Archive for the ‘Internet Mobile’ Category

Google veut nous faire Buzzer (quand la messagerie Internet devient réseau social)

Mardi, février 9th, 2010

Google Buzz, c’est donc le nom de la nouvelle fonctionnalité réseau social du géant de la recherche sur Internet. A lire les premiers articles des journalistes qui ont pu suivre une présentation, on perçoit la très grande ambition que l’entreprise a placé dans le développement de ce nouveau produit.

Google Buzz

Google Buzz

Intégration à Gmail (la messagerie Internet maison), intégration aux applications mobile dont Maps (cartes) avec géolocalisation automatique des statuts, émission des statuts et des tweets par reconnaissance vocale…  Même sans l’avoir testé, on imagine aisément ce qu’on pourrait faire de Google Buzz, à l’inverse d’un Google Wave par exemple, qui même pris en main, a pu laisser dubitatif.

C’est bon signe. Google vient donc ainsi de remplacer Orkut, qui faisait figure de réseau social maison officiel jusque là, et qui était un échec en Europe et aux Etats-Unis. Dans le post intitulé le réseau social selon Google, j’avançais l’hypothèse que Google pouvait se servir du moteur de recherche, une des pages les plus visitées au monde, comme base d’un réseau social.
L’entreprise a apparemment choisi pour le moment de passer par Gmail et ses 175 millions de visiteurs uniques mensuels, ainsi que ses millions de comptes utilisateurs, déjà habitués à la messagerie instantanée et à la visiophonie (Fonctionnalité dont Facebook ne dispose pas pour le moment). Mais si le réseau social a pu être intégrée à Gmail ou à la version mobile de Maps, on voit mal pourquoi il ne pourrait pas être intégré au moteur de recherche lui-même.

La question est, cette nouvelle tentative détournera-t-elle de nombreux utilisateurs de Facebook (400 millions de membres fin janvier 2010)?
Si on considère que 1 des 3 lieux de passage quotidiens d’un internaute aujourd’hui (avec le réseau social et un moteur de recherche) est la messagerie  personnelle, il est clair que Google dispose des applications et des solutions de scénarisation pour retenir l’internaute dans son réseau. Maintenant, on peut faire le pari que peu de personnes se déconnecteront de Facebook pour maintenir un compte uniquement sur Google Buzz. C’est donc un partage plus équitable du marché des réseaux sociaux que cette application vise, en faisant migrer les comptes utilisateurs maison vers une expérience plus sociale à l’intérieur de l’écosystème Google.

Il se murmure que Facebook de son côté serait sur le point de doper son offre de messagerie Internet… Yahoo quant à lui a intégré depuis le début de l’année des fonctionnalités sociales à sa messagerie… En ce début 2010 le réseau social a donc avalé la messagerie personnelle.

Spotify, le service de référence pour le streaming musique sur mobile pour combien de temps?

Dimanche, février 7th, 2010

Parmi les attentes suscitées par le buzz précédant l’annonce de l’iPad, il y avait l’éventualité qu’Apple, après son rachat de la startup Lala, spécialisée en streaming musique, dévoile une nouvelle version d’iTunes permettant notamment d’écouter une bibliothèque musicale entière en mobilité. Aujourd’hui iTunes est essentiellement tourné vers le téléchargement payant à l’acte. Mais il semble que l’annonce de cette nouvelle mue soit réservée pour plus tard, peut-être à l’occasion d’une prochaine version de l’iPhone.

Spotify

Spotify

Il y a 2 ans, nous découvrions la possibilité de nous constittuer des playlists en streaming sur le Net, avec Deezer et Jiwa. Aujourd’hui, la même expérience s’est déplacée sur le mobile. Pour 10 euros par mois, Spotify permet d’écouter en streaming illimité sur mobile toutes les musiques que l’on souhaite, avec une expérience très fluide qui n’est pas sans rappeler celle d’iTunes sur certains points. Spotify a été suivi il y a quelques mois par Deezer avec une offre mobile Premium.
Une utilisation gratuite de Spotify est possible sur ordinateur, mais avec un flux musical qui peut être entrecoupé par de la publicité. Il faut bien vivre.

L’astuce technologique utilisée par Spotify est la possibilité de garder dans la mémoire cache du téléphone mobile ou du navigateur Spotify sur ordinateur les chansons écoutées, ce qui permet de les réécouter plus tard sans avoir besoin d’une connexion 3G ou WiFi. De la vraie musique en mobilité, sans besoin de stocker des gigaoctects de données.

Spotify libère ainsi l’écoute impulsionnelle de la musique. Tous ces airs musicaux qui nous passent par la tête dans une journée peuvent maintenant être instantanément joués, où nous voulons, quand nous voulons. Cela donne des usages intéressants. Par exemple vous voulez zapper un morceau ringard dans une soirée, hop vous branchez votre casque, et vous voilà en train d’écouter le morceau qui vous passe par la tête à ce moment-là. Plus loin, la soirée devient carrément ennuyeuse, vous connectez votre téléphone portable à la chaîne Hifi, et vous voilà en train de prendre en main la programmation (pour ce dernier usage, il faudra quand même que la sortie audio des smartphones gagne en puissance). Dommage que l’application pour mobile ne permette pas encore de publier sur les réseaux sociaux le titre d’une chanson, contrairement à la version de Spotify sur ordinateur.

Spotify apparaît aujourd’hui comme la référence pour le streaming musique mobile, et est entrée malgré elle  sur le territoire d’iTunes. La jeune société fait ainsi partie des nombreux acteurs qui retiennent leur souffle depuis le lancement de l’iPad et la position renforcée d’Apple en tant que société intégrée de loisirs numérique (matériels, logiciels/plateforme, prescription du modèle économique de diffusion des contenus).

Consciente du tsunami marketing qu’elle va devoir affronter, la jeune société a commencé à  diffuser ses premières publicités à la télé fin 2009, sortant du seule registre de la propagation virale de son application. Spotify vient par ailleurs d’ouvrir son service à tous les utilisateurs français qui le souhaitent. Il fallait auparavant être invité par un ami pour accéder au service. Souhaitons bonne chance à cette startup ingénueuse.

11 questions techno pour 2010

Dimanche, janvier 17th, 2010

Un bon marronnier de début d’année: la liste des questions qui définiront les contours de l’actualité techno.

  1. La tablette tactile d’Apple va-t-elle emporter nos dernières résistances?
    2010 sera-t-elle l’année des tablettes et du multi-touch? (Apple, Archos, E-books, Orange, Windows 7 à vos marques!) ou le clavier a-t-il des beaux jours devant lui (Nokia, BlackBerry, HTC)?
  2. Le téléphone mobile sera-t-il le support de choix pour écouter la musique “où tu veux, quand tu veux”? (moyennant un forfait data illimité :-( ) ?
  3. 2010 verra-t-elle l’essor du livre numérique (E-books) ?
  4. Nokia, premier fabricant au monde de téléphones mobiles, parviendra-t-il à limiter la hype et le buzz suscités par les plateformes mobiles iPhone et Android?
  5. Chrome OS va-t-il bouleverser le paysage des Netbook, et celui de l’informatique en général?
  6. Tout un chacun aura-t-il sa radio Internet (comme aujourd’hui tout le monde a son blog) et la radio numérique terrestre sera-t-elle bien lancée fin 2010?
  7. Le streaming aura-t-il tué le bon vieux téléchargement?
  8. Bing parviendra-t-il a éroder la part de marché de Google?
  9. Facebook parviendra-t-il à sortir de la sphère privée pour rejoindre Twitter sur la place publique?
  10. Free lancera-t-il son offre fibre optique-pour-les-anciens-abonnés avant son offre 3G?
  11. Serons-nous tous dans les nuages (in the cloud)?

Test express du Nokia N97 (version maxi)

Mercredi, novembre 25th, 2009

Eh oui, je le voulais. Je l’ai eu. Tous ces bloggueurs qui se sont échinés à tester la bête n’ont pas travaillé pour rien. Le Nokia N97 est à présent mon compagnon de mobilité. Voici un test express, avant une version plus longue dans quelques jours.

Nokia N97

Nokia N97

Cet été, après avoir parcouru plusieurs blogs, j’avais noté les éléments saillants suivants:

Côté plus:

  • Photo et vidéo bluffantes:
    J’ai encore besoin d’un peu de temps pour tester la photo et la vidéo. Mais la photo est de meilleure facture que sur mon ancien TyTn II.
  • Ecran très confortable:
    Aucun doute, on retrouve l’élégance des derniers appareils Psion, avant que la gamme ne soit arrêtée. L’écran est plus long que celui d’un iPhone, mais moins large. En mode Paysage, il est top.
  • Audio et gestion MP3 de bonne facture:
    Très bonne note comparativement à mon TyTn. Prise audio jack incluse. Le N97 est un vrai baladeur (qui inclut aussi la réception FM)
  • Navigation Web fluide: Le plaisir de la navigation sur ce smartphone rapelle les sommets délivrés par le haut de gamme Psion
  • Connectique complète (sortie TV notamment).
    Pas encore pu tester la sortie TV.

Côté Moins

  • L’affichage des menus à l’écran serait problématique:
    Il est vrai que si on vient de Windows Mobile, il faut quelques jours pour se retrouver dans le menu Symbian
  • La touche espace du clavier physique est très petite et située à un emplacement inhabituel:
    Ce qui est gênant de mon point de vue, ce n’est pas tellement l’emplacement de la touche Espace, mais l’exil de la touche Shift à l’extrémité droite du clavier. Utiliser ce bouton relève de l’accrobatie qaund on est droitier. Nokia a d’aiileurs corrigé ce défaut sur la version redux du N97 qui vient de sortir, dénommée N97 Mini 
  • Le basculement en mode paysage n’est pas fluide (il faut forcément ouvrir le clavier pour l’obtenir) :  
    Ben ça n’est pas gênant pour moi à ce stade. Mais il faut espérer que les mises à jour du Firmware pourront corriger ce point.
  • Le stylet est un peu gros et n’a pas d’encoche dédiée sur le téléphone lui-même:
    Ayant pris un pack Orange, j’ai découvert qu’un certain nombre d’accessoires fournis par Nokia étaient absents du coffret (autant vous dire grosse déception à l’égard de mon opérateur mobile)
  • Un dernier défaut qu’Eric Dupin relevait dans son test très complet, paru en juillet dernier, était le fonctionnement plutôt problématique de la boutique en ligne OVI. Et bien ces défauts de jeunesse ont disparu en novembre. Eric D., on t’a entendu. J’ai pu me créer un compte sans aucun problème et télécharger des applications gratuites en quelques minutes.

En conclusion
Le N97 est le digne successeur de l’élégance et de l’approche Pro de la gamme Psion – disparue - mais avec le multimédia d’aujourd’hui. Donc un excellent choix pour ceux qui aiment les smartphone avec clavier physique coulissant. Ne pas le confondre avec le N97 Mini (moins encombrant, mais avec avec un écran moins majestueux), pour les petits doigts ou ceux qui aiment le redux.
Bon, il était pas si express que ça ce test finalement…

Pourquoi le système d’exploitation de Google ne sera pas forcément un bide comme le dit Slate.com

Mardi, août 4th, 2009

Le 7 juillet dernier Google a officiellement confirmé ce que le lancement du navigateur Chrome laissait percevoir: la préparation d’un système d’exploitation maison par la plateforme de référence pour la recherche sur Internet.

De nombreux commentateurs, y compris votre serviteur, avaient alors décrit Chrome comme l’embryon de l’OS Google, et l’entreprise elle-même précisait dans son communiqué, à travers un savoureux jeu de mots lancé à Microsoft, que Chrome était “The window to the Web”, la fenêtre sur l’Internet… suivez mon regard :)

A la suite de cette annonce, le site Slate – que j’apprécie beaucoup par ailleurs -, par la plume d’un de ses chroniqueurs, a quasiment enterré le futur OS par un article repris sur la version française du site, Slate.fr: “L’OS de Google sera un bide“. Voir la version anglaise.
Bien sûr cela fait partie de la stratégie éditoriale de Slate que de publier des grands papiers polémiques destinés à susciter des commentaires de scribes comme moi :) , mais cet article est sérieux et il mérite d’être nuancé. Techcrunch, par exemple, considère que l’annonce de Google a fait l’effet d’une “bombe nucléaire“. A relativiser, car la bombe était plutôt l’annonce du navigateur Chrome l’année dernière. L’officialisation  de Chrome OS serait plutôt une “bombinette”. Jean-Louis Gassée, du blog Mondaynote, un des observateurs les plus avertis du marché des systèmes d’exploitation, offre un commentaire assez partagé, entre doutes (sur l’aspect uniquement tactique de cette annonce) et intuition que Google est en train de se transformer en Microsoft 2.0. Le blog Mondaynote offre d’ailleurs un ensemble d’articles très instructifs sur la bataille du Cloud computing.

Face aux 5 raisons listées par Farhad Manjoo pour ne pas croire dans le futur système d’exploitation de Google, on peut opposer au moins 5 arguments contraires:

  1. Contrairement à Linux, qui échoue à être un système d’exploitation grand public, parce qu’il n’y a pas unité de vision et de stratégie commerciale à travers les multiples sociétés qui en développent une version, le futur système d’exploitation Google, basé sur Linux,  sera édité par une des plus grandes sociétés informatiques au monde, disposant de budgets R&D  et marketing plus que significatifs.
  2. En lançant Chrome, le navigateur nouvelle génération, Google signifiait une vision stratégique selon laquelle les positions du marché informatiques ne pouvaient pas être changées tant que des compétiteurs ne seraient pas en mesure de proposer un système d’exploitation – à la fois crédible et populaire – alternatif à Windows. Google a commencé à déployer cette stratégie sur le mobile, un marché plus ouvert que celui du Desktop, mais avec en ligne de mire de passer sur le marché de l’ordinateur de bureau à un moment donné.
  3. L’expérience du mobile, qui a vu des opérateurs comme Orange ou SFR, des fabricants comme Samsung ou HTC, intégrer l’OS Android de Google, se reproduira sur plateforme Netbook. Google, outre l’arme du budget et du savoir-faire marketing, bénéficiera donc du facteur clé de succès qui est l’écosystème matériel et logiciel entourant le futur système d’exploitation, en un mot le nombre de grands noms de l’informatique qui adopteront rapidement et massivement ce système d’exploitation.
  4. On peut donc faire le pari que, parce qu’il s’agit justement de Google, une des plus grandes sociétés actuelles d’informatique grand public – parmi les rares capables de rivaliser avec Microsoft -, des acteurs comme Acer, HP ou Sony n’hésiteront pas à proposer au grand public des ordinateurs intégrant l’OS Google.
  5. Contrairement à ce qui est avancé dans l’article de Slate, Linux existe maintenant depuis plus de 20 ans et est devenu un système d’exploitation plus que mature, conçu pour l’Internet et qui bénéficie d’applications de bureautiques robustes, compatibles avec Windows, comme la suite Open Office. Google avec son système aura sans doute pour objectif d’améliorer l’expérience utilisateur Linux.
  6. Finalement une 6ème raison: et si l’informatique de demain était encore plus micro que micro: Netbooks, smartphones, montres-ordinateurs… un système conçu dès le départ pour ces plateformes ne serait pas idiot.

Revue de presse Web et tests Nokia N97

Dimanche, juillet 19th, 2009

Je vous avais promis de mener ma petite enquête Web sur le Nokia N97. Après lecture de plusieurs tests,  le N97 est décrit comme un smartphone puissant (alerte, rapide), aux qualités multimédia impressionnantes, mais qui souffre cependant d’une ergonomie discutable.

Synthèse des reproches:

  • L’affichage des menus à l’écran serait problématique
  • La touche espace du clavier physique est très petite et située à un emplacement inhabituel
  • Le basculement en mode paysage n’est pas fluide (il faut forcément ouvrir le clavier pour l’obtenir)
  • Le stylet est un peu gros et n’a pas d’encoche dédiée sur le téléphone lui-même 

Du coup un mot revient en choeur, c’est “firmware”; c’est-à-dire la prochaine version du système d’exploitation du Nokia N97. Les fabricants de téléphones mobile, un peu d’ailleurs comme les éditeurs de systèmes d’exploitation (Microsoft, Apple, Linux), ont la possibilité de rattrapper les erreurs de jeunesses de leurs appareils, en corrigeant certains aspects de l’expérience utilisateur. Apple, avec la version 3.0 de l’OS iPhone, a récemment illustré cette pratique.
Gageons que Nokia saura corriger certains points comme l’affichage des menus.

Côté plus, les testeurs mentionnent:

  • Photo et vidéo bluffantes
  • Ecran très confortable
  • Audio et gestion MP3 de bonne facture
  • Navigation Web fluide
  • Connectique complète (sortie TV notamment)

On peut remercier tous les sites indépendants qui se font une spécialité de tester pour nous les nouveaux téléphones mobiles, et qui nous permettent par leurs tests de faire un choix moins incertain. Citons-en quelques uns.

  • L’article le plus complet est sur Mobinaute.com, enrichi d’une vidéo
  • Le tout premier test, riche en enseignement lui aussi, était paru sur GPSandCo
  • Boygeniusreport propose un test sans concession et argumenté

Du côté des acteurs “institutionnels”, ZDNET.fr donne un verdict instructif, mais pointe malheureusement vers une page de test CNET qui n’est pas accessible depuis un mois.

Reste la question: craquer ou ne pas craquer. Attendre ou pas le prochain firmware? Procastiner n’est pas jouer.

Mon prochain téléphone? (Nokia N97)

Dimanche, juillet 12th, 2009

 Je suis très tenté par l’achat du nouveau Nokia N97, un peu comme un  pied de nez au succès quasi moutonnesque de l’iPhone. Et Voici pourquoi.

Outre une intégration native de Skype, annoncée il y a déjà plusieurs mois et qui avait déclenché le courroux des opérateurs mobiles (tiens on ne parle plus de l’intégration de Skype sur ce téléphone, étrange non), le N97 me semble porteur des qualités multimédia qui manquent aux modèles HTC (je possède le modèle TyTn II de ce fabricant), qualités multimédia qui font le succès de l’iPhone.

Nokia N97

Nokia N97

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je possède actuellement un HTC Kayser, connu aussi sous le nom de TyTn II. Ce téléphone est quasi-parfait, mais a au moins 3 défauts rhédibitoires:

  • Appareil photo de mauvaise qualité
  • Son décevant/absence d’une entrée casque audio standard (jack)
  • Connexion WIFI très compliquée à activer

Malgré tout, le HTC Kayser offre:

  • une expérience de navigation Internet au-dessus de la moyenne, grâce à Opera Mini, au clavier et à l’écran tactile
  • Une excellente intégration avec Windows Office Mobile, dont Outlook
  • Des killer apps comme le scan de cartes de visites
  • Une très bonne ergonomie générale

Le N97 corrige-t-il les défauts de la plupart des téléphones HTC (en gros un multimédia en retard sur Apple et l’iphone) sans perdre leurs qualités (une excellente intégration avec Windows)? C’est l’objet de l’enquête Web que je vais mener dans les prochains jours.

Oublier Facebook?

Dimanche, juin 14th, 2009

Le Journal du Net, une des références du journalisme techno en France, proposait le mois dernier un excellent article sur “Ces réseaux sociaux qui résistent à Facebook“. Dans l’euphorie ambiante autour de ce réseau, on a effectivement tendance à oublier que d’autres plateformes lancées avant Facebook tirent encore leur épingle du jeu. De quoi conforter la volonté d’Orange de lancer son propre réseau social.

Parmi les réseaux cités, il y a notamment Orkut, la plateforme de Google qui marche très bien en Amérique latine, mentionnée dernièrement dans un article sur ce blog même et cité dans la vidéo de présentation de Google Wave. Il semble acquis que la marque Orkut ne disparaîtra pas en Amérique Latine.

Dans cette liste de réseaux, on trouve le chinois Xiaonei.com, qui fait 17 millions de visiteurs uniques, là où Facebook n’en fait que 1 million en Chine, Wer Kennt wen en Allemagne – sans oublier le réseau mobile aka-aki – (7 millions de VU/vs 5 millions pour Facebook) , Hyves aux Pays-bas (5 millions/vs 1 million).

Le JDN en profite au passage pour parler du réseau du Benchmark Group, sa maison mère: Copains d’avant.

Toutes ces plateformes sont des champions nationaux remarquables, dont le succès repose sur la valeur de l’expérience utilisateur proposée, l’antériorité de lancement, et le support linguistique adapté. Mais le point fort de Facebook est sa dimension globale, qui lui confère une dynamique de croissance bien plus puissante. Cette dimension globale sur laquelle peuvent s’appuyer des acteurs comme Orange ou Apple (bientôt?) pour lui faire concurrence.

Enfin, en faisant traduire son interface par ses propres membres, sur la base du volontariat, Facebook a trouvé le moyen de répondre au défi du particularisme linguistique.

Au fait merci au musée d’Orsay pour le titre de cet article, il faut que je me dépêche d’aller voir l’expo “Oublier Rodin”.

Amazon transforme l’iPhone en lecteur de livre numérique (aux Etats-Unis)

Dimanche, mars 8th, 2009

Depuis 2000 et la bulle Internet, plusieurs sociétés se sont lancées sur le marché du livre numérique en créant des appareils dédiés, les fameux e-books. La plupart de ces appareils ont échoué. Un des marronniers marketing de cette aventure technologique contratriée est le lancement lors des salons du livre successifs de nouveaux ebooks: Cybook, Cytale, E-reader de Sony (l’année dernière)… Jacques Attali, une de nos gloires nationales, aujourd’hui partie prenante dans l’aventure slate.fr, s’était associé au lancement d’un modèle de e-book. Là ausssi sans succès.

Les premiers lecteurs de livre numérique ont échoué pour au moins 2 raisons. La première est notre attachement irréductible au livre papier, support avec lequel une relation d’intimité peut se construire, et média qui offre des possibilité en termes de représentation sociale qu’un appareil numérique aussi pauvre fonctionnellement que les premiers e-book ne pouvaient pas égaler. La deuxième raison est  la multiplication des écrans concurrents (Lecteur MP3/vidéo, Lecteur DVD portable, Consoles de jeux portable), dont le téléphone portable, une sorte de doudou numérique qui nous accompagne partout, et qui, lui, est connoté affectivement.

Les smartphones, sous Symbian, Windows Mobile, Linux ou Apple, sont les lecteurs numériques d’aujourd’hui. Avec un marché réeel. L’iPhone compte par exemple 12 millions d’utilisateurs dans le monde. Bien, bien plus que le Kindle physique d’Amazon.

Amazon a lancé une première version de son Kindle en novembre 2007. Et il l’a récemment renouvelée. L’offre originale d’Amazon comprend pour sa partie matérielle un lecteur physique de la taille d’un livre de poche et, pour sa partie logicielle la possibilité de télécharger des livres dans l’immense catalogue de livres numérisés d’Amazon, ainsi que des abonnements à des journaux américains de premier plan (New York Times notamment). On peut aussi lire le premier chapitre de nouveaux livres!
En s’associant à l’iPhone, Amazon lance une version exclusivement logicielle de son offre.

Lire l’article du blog technologique Techcrunch

Amazon a choisi l’Apple et l’iPhone pour une raison bien précise. Apple est un des rares acteurs technologiques du marché des loisirs numériques à avoir trouvé une stratégie gagnante pour monétiser des contenus dématérialisés. En effet, Après avoir dynamité le marché de la musique en ligne en changeant les règles du jeu à son compte, Apple s’est attaqué au marché des smartphones (téléphones intelligents) avec un très grand succès, l’iPhone étant en passe de devenir un tube du niveau de l’iPod.
A chaque fois, Apple a construit son succès autour d’une offre close (pas de possibilité pour l’utilisateur de modifier les paramètres techniques) et de sa boutique en ligne, l’Apple Store, qui allie à la fois expérience utilisateur de pointe et obsession du tiroir-caisse. A titre d’exemple, lorsque vous tentez de vous abonner à une offre gratuite Apple (MobileMe au hasard), soyez sûr que la boutique vous a à l’oeil et que votre numéro de carte-bleu sera demandé pour pouvoir accéder à l’offre gratuite… Sur un autre plan, il est aujourd’hui impossibe pour un éditeur tiers d’application d’être présent sur l’iPhone sans être référencé sur la boutique Apple.

J’avais été surpris quand j’ai appris l’été dernier qu’Amazon s’était lancé dans le matériel High Tech (Hardware) en sortant des e-books sous sa marque. Jusque là, Amazon avait acquis sa légitimité sur une maîtrise inégalée du l’expérience utilisateur Internet et de la logistique e-commerce.
L’annonce de son partenariat avec Apple, un autre géant de l’expérience utilisateur Internet depuis l’invention de iTunes, confirme que la stratégie Kindle d’Amazon est aussi bien logicielle (ventes de licences, partenariat) que matérielle (vente d’appareils dédiés en propre). Cette stratégie a d’ailleurs de fortes chances de devenir plus logicielle que matérielle, vu le potentiel des partenariats commerciaux et la multiplication des canaux de distribution de la technologie Kindle, en regard de l’emmerdement que représente la fabrication et la gestion de stocks de matériels. Mais peut-être qu’en 2020 nous aurons tous des livres numériques et que le lecteur associé sera devenu une commodité, comme les lecteurs MP3 aujourd’hui… en 2020.

Avec ce partenariat, Amazon renforce sa position de société incontournable sur le marché du livre numérique. Il se donne encore plus les chances de devenir le standard logiciel sur ce secteur, au moins pour le canal mobile. Après l’iPhone, Amazon réussira-t-il  à convaincre Sony, qui vient de lancer son E-reader, de faire une place au logiciel Kindle sur sa console de jeu portable, PSP? :) On peut en douter.

Le peu d’ouverture de la plateforme iPhone et le fonctionnement de ce téléphone comme une sorte de boîte noire qui se paramètre toute seule via le réseau mobile, avec impossibilité pour l’utilisateur de modifier la configuration, m’ont jusqu’ici détourné de l’acheter. Mais des applications comme Facebook ou Kindle pour iPhone sont en train de fluidifier mes objections…

Opera Mini!, what else?

Mardi, février 17th, 2009

Opera Mini est le meilleur navigateur Internet sur plateforme Windows Mobile.

J’ai découvert ce navigateur il y a plus de 4 ans, quand j’utilisais un ’smart PDA’ sous Psion brandé Ericsson, associé au T39 du même fabricant, un des téléphones les plus extraordinaires qui aient jamais été imaginés. Ce PDA Ericsson répondait au nom de code de “Mobile Companion”.

Opera Mini offrait déjà à l’époque tout ce qui fait le plaisir d’un mobinaute qui ne bénéficie pas d’une offre de connexion illimitée.

- possibilité de désactiver l’affichage des images
- navigation adaptée à l’interface du périphérique mobile (avec plusieurs niveaux de vues)
- décompte temps réel du nombre de kilo-octets consommés

Aujourd’hui Opera Mini intègre aussi la lecture des flux RSS, ce qui permet lire des contenus sur des thèmes très précis et de se constituer son journal dans le journal. J’ai ainsi pris l’habitude de lire régulièrement les pages politiques du journal anglais The Guardian sur mon mobile, grâce à cette fonctionnalité (cela nous amènera à une prochaine chronique sur les modèles économiques de la presse en ligne).
Cet usage de lecture de news sur mobile se révélait exhorbitant en termes de coût lorsque j’utilisais Internet Explorer (aucun affichage des kilo-octets consommés, lenteur), ni même Opera Mobile, le grand frère d’Opera Mini, qui se veut le concurrent direct de IE, mais qui pour le coup présente la même lenteur d’exécution que Internet Explorer.

Rapidité, sens de l’expérience utilisateur, innovation, adaptation aux usages émergents de l’Internet, respect des standards Web… que demander d’autre quand on est mobinaute?

Opera Mini intègre une fonctionnalité pour le recommander à votre réseau d’amis. Et bien je vous recommande très fortement ce navigateur!