Ceci est ma première chronique rédigée depuis une tablette tactile. La version de WordPress pour iPad que j’utilise ne permet d’ailleurs pas une mise en forme élaborée, vous me le pardonnerez, chers lecteurs.
Fin mars, j’ai mis la main sur une version 3G de l’iPad2, essentiellement pour les pitch client, dans le cadre de mon travail chez Kreactive (agence marketing mobile). Dans ma vie quotidienne, je n’avais pas vraiment besoin d’une tablette. Mon smartphone Nokia répond en effet déjà à de nombreux usages Web, dont le plus récurrent est la navigation Internet en situation de mobilité. Mais la valeur ajoutée de l’iPad par rapport à un smartphone, comme nous le remarquions déjà dans l’article consacré à sa première version, est qu’il offre une interface extraordinaire pour partager des expériences, des présentations, etc. Et quand on travaille dans le marketing mobile, la tablette tactile comme support de “prez”, ça va un peu de soi. La perte de poids imposée à l’iPad2 renforce encore son “utilisabilité” comme support de démonstration.
Ce qui marque, après un peu moins d’un mois d’utilisation:
- Le plaisir de la navigation Internet: l’iPad procure un excellent confort de navigation. Le concept de “tablette Internet” semble avoir été inventé pour cet engin, et le browsing Web en devient plus addictif. La presse ne s’y est pas trompée d’ailleurs qui a tout de suite vu une planche de salut dans cette ardoise magique. C’est que L’iPad offre enfin une expérience de lecture ludique, quasi magique, qui peut faire oublier – un instant – la praticité et la ductilité du papier. La consultation des messageries Web, un des usages les plus populaires du Web, est un des domaines où la praticité de l’interface tactile de l’iPad est patente. Yahoo et Gmail proposent ainsi des versions html5 adaptées à l’iPad qui rendent obsolète la consultation des mails depuis un PC.
- La gestion quasi magique de la connectivité: l’iPad bascule automatiquement de la 3G vers les réseaux WIFI enregistrés, et de manière souvent très fluide. Ça a l’air anecdotique, mais cette gestion fluide de la connexion Internet contribue certainement au succès des périphériques iOS. A titre personnel, j’ai renoncé il y a 2 ans à mon smartphone HTC suite notamment à l’impossibilité d’utiliser la connexion WIFI.
- L’adieu au clavier physique: les lecteurs de ce blog savent que je suis un fervent partisan du clavier physique. Mon Nokia N97 en témoigne. Et bien après ce premier billet sur clavier virtuel, je pense que je suis en train de dire au revoir à cette survivance du monde PC… On se demande d’ailleurs qui achète les claviers physiques pour iPad… A l’usage, le format d’écran proche du papier A4 se révèle très pratique, notamment quand la tablette est posée sur un support, lors de la prise de notes ou pour rédiger un article.
Quelques limites quand même:
Au nombre des limites qu’on peut souligner pour cet appareil, on peut citer
- La nécessité de le synchroniser avec un ordinateur, PC ou Mac, via le logiciel iTunes. C’est un fil qui le retient encore à l’ancien monde. Mais il paraît qu’Apple vient d’acquérir l’adresse iCloud.com, et qu’une version dans les nuages, “sans fil” de iTunes se rapprocherait.
- Une question surgit également sur la possibilité de pouvoir utiliser l’iPad comme appareil de productivité. Si l’usage en traitement de texte ne pose pas de difficulté, il semble par exemple qu’il n’y ait pas encore de solution simple pour créer des fichiers de présentation de type Powerpoint. Cela ne devrait pas tarder à changer, quand on voit par exemple que Adobe propose une version iPad très bluffante de son célèbre logiciel de retouche d’images, Photoshop.
- La gestion de la sécurité sur la tablette… Compte utilisateurs, mot de passe, la sécurisation de certains dossiers… Le PC semble avoir encore de l’avance sur ce territoire-là
- Il faudrait bien sûr mentionner l’absence de Flash, mais on y survit apparemment!
En vrac, quelques applications qui ont marqué ce premier mois d’utilisation:
- Médias: Paris Match, France Télévisions, Wired (merci Yacine)
- Navigation Web: Safari, mais avec la limite du Flash; on attend Opera et Firefox pour iPad
- Téléphonie: FaceTime évidemment, la visiophonie by Apple, on en reparlera
- Voyage/itinéraire: Google Maps, Mappy
- Loisirs: IMDB, Allociné, Télé Loisirs
- Multimédia: Photoshop Express
- Jeux: Bubble Blast
Je cherche un logiciel – heu que dis-je une application – de reconnaissance d’écriture manuscrite, pour pouvoir écrire avec un stylet et utiliser mon iPad2 comme un bloc-note old school; vous avez une suggestion?
iPad2: “Attrape-moi si tu peux”, le film qu’Apple projette à la concurrence
Mercredi, mars 2nd, 2011“Nous ne nous reposons pas sur nos lauriers”, Steve Jobs lors du lancement de l’iPad 2
On avait ici un peu fait la fine bouche à l’annonce de la première version de l’iPad…la seconde version qui vient d’être annoncée lève à peu près toutes les réserves qui avaient été émises lors de la première itération. La seule objection qui reste: l’absence d’un port pour des périphériques de sauvegarde standards.
L’iPad 2 est plus fin, plus léger, plus rapide, intègre 2 caméras… et coûte le même prix que la version 1 lors de son lancement… Ce prix que nous avions trouvé élevé à l’époque et que la plupart des commentateurs trouvait “raisonnable”, presque une surprise… Si ce prix était raisonnable il y a un an, comment le qualifier 12 mois après, alors que la marque à la pomme a levé la plupart des objections? Ce prix “tautologique” est l’argument qui risque de détourner les acheteurs des offres de la concurrence. C’est un contrepied “pervers”. Devant la stratégie d’innovation continue d’Apple, un des rares leviers que les concurrents pouvaient utiliser était celui du prix… Faire une tablette aussi attractive pour ce même prix doit être un casse-tête pour des sociétés qui ne bénéficient pas encore des mêmes volumes de vente qu’Apple (15 millions d’iPad 1 vendus dans le monde). Le timing choisi pour lancer cette V2 ne devrait pas non plus favoriser l’installation dans le paysage des nouvelles tablettes concurrentes attendues ce printemps.
Une preuve maline de l’innovation continue dont Apple veut faire montre à l’occasion de ce lancement est la housse protectrice de l’ardoise magique (il paraît qu’on ne doit plus dire “tablette”). Comme les précédentes housses elle sert aussi de support à la tablette, mais elle recouvre l’écran de l’iPad via une attraction magnétiqne. Chaque fois qu’elle recouvre l’écran, elle le nettoie des tâches de doigts; cette housse commande également la mise en veille de l’écran… magique non?
Les questions techno de l’année 2011
Dimanche, janvier 16th, 2011Eh oui, voici venu ce délicieux moment de l’année, où depuis un marronnier, nous pouvons nous demander ce que sera le contour techno de 2011. Au passage, bonne année à toi, ô lecteur.
Alors posons-les ces questions:
- Comment tranchera-t-on le dilemme des V2: iPad 2 ou Galaxy Tab 2 ?
- Verra-t-on un renforcement des sites mobiles face aux applications mobiles?
- La prochaine tentative de Google sur le marché des réseaux sociaux, Google +1, fera-t-elle à Facebook ce que ce dernier a fait subir à Myspace (ringardisation accélérée)?
- Donner sa localisation deviendra-t-il un sport aussi naturel que donner son statut?
- Apple et Google offriront-ils des services d’opérateur télécom?
- Nokia passera-t-il ses smartphones sous Windows Phone 7 ou préférera-t-il développer Meego, la plateforme lancée avec Intel?
- Qui prendra la tête du marché des tablettes entreprises: Apple-iPad, BlackBberry-Playbook ou HP-Palm-Web Os?
- Chrome OS deviendra-t-il une réalité pour le grand public?
- Facebook Messages remplacera-t-il nos autres messageries?
- Apple finira-t-il par lancer son service de streaming musical, servant ainsi de poil à gratter à Deezer et Spotify?
- Le succès des liseuses numériques (e-Reader) Outre-Atlantique finira-t-il par atteindre la France et l’Europe?
- Skype restera-t-il indépendant?
- Bing deviendra-t-il le moteur de recherche par défaut sur les iPhone?
- Sera-t-il aussi pratique de se connecter au Web depuis sa télé que depuis sa tablette?, peut-être le fera-t-on conjointement d’ailleurs, dans une nouvelle expérience du split screen?
A suivre donc cher lecteur.
Skype se synchronise avec Facebook
Lundi, novembre 1st, 2010Début 2009, ce blog consacrait son premier article à Facebook, avec beaucoup de retard me direz-vous; retard dû essentiellement à des doutes sur les conséquences en matière de vie privée de l’utilisation de ce réseau. Dans cet article, je décrivais la capacité de Facebook à intégrer dans sa plateforme des expériences utilisateurs créées ailleurs, par d’autres applications comme Dailymotion/Youtube. Je ne mentionnais pas Skype, la référence pour le grand public dans le domaine de la voix sur IP et de la messagerie instantanée. 
Il faut dire que, à l’époque, nouvellement inscrit sur Facebook, je n’avais pas remarqué la fonctionnalité de chat, qui est pourtant une des plus engageantes sur ce réseau social. Cette fonctionnalité n’était d’ailleurs pas aussi mise en avant qu’aujourd’hui.
Dans ce premier article et dans ceux qui ont suivi, je me suis demandé jusqu’où irait la capacité d’intégration de Facebook. Jusqu’ici on pouvait penser que Facebook, dans le sillage de la fonction Chat, développerait sa propre solution de visio-téléphonie sur IP. Après tout, la société a lancé ses propres plateformes photos et vidéos. La plateforme photo étant aujourd’hui la première sur Internet. Or Skype et Facebook viennent d’officialiser un partenariat qui fait du premier la solution VoIP par défaut sur le 1er réseau social au monde. Il serait ainsi surprenant que Facebook lance sa propre solution de visio-téléphonie dans un avenir proche. Peut-être le réseau social a-t-il jugé que c’était la meilleure façon de prendre le contrepied de Google Voice, la solution VoIP du géant de la recherche: fortifier un pionnier innovant déjà établi, plutôt que investir soi-même. La VoIP nécessite en effet de payer des frais d’interconnexion très importants aux opérateurs téléphoniques.
Au-delà de ce partenariat, certains parient sur un rachat de Skype par Facebook.
Une note récente de la banque Goldman Sachs attribuait à Skype plus de 500 millions d’utilisateurs, le même nombre que celui de membres de Facebook. En termes de base installée, c’est donc 2 partenaires de taille équivalente qui collaborent. Mais alors que Facebook n’a pas quitté les feux de l’actualité depuis 2 ans, Skype est resté un peu en retrait des soubresauts de la compétition Apple-Google-Facebook-Microsoft. Lorsque la société a fait l’actualité durant l’année écoulée, c’était pour mentionner la volonté d’eBay, propriétaire de Skype, de revendre l’entreprise, reconnaissant ainsi une forme d’échec quant à la possibilité de trouver des synergies avec Ebay.com. Il est aussi de plus en plus question d’une prochaine introduction en bourse du pionnier de la VoiP.
Avec ce partenariat, les utilisateurs de Skype pourront désormais retrouver leur fil d’actualités Facebook dans leur application VoiP favorite, et leur carnet d’amis Facebook devient une extension de l’annuaire Skype pour les numéros fixes et portables. Il est par ailleurs possible à présent de synchroniser son statut skype avec son statut Facebook
Skype est une des applications Internet les plus puissantes d’aujourd’hui. L’avènement de Facebook l’a un peu fait oublier, en donnant un petit coup de vieux à cette application. A tel point qu’il n’est pas sûr que Skype soit inclus dans la mouvance 2.0 dans l’esprit du grand public; l’application date tout de même de la fin des années 90. Ce partenariat devrait corriger le point d’image.
Skype est le seul logiciel de messagerie instantanée/VoIP que j’aie jamais vraiment utilisé pour un usage personnel. Mes essais avec ICQ n’ont jamais été probants (spam; balbutiements des connexions 56k de l’époque…), je n’ai pas de compte MSN, et Google Talk est arrivé après. Récemment, mon usage personnel de Skype a été très parcimonieux. La faute aux box ADSL qui ont généralisé les appels gratuits en France et vers certains pays d’Europe, ainsi que des tarifs réduits d’appel à l’international. Question d’ergonomie aussi. Pour utiliser le téléphone avec la box ADSL, pas besoin d’allumer l’ordinateur. Pour utiliser Skype, il faut, la plupart du temps, allumer l’ordinateur, ce qui prend du temps. Les tentatives de fabricants de téléphones mobiles comme Nokia pour intégrer cette application ont été ralenties par les opérateurs téléphoniques, mais l’arrivée des tablettes Internet va changer cela. Si mon usage personnel de Skype s’est amoindrit, mon usage professionnel lui est repartit à la hausse, dans le sillage de l’utilisation de plus en plus forte de la messagerie instantanée en entreprise.
Application puissante pour le grand public, Skype l’est devenue aussi pour les entreprises de toutes tailles, en offrant une interaction fluide et ludique, avec les collègues, les partenaires et les clients. Une preuve récente de cette puissance est que Skype est cité comme une des applications clés dans la vidéo de présentation de la nouvelle tablette professionnelle HP Slate 500.
HP Slate 500 donne un corps séduisant à l’idée pas nouvelle de Tablet PC
Samedi, octobre 23rd, 2010Cela fait plus de 10 ans que circule l’idée de Tablet PC, en gros un PC-écran débarrassé de sa tour de contrôle beige, devenue noire avec le temps. Il y a quelques années, ce concept de PC-écran traînait encore avec lui un clavier physique, et se déployait sur une surface minimum de 17 pouces. Mais l’iPad est passé par là, et la taille de l’ardoise magique a rapetissé.
Avec la tablette Slate 500, HP est passé du prototype (ou de la série limitée – qui connaît un propriétaire de tablet PC “old school” autour de lui?) à la production de masse. Encore que la masse en question soit limitée, puisque HP a conçu cette tablette essentiellement pour le marché Entreprises. Le constructeur informatique, sans doute sur la suggestion de son partenaire Microsoft, fait la distinction entre “Media Tablet” (plutôt grand public et destiné à un usage loisirs) et “PC Tablet” destiné à un usage professionnel. Ce distingo apparaît quelques jours après que Steve Jobs a désigné le marché Entreprises comme un segment très prometteur pour l’iPad… ça ne vous rappelle rien?
On est plutôt soufflé par la segmentation inédite Media/PC, qui a du fondement quand on la décline en loisirs/professionnel, mais qui montre tout de même que pour certains l’industrie informatique devra encore continuer à tourner autour de 2 lettres, PC
Le HP Slate 500 représente sans doute une des réponses les plus séduisantes de Microsoft pour continuer à dominer le marché Entreprises dans le nouveau paradigme informatique initié par l’iPad. Cette tablette arrive armée, comme d’habitude, de l’argumentaire clé de la firme de Redmond: les applications Office et l’intégration avec l’environnement Windows. Ces applications sont certes aujourd’hui contestées par Google Docs et les applications mobiles, mais elles ont encore une présence dominante dans l’entreprise. HP a intégré d’office – ah ah – des accessoires, comme le stylo électronique, la station d’accueil, et la coque protectrice, qui pour les tablettes concurrentes sont des éléments à acheter en supplément. Bien vu. Pour moi un des usages clés d’une tablette est la reconnaissance d’écriture et la possibilité de pouvoir écrire dessus avec un stylet ou les doigts (ce que permettaient déjà les PDA Palm).
Contrairement à nos confrères de TechCrunch , je ne pense pas que cette nouvelle “ardoise” (c’est la traduction de “Slate”) marque un simple bégaiement attrayant de l’évolution du marché des tablettes.
En termes de taille, l’écran du Slate se situe entre les 7 pouces du Galaxy Tab de Samsung et les 10 pouces de l’iPad, peut-être la taille idéale finalement.
Devinez quoi, j’ai un PC sous Windows 7 au boulot, et je suis bien tenté par lui adjoindre un compagnon en la forme de cette tablette HP…
A travers le Slate 500, le “Windows canal historique” pour ordinateurs de bureaux fait encore de la résistance (financière entre autres) aux systèmes d’exploitation pour tablettes/smartphones, Windows Phone compris, systèmes qui, sous l’influence de Google, sont devenus une commodité distribuée gratuitement aux constructeurs de téléphones. Ah oui, un détail, le prix de la bête est d’environ 799 dollars, sans doute un peu moins en euros. Et ici pas question de subvention opérateurs
Samsung fait sensation avec son Galaxy Tab sous Android
Samedi, septembre 4th, 2010Nous vous parlions récemment des petits camarades qui allaient très bientôt rejoindre l’iPad. Et bien Samsung semble avoir pris un sérieux ticket, avec son Galaxy Tab, le miroir inversé des limites pointées de l’iPad: connexion 3G, Webcam, poids et taille réduits… Regardons-le en action dans cette vidéo du site Techcrunch.com.
Archos a de son côté présenté 5 nouvelles tablettes, toutes dépourvues de la 3G et de l’accès à l’Android Market. Choix audacieux, mais il y a sans doute un pan des utilisateurs qui n’a pas besoin de la connexion 3G. Pensons au marché éducatif par exemple….
Une fin 2010 riche en tablettes?
Jeudi, août 26th, 2010A la lecture des Echos et du Figaro économie ce jeudi 26 août, on en apprend un peu plus sur la fièvre qui s’est emparée des fabricants informatiques concernant le prochain périphérique convergent, né dans le sillage de l’iPad, et qui apparaît généralement sous le nom de “tablette”. Cette fièvre fait suite à celle apparue en 2009 autour des Netbook, relégués du coup au second plan.

Archos 7 Home Tablet
Qu’apprend-on dans les articles mentionnés?
- Apple lancerait d’ici 2011 des mini iPad, moins encombrants que la première génération (mais plus grands qu’un iPhone) et moins coûteux. Si cela se confirmait ce ne serait pas surprenant. L’hétérogénéité de la famille iPod ne lui a pas nui, au contraire; il y en a pour toutes les bourses. Un tel lancement démentirait cependant tous ceux qui avaient osé écrire que la surprise avec l’iPad était son prix incroyablement bas…
- Orange, un des premiers opérateurs mobiles dans le monde serait lui sur le point de lancer une tablette bon marché sous le système d’exploitation Android de Google. Un périphérique successeur de son Tabbee, ce cadre photo numérique évolué/mini média-center, qui ne bénéficie pas de l’offre applicative, ni de la fureur marketing qui entoure l’iPad
- D’autres fabricants comme Samsung, Dell, HP et Archos devraient suivre. Ce dernier ayant déjà sorti des tablettes sous Android et Windows 7, mais sans bénéficier d’une bonne presse. Un système d’exploitation trop lent ou des composants matériels dépassés sont généralement les défauts pointés. Archos est cependant le seul compétiteur d’Apple déjà identifié chez l’analyste GFK, lequel désigne le nouveau périphérique convergent sous le nom de “Web book”… On est curieux de connaître la différence sémantique avec un Netbook
Quelques points saillants sur ce marché des tablettes:
- Il n’est pas récent. Microsoft travaille sur l’idée de “Tablet PC” depuis les années 90… Les premiers prototypes n’avaient certes pas une taille aussi réduite et incluaient des claviers physiques. On peut aussi considérer que Palm, avec ses PDA, était déjà un fabricant de tablette.
- Même si le concept existe depuis longtemps, Apple apparaît comme celui qui a ouvert ce marché avec l’iPad. On est ainsi dans uns situation différente ce qui se passait pour les baladeurs numériques ou le téléphone portable, où Apple est arrivé après et a révolutionné ces produits. C’est donc l’occasion de voir si la concurrence multiforme qui s’annonce est capable de révolutionner une ligne de produit inaugurée par Apple.
- La décision d’Apple de décliner la famille iPad est une façon de reconnaître que la première génération n’est pas à même de répondre au grand spectre de besoins suscités par le nouveau périphérique convergent. Nombreux sont ceux qui ont pointé par exemple l’absence de périphérique de stockage, de caméra, ou le poids de cet engin qui ne permet pas de l’utiliser dans les transports en commun. Le lancement des iPad mini est ainsi une arme pour répondre à la concurrence qui va s’engouffrer dans les limites identifiées des premiers iPad.
- Qu’un opérateur téléphonique, dont ce n’est a priori pas le coeur de métier, puisse se lancer sur ce marché quelques mois à peine après son ouverture par le fabricant informatique qu’est Apple montre l’accélération du temps technologique que nous vivons, ou confirme que le concept de tablette est dans l’air depuis suffisamment longtemps pour que des acteurs non issus du monde informatique puisse se lancer très rapidement.
- Les fabricants qui iront sur ce marché vont affronter une concurrence très hétérogène. Des consoles de jeu portables comme la PSP de Sony ou la DS de Nintendo, qui n’arrêtent pas d’étoffer leurs fonctionnalités, jouent sur le même terrain. Il en est de même pour les cadres photos numériques, qui devraient voir leurs fonctions s’enrichir.
- On est curieux de voir ce que Nokia, qui a surpris en lançant un Netbook début 2010, va faire sur ce marché. Certains (dont nous ne sommes pas forcément) lui conseillent de remplacer son système Symbian par Android, le système d’exploitation gratuit qui monte, et qu’Orange a retenu pour sa tablette. Et que dire de HP qui a racheté Palm, un des premiers fabricants de tablettes, alors connus sous le nom de PDA?
Alors nos écrans de smartphones sont-ils devenus si rapidement trop petits?
iPad premières impressions
Jeudi, août 5th, 2010Ma première rencontre avec l’objet date du mois d’avril, quand une connaissance, collaborateur de l’agence de radio numérique GOOM, en a rapporté un des Etats-Unis. L’iPad m’a tout de suite semblé un bel objet, marque de fabrique d’Apple, cependant trop grand et lourd pour être facilement utilisé en mobilité.

iPad d'Apple
J’ai en revanche été bluffé par la qualité de la vidéo, notamment celle diffusée en html5 sur Youtube, censée être compressé… L’iPad est donc indéniablement un lecteur portable vidéo de qualité supérieure. C’est d’ailleurs un des seuls usages dans lequel on imagine utiliser un iPad en mobilité. J’ai par exemple pour le moment croisé personne dans le métro qui utilisait l’iPad comme un reader (une liseuse). Peur du vol peut-être me direz-vous
Depuis cette première rencontre, j’ai pu utiliser l’iPad chez des amis, et j’ai assisté à une session d’évangélisation faite par Backelite, une des agences spécialisées en éditions d’applications mobiles sur la place de Paris. Marrant comme tout le monde veut lancer son application iPad…
Jusqu’ici, j’ai le sentiment que c’est un objet qui se vendra plus sur des utilisations professionnelles, contrairement à l’iPod et l’iPhone, dont le succès grand public n’est plus à prouver. Je me trompe peut-être, Apple annonce en avoir déjà vendu plus de 3 millions en 3 mois dans le monde.
Un des usages qui m’a paru le plus évident, et qui rattache cet objet à la fois au salon de la maison et à celui où les professionnels se rencontrent, est qu’il est un terminal très pratique pour partager avec les autres des expériences (photos, sites Web, informations), ce que l’écran du smartphone, encore trop petit, ne permet pas forcément. Mais là où d’autres terminaux – meilleur marché -, tels que les cadres photos numériques, pourront le concurrencer dans le salon de la maison, il me semble que le marché entreprise ou éducatif lui offre plus d’opportunités (salons encore une fois, formations, démonstrations, bibliothèques, universités, terminal de productivité professionnel simplifié…)
J’ai la chance de connaître le créateur du site http://applicationsipad.net/, devenu une des références pour les usages de l’iPad; je publierai donc prochainement un entretien avec lui.

Kadjo N'Doua construit une expertise contenus et marketing Internet depuis une dizaine d'années. Il a travaillé entre autres pour Voyages-SNCF, le Parc de la Villette et la SNCF.